Lumière! criait la foule


Ce matin en me levant, je me précipite vers la radio.

Je veux entendre ce récit surréaliste: Paris privé de courant électrique.

Des scènes apocalyptiques. Au moins capables de faire valser un Président.

Plus d’ascenseurs, plus de métro, plus de feux tricolores, plus de climatisation dans les tours de la Défense, plus d’escalators, plus de surpresseurs d’eau dans les immeubles, plus d’ordinateurs, plus de cotations au CAC40, plus de caisses enregistreuses, plus de portiers électriques, plus de télévision, plus de cafetières, …juste un peu d’eau chaude pour se laver et partir à pinces au boulot sans être rasé.

Mais non, ce matin, Radio Paris ne crachotait pas depuis un émetteur provisoire installé à la hâte sur le mont Valérien; les commentateurs ne parlaient pas de la panne gigantesque de courant dans Paris cette nuit.

C’était un rêve.

Alors en mangeant mes tartines, j’ai essayé de dribbler entre les pages du quotidien pour éviter ce pensum: le Mundial et ses torrents de fric boueux.

L’actualité n’est pas simple. Il faut au moins une capacité en actu pour en tirer les fils.

Un martien qui débarquerait sur la planète n’y retrouverait pas son latin.

Alors comme ça, dix ans après la venue des Américains, l’Irak replonge.

Saddam, hirsute, pourrait se retourner dans sa tanière, le cœur gai.

Il faut aller vite car j’ai déjà bien entamé mon petit-déj.

Voici de vieilles affaires qui remontent doucement à la surface de nos marécages; Karachi et les finances de campagnes présidentielles.

On a la politique qu’on mérite à force de déléguer nos affaires à des aigrefins.

L’autre événement surréaliste, c’est celui des chemins de fer.

Les cheminots s’accrochent becs et ongles à une vision politique ancienne, celui de la propriété collective des biens de production.

Très bien!

Mais ils n’ont pas compris que l’Europe n’entend rien à ce genre de concept marxiste; ce que veut l’Europe de Bruxelles, c’est réduire à néant les dernières féodalités que sont les entreprises publiques à la Française, les travailleurs à statut et leur perfide capacité de nuisance à la réussite du projet libéral de la terre entière.

Il y avait une infirmière en larme qu’un procureur tentait d’intimider à Mulhouse. Motif, elle n’avait pas payé sa cotisation de 15 euros à l’ordre des infirmiers.

Cet ordre pétainiste a t-il sa raison d’être dans une profession tellement pressurée qu’elle peine à recruter des femmes capables d’aller à l’hosto à 5 heures du mat tous les jours pour 1500 euros?

On attend Marisol …

Alors il parait que l’Ecotaxe, cette écologie punitive selon Ségolène, reviendrait sur la pointe des pieds?

Les Bretons exclus pour ne pas déplaire.

Quelle République!

J’en ai assez lu.

D’ailleurs ma tartine est terminée.

Alors je vais vaquer à mes affaires dans la douce lumière du soleil levant.

 

 

 

 

Une réflexion sur « Lumière! criait la foule »

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