Tour de chauffe


Blauen

C’était juste un tour de chauffe.

Il ne fallait pas tarder en chemin sous peine de se transformer en glaçon.

Le long du grand canal, peu de promeneurs pour admirer les canards.

Je croise juste un enragé du vélo qui rentre au plus vite vent dans le dos.

Peu d’admirateurs pour les oiseaux

Le gel a cette particularité de durcir les sols meubles.

Les chemins boueux redeviennent donc praticables à la condition de bien suivre les ornières laissées par les engins forestiers.

Je pars me réfugier en forêt en fuyant cet épouvantable vent de nord-est qui déferle sur l’Alsace.

Dès que la première sente se présente, je la prends.

Quand les grandes plaques de verglas sont en vue, je sors de l’ornière.

A vrai dire, si j’en sors, le vélo poursuit son chemin dans le sillon.

Patatras!

Je tombe d’abord sur l’épaule puis je fais un roulé-boulé de judoka sur mon sac à dos.

Vu de loin, je dois ressembler à un culbuto planté dans la vase les quatre pattes en l’air.

Je me relève…un peu gras, et je reprends mon chemin.

 

Défense de rire!

Je me relève…un peu gras, et je reprends mon chemin.

 

L’étang du golf est partiellement gelé

Dans la branche vent arrière du retour, j’ai le temps d’admirer le Blauen tout de blanc vêtu.

Le Forêt Noire en blanc

Je rentre à temps, ma roue se dégonfle.

trace GPS

 

 

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