Maso du vélo, on l’est tous plus ou moins.
Voyant le terme de la balade se rapprocher, je décidais d’étendre le parcours dans des circonvolutions incertaines autour du point d’arrivée.
Maso du vélo?
Oui, à n’en pas douter.
Surtout que la température commençait à s’abaisser. Le jour aussi.
J’en connais qui ne rentre pas sur un kilomètre entamé (j’ai des noms); cela signifie qu’ils continuent à mouliner jusqu’à obtenir un compte rond au compteur…sans parler de ceux qui portent le vélo lorsqu’ils sont à pied pour éviter que le compteur tourne. Des radins du compteur, quoi!
Maso du vélo?
Assurément!
La balade du jour était fraîche, je n’avais mis que trois couches et les vents coulis s’engouffraient par mes poignets.
Ah! les redoutables vents coulis qui vous remontent le long des bras…
Puis le nez qui goutte inlassablement comme un robinet mal fermé!…
Maso du vélo?
Sans doute possible.
Finalement, elle m’emmerde cette balade, vous dis-i-je!
