Mulhouse-Wattwiller à VTT


Le hasard de mes rencontres à VTT conduit parfois à croiser d’étranges créatures

C’est pas d’la soupe, c’est du rata

L’expression est passée de mode.

Pourtant elle convient à ma sortie de ce matin car j’ai craint un temps de rentrer bredouille avec une maigre pitance comme celle de ces poilus de 14 à qui l’on servait un infâme brouet.

Ma hantise effectivement, c’est de revenir sans matière à raconter, à décortiquer, sans images à commenter.

Le vélo, rien que pour le vélo, ce n’est plus mon truc; j’ai besoin après l’expression physique de faire un come-back mental, de revisiter mon voyage, si court fût-il, afin d’approfondir mon itinéraire, ces sentes abandonnées par les transhumances modernes, de me raccrocher à l’histoire des lieux, des toponymes.

Ce matin, je pars à Wattwiller voir un ami au Camping des Sources.

Rien de commun avec une balade routière: j’évite les routes, par principe.

Pour agrémenter la balade, je tente un tout droit avec une trace GPS qui me fait passer par Wittenheim, puis je longe la 4 voies D430 jusqu’à aboutir dans un sentier perdu et herbeux.

J’en ressors un peu meurtri.

A Rosalmend, revoici la civilisation.

Je quitte Staff par la rue de Cernay et j’aboutis dans les champs pour atteindre un passage inférieur sous la 4 voies D83.

Je passe sous la 4 voies Belfort-Colmar

Wattwiller est face à moi.

Wattwiller est face à moi.
Douche gratuite sous cet arroseur

Pour compliquer la chose, j’entreprends de grimper jusqu’au camping par un chemin face à l’usine d’embouteillage.

Je contourne Wattwiller par les vignes

C’est pentu à partir du Birkenweg

Le Blockhaus Bollwiller Klotz de mai 1916 est face au camping au bord de la route

Le camping des Sources est immense; remplis de touristes, il n’y a plus de places libres.

Camping des Sources à Wattwiller. Isolé dans la forêt, difficile pour une famille de visiter les alentours sans voitures…

Le village de bungalows est un peu tristounet mais l’on entend les enfants s’égayer à la piscine.

Quand vient l’heure de partir, j’évite la route trop facile à mon goût, et je m’enfonce dans une sente à droite qui aboutit…nulle part.

S’ensuit un interminable gymkana entre les ronciers et les arbres morts pour trouver la sortie.

20 minutes perdues.

Mais je tombe sur un abri de guerre oublié, très peu visité semble t-il, puisque le chemin indiqué sur ma trace a disparu dans la végétation.

S’ensuit un interminable gymkana entre les ronciers et les arbres morts pour trouver la sortie. L’abri est au drapeau bleu 168.La sente pointillée ressemble à un fossé.
Je tombe sur un abri de guerre oublié
De la tôle galvanisée parfaitement conservée

Dans la minuscule sente abandonnée qui me mène à Wattwiller, un chalet à l’agonie, un arbre l’a défiguré…

Chalet écrasé par la chute d’un arbre

Quand je quitte Wattwiller après cet excès de zèle, la pluie s’installe durablement.

Je dévale la pente et j’atteins rapidement Staffelfelden.

L’Opéra House, sorte de ranch à l’allure cow-boys, apparait plutôt insolite au bout de la rue de Cernay

 

L’Opera House Staffelfelden

voir la trace GPS

50 km/400m

Pour se documenter sur la bataille du Vieil Armand (HWK) on peut se référer à cet excellent site…et aussi ici

 

 

 

 

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