Les Alpes à vélo, l’autre façon


Les Alpes à vélo, l’autre façon

Un peu de géo.

J’apprends en pédalant.

Certes les habitués des cimes alpestres pourront rire de me voir réviser l’abécédaire des cols alpins.

Des cols?

Oui, des cols à foison.

Je ne sais pas combien ils sont les cols alpins; assez, sûrement, pour que je disparaisse avant de les avoir tous gravis.

Je reviens donc de l’Argentera ce massif italien qui jouxte le Mercantour français.

Pierre m’a refilé sa carte en double en partant et je n’ai pas résisté.

Valle Stura, Vinadio, Argentera n°112 de l’Istituto Geografico Centrale.

Chiesa, forte, rifugia, bivacco…et colle; tout y est pour qu’un cycliste accompagné de son vélo y soit heureux.

Mais avant cela, d’abord trois jours dans le Mercantour, bien dosés, pour prendre la mesure des défis qui nous attendent.

St Étienne, le blason

En-dessous de 1000 mètres point de salut, puisque j’ai logé d’abord à Saint-Etienne de Tinée qui avoisine cette altitude, sans parler de son excroissance commerciale, la station de sports d’hiver d’Auron.

Auron, nous y ferons une belle cavalcade sur nos mulets, flirtant autour des têtes de remontées mécaniques.

Saint-Etienne de Tinée ne vit plus sur elle-même, elle est traversée par une route de communication qui relie Nice à Jausiers, haut-lieu des cyclistes; pourtant ses demeures tombent en décrépitude. Sauf l’église néo-classique, radieuse, et ses chapelles nombreuses.

Saint-Etienne-de-Tinée le centre du village

Les croyants laïcs se partagent encore entre pénitents noirs et pénitents blancs…toute une histoire religieuse hors de propos ici.

Je dois le dire, le Mercantour, c’est d’abord de la caillasse, quelques mélèzes, des marmottes et des moutons. L’été!

En hiver, beaucoup de skieurs, je présume.

Auron

L’été, les pistes de ski autour d’Auron constituent des théâtres d’initiation pour les descendeurs à vélo

On va même jusqu’à pousser le luxe de tracer des pistes pour ceux qui ne font que descendre sur leurs vélos. Il faut bien que jeunesse se passe!

Au départ des alpages qui vont s’amenuiser au fur et à mesure de l’ascension

Des ascensions éprouvantes où l’on cherche son souffle

Au-delà des remontées mécaniques: nous et l’immensité des paysages

Le temps des conciliabules lorsque le sommet est atteint

Retour à Auron, la joie de la descente

Isola

Isola 2000 se réveille

Isola, c’est la petite commune proche de Saint-Etienne qui a eu l’aimable idée de construire Isola 2000, une gigantesque station de ski où les bulldozers s’en donnent à coeur-joie pour défoncer la montagne et y construire chaque année de nouvelles pistes vertigineuses.

On quitte la station par ce petit tunnel de randonnée

le petit single parmi les mélèzes nous met en joie

Mais notre enthousiasme pour les chemins plats est de courte durée…

un vélo ou un piolet?

l’épingle à cheveux propice au regroupement

On y est presque…

Pas de doute, l’effort est récompensé par le paysage

Puis l’on repart au col suivant…

Sans vélo, le Mercantour n’est pas mal non plus

L’étroit goulet du col nous laisse peu de place pour nous réunir…

…et l’itinéraire suivant est peu cyclable…

L’heure du casse-croûte est un moment choisi; l’ancien casernement a conservé ses vieux lits de camp…

Une fenêtre épaisse a volé en contrebas

un mouton égaré vient nous rendre visite

L’après-midi mettra aussi nos forces à rude épreuve…

Robert s’interrogera: à quoi bon emporter le vélo si l’on ne monte pas dessus? la philosophie centcoliste serait-elle mise à mal? ( engagez-vous au Club des Cent Cols, je vous y encourage, vous verrez du Pays)

Ne pas manquer de se retourner de temps à autre vers ce que l’on vient de gravir, histoire de ne pas manquer le point de vue derrière soi…

Le point de vue derrière soi

La force de la nature est souvent à nos pieds

Prendre son temps et trouver la bonne méthode

Garder sa bonne humeur

Paradoxalement le Mercantour, on nous le rabâche dans les résidences hôtelières, est un parc national protégé où même les vélos tenus à la main de leurs maîtres n’ont pas droit de cité.

Les bulldozers, si!

Le Mercantour a parfois des abords de travaux publics l’été; au point que la crête du col gagne quelques mètres sous les assauts des bulldozers

qu’est-ce qu’ils regardent?

le salpêtre est un mets de choix

La Bonette

Après avoir randonné tout autour d’Isola dans la caillasse, on s’est accordé une pause le lendemain.

Une pause routière, un quartier libre parmi les bunkers nombreux qui pullulent dans le Mercantour.

Des sacrés écolos, les mirlitons!

Ils ont oublié en partant tous les résidus de leurs querelles transalpines.

Je monte à Saint-Dalmas puis au col de la Moutière. Un calvaire!

La grande métropole urbaine de Nice s’est appropriée tout le département des Alpes Maritimes. Les bornes à tête bleue en témoignent.

Un peu de goudron pour commencer…et rejoindre Saint Dalmas le Selvage

Le goudron est bienvenu après l’épreuve de la veille

 

A Saint Dalmas, on se séparera en deux groupes…

…juste le temps d’aller rejoindre le col d’Anelle où la pluie nous surprend…

Pendant la montée au col de la Moutière, Gérard feint de lire le panneau; en réalité il attend mon retour de galère car j’ai attrapé un sérieux coup de pompe qui me contraint à grimper les rampes goudronnées à pied…

…finalement je vais monter seul, Gérard ouvrira la route jusqu’au col de la Moutière

Je poursuis seul la montée de la Moutière et ses 1000 mètres de dénivelée depuis St Etienne

Quand je rejoins Gérard au col de la Moutière, il a déjà avalé son casse-croûte et patiente dans le vent glacial

Après la Moutière, il reste à rejoindre la route de la Bonette dans un chemin non goudronné.

C’est là que mon cheval de course va se dégonfler lui-aussi

Mon brave pur-sang va perdre de l’air à l’arrière

Robert, fier d’aborder bientôt la Bonette

 

La Moutière était un peu tourmentée ce jour là

Plus de jus. Mon coéquipier m’a mis au moins 20 minutes dans la vue, et encore! il a été gentil.

Non, je n’irai pas jusqu’au col de Puriac en poussant mon VTT depuis le col des Fourches.

Mais par le coté italien, c’est possible. La réglementation est donc plus « arrangeante » dans le parc de l’Argentera. J’y croiserai d’ailleurs nombre de motos et de 4×4 en quête d’aventures à donner le frisson.

Et les cols alors?

Oui, des cols, j’en ai gravi tout mon soûl.

Combien?

Le décompte final est encore à venir, disons entre 30 et 35, tous situés à plus de 2000 mètres.

Ouuuaaah!!!! le Maxou…

L’autre question subsidiaire est comment les ai-je montés?

C’est la question qui fâche.

Porter son vélo semble le comble de l’hérésie; a t-on jamais vu un pèlerin porter son mulet?

Monter sur le vélo dans la caillasse, c’est souvent une gageure sauf pour les costaux du jarret.

Alors on monte souvent en poussant son vélo…quand ce n’est pas en le portant.

Voila qui fait réagir nombre d’inconditionnels grimpeurs qui ne s’expliquent pas pourquoi on s’escrime à grimper avec un vélo…alors que ce serait beaucoup plus facile et agréable à pied!

J’envisage à l’avenir une formule médiane: grimper avec dans mon sac à dos un vélo gonflable en tous points identique à mon vélo en alu de 13 kg.

Comme je l’ai déjà dit ici, le vélo n’est qu’un artifice pour voir du pays et de la montagne.

Me voici donc guide au Restefond puisque j’avais gravi ces cols en 2012 (voir mon article). Ici le vrai col, ici le faux col, là la Bonette, la-haut la cime, dans le brouillard.

Je fais le guide: les gars, le Restefond c’est là-haut

Du VTT sur goudron à la Bonette, c’est le pied!

Puis j’en ai eu marre de la rincée glaciale à 2800 mètres et j’ai filé dans la pente jusqu’à Saint-Etienne en claquant des dents.

La vallée de la Tinée depuis le col des Fourches. Mon seul but: descendre au plus vite dans la vallée tellement je suis transi

Un tas de frusques trempées au pied du lit.

Santa Anna di Vinadio

Santa Anna sur le versant italien de la Lombarde, une architecture de montagne remarquable.

C’est la deuxième fois que je passe le col de la Lombarde, en voiture.

Santa Anna, priez-pour moi et délivrez-moi du mal!

Santa Anna est en contre-bas.

On ira chercher une brassée de cols avant de rendre visite à l’église avec son sol en pente qui suit le roc.

lire son histoire ici

Des cailloux, des cailloux, des cailloux…

Au Passo Tessina, une corniche nous attend…

…puis la longue rampe qui mène au col du Saboulé

Au col du Saboulé, direction col Lausfer

…pour moi aussi…

On pic-niquera au lac du Lausfer…

lac du Lausfer

Le sol du Mercantour est pavé de bonnes intentions: on y passe avec de gros pneus, pour peu qu’on a assez de vitesse et de force pour aborder les résistances à l’avancement…un VTT tout suspendu est préférable

Des sacrés écolos, les mirlitons! Faut-il abattre ces vestiges militaires ou les conserver au titre de la mémoire?

…du haut de sa corniche, l’animal nous observe…

La montagne est propice aux perspectives les plus belles…

Après le col de Santa Anna, nous finirons le tour des lacs…

La frontière sur laquelle on a cheminé…

L’équipe au grand complet avant la descente à Santa Anna…

Valcavera

Dans l’Argentera, la petite route de montagne conduit au refuge Carbonetto.

On grimpe le long de la vallée Cavera, puis l’on atteint le col de Valcavera (2416m).

Rifugio Cavalero. 1874m. deux chambres 4 lits, une chambre 2 lits, douche chaude

Le gérant est furax, il a une fuite de gaz et se débat avec son portable pour trouver une assistance.

Pour téléphoner, point de ligne!

On grimpe l’alpage et on atteint ce qui ressemble à un nichoir fermé à clé et posé sur un poteau.

Là, les ondes passent.

Le problème avec les refuges, c’est quand tout le monde veut brancher ses merdouilles électroniques en même temps.

Les cellules solaires, c’est bien beau, mais beaucoup moins puissant que Fessenheim.

Alors on déleste un ordi sur deux.

La montée au col de Valcavera est goudronnée mais la pente y avoisine 8 à 10%…

Une empreinte dotée d’un texte en langue locale

Une grimpée de 8 à 10%

je me sens tout petit devant Bernard

Au col de Valcavera, la signalétique italienne est de qualité…

Temps incertain avec les remontées de brume…

Un abri en ruine

En s’approchant du col dei Morti Fauniera, le temps devient menaçant…

Figurez-vous que je crois à une hallucination: au col dei Morti à 2480 m d’altitude, dans cet étrange univers minéral, je tombe sur la statue de Marco Pantani, le célèbre coureur du Giro mort dans les conditions que l’on sait en 2004.

Deuxième surprise: des motards!

Les motards ont tout prévu, bières et lampe à huile

Après le colle Vallonetto (2447m), la signalétique routière est abondante comme on peut en juger…

Une signalétique abandonte

On rebrousse chemin. Marco Pantani est resté de marbre sur l’horizon.

Gardetta

Notre dernier jour au refuge Carbonetto.

On partira de Bandia avec pour commencer le petit col du Mulo

Les marmottes sifflent.

Dès que l’on surgit au bout d’un corniche, la marmotte prévient le voisinage, puis elle se prélasse au bord de son trou.

Le paysage est verdoyant, les chemins roulants

…euh…pas tout à fait roulants

Le Mulo, c’est fait, passons à la suite…

Le passage dans les éboulis demande attention…

Vient le col d’Ancoccia, une simple formalité…

col d’Ancoccia

Cette aiguille majestueuse ne va pas nous quitter des yeux de toute la journée…

aiguille de la Meja

On va s’en approcher jusqu’au col de la Meja…

Au col de la Meja (2551m)

Dernier cliché sur la Meja. Au loin nous attend le refuge de la Gardetta

Cette race de vaches est particulièrement musclée pour s’adapter aux pentes alpestres. Des animaux paisibles à la curiosité discrète. Des bovins, quoi!

Une muscu adaptée

Le colle Cologna au passage

En direction du refuge Carbonetta, ça roule…mais ce soir il faudra remonter…

Nous voici au refuge…

le parking à vélos…

…la boite à pharmacie pour vélo…

Fini de rire, on repart pour le passo del Gardetta…

…un dernier effort et on y est…

Sympa le point de vue, non?…

Pour aller ensuite au col d’Oserot, on va trouver le chemin long…

le colle Oserot et sa signalétique fixée au rocher

Les marmottes font bronzette…

Nous voici de retour au camp Bandia, terme de notre périple.

En scrutant les falaises rocheuses, on trouvera les chamois et les bouquetins, et dans le ciel les aigles et les gypaètes barbus.

Oui, vraiment ce VTT là n’était qu’un alibi pour découvrir la montagne.

A haute dose.

Ce séjour alpin s’est déroulé du 30 août au 5 septembre 2015.

Avec dans le rôle de facilitateur: Pierre que l’on remercie vivement pour sa patience, sa gentillesse et sa perspicacité dans le choix des parcours.

Avec dans le rôle des participants:

Bernard, Bernard, Jacques, Gérard, Gilles, Robert, Luc et Maxou.

 le résumé des cols franchis ….

AURON
FR-06-2110 Baisse de la ~ Berche Baisse de la Berche 2110
FR-06-2155 Col du ~ Bouchiet Col du Bouchiet 2155
FR-06-2324 Col du ~ Chavalet Col du Chavalet 2324
FR-06-2076 Baisse du ~ Colombier Baisse du Colombier 2076
FR-06-2014 Col du ~ Blainon Col du Blainon 2005
ISOLA 2000
FR-06-2396 Baisse de ~ Merlier Baisse de Merlier 2396
FR-06-2443 Collet de ~ Sistron Collet de Sistron 2443
FR-06-2508 Baisse du ~ Mont St Sauveur Baisse du Mont St Sauveur 2508
FR-06-2356a Col de la ~ Vallette Col de la Vallette 2356
FR-06-2315 Baisse de la ~ Cabane Baisse de la Cabane 2315
FR-06-2311 Col de la ~ Roubine Col de la Roubine 2311
FR-06-2342 Col ~ Mercière Col Mercière 2342
BONETTE
FR-04-2444 Col de la ~
Col du ~
Moutière
Planton
Col de la Moutière
Col du Planton
2454
FR-04-2639 Faux Col de ~ Restefond Faux Col de Restefond 2639
FR-04-2692b Col de ~ Restefond Col de Restefond 2680
FR-04-2715 Col de la ~ Bonette Col de la Bonette 2715
FR-04-2513 Col des ~
Col du ~
Col de ~
Granges Communes
Raspaillon
Vermillou
Col des Granges Communes
Col du Raspaillon
Col de Vermillou
2513
FR-06-2261b Col des ~ Fourches Col des Fourches 2261
FR-06-1739 Col d’~ Anelle Col d’Anelle 1739
SANTA ANNA
IT-CN-2435 Passo ~ Tesina Passo Tesina 2435
FR-06-2460 Passo ~ Saboulé Passo Saboulé 2460
FR-06-2450b Collet de ~ Sespoul Collet de Sespoul 2445
FR-06-2430b Passo del ~ Lausfer Passo del Lausfer 2458
FR-06-2370 Passo della ~ Colla Auta Passo della Colla Auta 2350
FR-06-2308 Passo di ~ Sant’Anna Passo di Sant’Anna 2308
FR-06-2350a Colle della ~ Lombarda Colle della Lombarda 2351
IT-CN-2477 Colle dei ~ Morti Colle dei Morti 2477
IT-CN-2600b Passo d’~ Orgials Passo d’Orgials 2600
VALCAVERA
IT-CN-2429 Colle di ~ Valcavera Colle di Valcavera 2429
IT-CN-2445 Passo ~
Passo ~
Guietta
Eguiette
Passo Guietta
Passo Eguiette
2445
IT-CN-2480a Colle dei ~ Morti Colle dei Morti 2480
IT-CN-2438 Colle ~ Vallonetto Colle Vallonetto 2438
IT-CN-2366b Colle d’~ Esischie Colle d’Esischie 2366
GARDETTA
IT-CN-2517 Colle del ~ Mulo Colle del Mulo 2517
IT-CN-2535 Colle d’~ Ancoccia Colle d’Ancoccia 2535
IT-CN-2521 Colletto della ~ Meja Colletto della Meja 2521
IT-CN-2447 colle di salsas biancas 2447
IT-CN-2420 Colle ~ Margherina Colle Margherina 2420
IT-CN-2394 Colle ~ Cologna Colle Cologna 2394
IT-CN-2437 Passo ~ Gardetta Passo Gardetta 2437
IT-CN-2640 Colle ~ Oserot Colle Oserot 2640
IT-CN-2693a Passo di ~ Rocca Brancia Passo di Rocca Brancia 2606
IT-CN-2408 Colle della ~ Bandia Colle della Bandia 2408

 

Pour les candidats au VTT en haute montagne…

La météo en montagne est changeante, se renseigner avant de partir; s’équiper en conséquence avec boisson et vêtements chauds, étudier son parcours, ses dénivelées, emporter une carte détaillée.

Ne pas s’aventurer à vélo dans les zones protégées: l’amende y est salée. C’est le cas du Parc National du Mercantour.

Se souvenir que le téléphone portable ne fonctionne pratiquement nulle part.

Éviter de partir seul en haute altitude.

Avoir avec soi un nécessaire d’urgence, un sifflet, une lampe et repérer les refuges.

Si vous êtes cycliste, ne présumez pas de vos forces, les risques de chute sont fréquents: passez à pied les points délicats et se souvenir que la fatigue entame vos réflexes.

Méfiez-vous des chiens de berger, notamment des patous qui peuvent vous prendre pour des agresseurs du troupeau. Ces chiens ont une force considérable, ne pas tenter de les provoquer en s’approchant des moutons.

Emportez aussi un peu de bonne humeur, ça peut toujours servir.

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6 réflexions sur “Les Alpes à vélo, l’autre façon

  1. Vraiment génial ton reportage. Que de bons souvenirs.
    Mais…faut quand même être un peu dérangé pour se lancer dans une aventure pareille 🙂
    C’est quand qu’on repart…

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