Notarial


La Thur à Bitschwiller, c’était jour d’ouverture de la pêche.

Col Amic-Michelbach 51 km-860m

Tel un clerc de notaire, je couche sur le papier du carnet mes  exploits de la promenade du jour.

Jamais je n’ai pu me résoudre à abandonner cette comptabilité absurde témoignant de mes états de service.

Goldbach, petit village de montagne sympa

Col Amic-Michelbach.

Quelle curieuse association!

Celle de mes points extrêmes de virages pour témoigner de cette incroyable vanité qui accapare le cycliste que je suis.

C’est moins pire qu’il y a quarante ans, je notais tous les villages traversés.

Depuis, j’ai simplifié.

A qui devrais-je rendre compte de mes sorties pour les authentifier de la sorte?

A personne!.. sinon à je ne sais quel dieu du sport le jour du jugement dernier…

La rampe de Freundstein avec au loin le Thannerhubel encore enneigé

Dans un temps ancien, le moniteur Marchand achevait son premier vol sur l’ASK13 avec de grands huit paresseux.

Par le hublot, il criait « sortez les planeurs! sortez les planeurs! » pour indiquer aux rampants que l’aérologie était bonne.

Aujourd’hui, c’était « sortez les vélos! sortez les vélos » tant il ne fallait pas manquer cette journée ensoleillée.

Effectivement, les cyclistes croisés étaient nombreux.

20°C un 11 mars, de quoi piquer un roupillon dans la prairie…

Je grimpe donc au col Amic par Goldbach, pas très convaincu de mon état de forme.

Une violence contre ma paresse endémique.

Je grimpe au cardio.

Et j’ai toujours en mémoire huit à huit: 8 km à l’heure à 8% de pente.

C’est mon juge de paix.

De ce coté là, la montée au col Amic est plus raide, le 8% revient souvent…et le cardio s’envole vite, hélas, me forçant à lever le pied.

Néanmoins, je suis assez content de moi quand je sors de Goldbach qui se prolonge jusqu’à l’auberge de la Sapinière, le plus difficile est fait!.

On ne devrait pas revoir la neige avant l’hiver prochain

la route des Crêtes n’est pas encore ouverte en allant au Vieil Armand

Puis à Freundstein, je n’ai plus qu’à me laisser descendre jusqu’à Wattwiller.

Partant de Thann, mon parcours est un peu court. Je l’accommode en longeant le massif,  Cernay, Aspach, Michelbach, Roderen avant de rentrer.

En haut de Roderen, la vue est toujours captivante

C’était mon bavardage du jour. Celui sans lequel ma thérapie du corps et de l’esprit ne serait pas complète.

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