Montpellier la surdouée


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Place de la Comédie Montpellier. Pas une lame pour racler ce déluge de neige fondue (image Vincent Pereira)

En France, dès que le système se grippe, plus rien ne marche.

C’est un peu la tonalité des commentaires ce matin dans la presse à la suite des intempéries en Languedoc-Roussillon qui m’incite à réfléchir.

Effectivement en dépit des alertes météo, tout le monde fait comme si rien n’allait changer.

Les camionneurs continuent leur va et vient Espagne-Europe du nord sans arrêter.

Commerce oblige!

Les vacanciers veulent être au rendez-vous de remise de clés le jour J à l’heure H.

Vacances obligent!

Les autres?

Ils font pareil.

Untel emmène son chien chez le véto, tel autre va déposer la grand-mère à la maison de retraite,…

Tout le monde fait comme si rien ne pouvait détraquer la logique d’une emploi du temps programmé.

Comme si les camions et les voitures étaient des forteresses imprenables vis à vis des aléas climatiques.

Et les sociétés d’autoroute?

Elles laissent entrer à pleine gorge les flots d’usagers derrière les péages afin d’être sûres de ne pas perdre un seul client.

Commerce oblige!

Mais en ville?

J’ai la connaissance de Montpellier, la surdouée comme l’appelait Georges Frêche, le défunt maire.

Sur la place de la Comédie, on entend un grand « ah ! » et une dame âgée chute dans la neige. « C’est un scandale de laisser le centre ville dans cet état, moi je n’ai plus rien à manger à la maison, il faut bien que je sorte », dit-elle en se relevant péniblement.(Midi Libre 2 mars)

En ville, c’est le chacun pour soi.

On se demande presque si les clichés de « je m’en foutisme » attachés au midi ne sont pas encore d’actualité…

Montpellier, marché des arcades, une ville peu préparée aux intempéries

J’ai regardé hier les images de Montpellier sous la neige, une fois en trente ans dira le maire comme pour se dédouaner de son incurie, et je dois dire que la plus belle place de la ville, la place de la Comédie, n’était pas belle à voir.

Une timide tentative de déneigement, puis plus rien.

Pas une lame pour bouter ce tas de neige sur les cotés.

Pas un tram non plus pour rejoindre la gare et le centre ville et encore moins la périphérie.

Pourtant Montpellier, c’est 4270 agents et cette ville qu’on dit surdouée n’a pas été capable de réunir une task-force pour faire face aux plus élémentaires besoins de sa population.

« Dix centimètres de neige, c’est pas la fin du monde non plus ! Ils sont où les services du maire et du préfet depuis hier ? », s’interroge le gérant d’un café qui se dit « inquiet pour l’image de Montpellier » (ML).

 

 

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