
C’est difficile de prendre parti sur le rendu d’un sable découvert à la fois jaune et gris qui ondule sous l’effet d’une marée. Et ces rochers qui se marient avec le ton des algues! et ces poches où l’eau est emprisonnée!
Je revisite mes peintures comme à vélo on retourne sur les lieux qu’on aimés. Mais si à vélo, seule l’attention compte, en peinture il faut faire appel à son regard critique, puis à sa dextérité dans l’exercice du medium.
Ainsi ce qu’on trouve abouti le mois dernier ne l’est plus le mois suivant. Les grands peintres flamands ou florentins l’ont vraisemblablement expérimenté puisqu’on retrouve parfois sous la dernière couche des personnages recouverts.
Faire son autocritique n’est pas facile.
Cet avant plan conduit-il naturellement le regard à l’arrière plan? ce sujet était-il pertinent? mes couleurs sont-elles acceptables à l’œil?
Ma principale difficulté est d’adopter la bonne teinte et le bon ton. Car l’univers nous propose souvent un spectre de couleurs voisines ou qui se réfléchissent.
Bref, la peinture est une découverte sans cesse renouvelée.
