Je vais et je viens


Loin des modes, mon vélo reste à mon image. Il est devenu vintage

Cycliste, un statut difficile parfois à assumer.

Pourtant je n’oublie pas ni qui je suis, ni d’où je viens. En revanche pas facile de savoir et de dire où je vais.

Je dois profiter de ce blog, commencé en 2006, pour investir mes pensées, les rapporter.

Alors?

Les modes doux supplantés par « une anarchie triste »

Tout au long d’une vie j’observe mes semblables, leurs comportements, leurs modes, bref leur façon de vivre dans une société multi factorielle secouée par l’adversité, l’agressivité, le peu d’enthousiasme pour le militantisme des causes nobles, les défenses diverses de moindre empreinte sur la planète, les modes doux supplantés par « une anarchie triste » d’engins obscènes et insultants comme les trottinettes survitaminées qui encombrent l’espace public.

Tout ce charivari m’insupporte. Jusqu’aux organisations de cyclotourisme qui finissent par se vautrer dans le ventre mou du tout électrique à vélo oubliant toutes les excellences brevetées des Brevets Cyclo Montagnards gravis à la force morale et physique de l’être pédalant.

Et pourquoi pas bientôt Paris-Brest-Paris en mobylette électrique!

Les sarcasmes, l’agressivité, des automobilistes à l’égard des cyclistes sont mérités: ils l’ont bien cherché, ceux qui revendiquaient des pistes, des bandes à part, des facilités urbaines. Aujourd’hui, ils sont doublés par une génération interlope qui évolue loin des dogmes routiers et dans l’incivisme total.

C’est bien fait.

La déréglementation du vivre ensemble dans l’espace public est totale et l’Etat, impuissant, s’est laissé déborder de toutes parts par une forme de violence routière qu’elle ne contrôle plus.

Mon amertume est grande

Je vis en mode fermé, un mode de repli sur moi-même. Tellement profond que j’en oublie de sortir mes vélos autrement que pour aller peindre dans les quartiers.

Un dernier mot pour dire que le fameux « Tour de France » est passé chez nous hier. Ce qui m’a valu 160 visites vers mon billet déjà ancien se rapportant au col du Haag.

Nul doute que cette publicité faite autour de la voie verte du Haag ne sera pas au goût de tous les habitants de Geishouse qui vont voir dorénavant défiler des hordes de cyclos venus d’outre-Quiévrain.

Je ne me suis pas déplacé, j’ai préféré la télé. Les milliers de spectateurs qui se sont pressés vers les cimes vosgiennes ont eu leur dose d’émerveillement. Bien sûr notre fibre écolo a souffert de voir ainsi piétinées nos chaumes fragiles.

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2 réflexions sur « Je vais et je viens »

  1. « le peu d’enthousiasme pour le militantisme des causes nobles »

    Ne jamais perdre de vue que qualifier de noble une cause n’est qu’un point de vue éminemment subjectif…

    Pour le reste, je me suis déplacé hier au Markstein et il faut reconnaître que le Tour de France est absolument extraordinaire par la ferveur qu’il déclenche et le nombre incroyable de personnes qu’il draine de toute l’Europe.

    Et les applaudissements et encouragements nourris et sincères aux derniers forçats qui se traînent loin des seigneurs ayant franchi la ligne depuis longtemps font vraiment chaud au coeur. Ils contrebalancent quelque peu le goût amer de voir un Pogacarmstrong aux capacités irréelles…

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