Conte de fée

Vierge des Bûcherons

Aujourd’hui Hundsruck à VTT

Je grimpe par le Steinby, l’accès direct depuis Thann. Il est 14h30. Il fait chaud mais j’ai de l’ombre. Je mouline correctement en utilisant tous les étages du plateau…c’est en abordant la première courbe qui longe le Steinbyrunz que la pente est la plus difficile. Puis vient le Plan Diebold sans problème. Lorsque j’atteins l’auberge de la Fourmi, j’ai réalisé mon objectif « montagne » du jour.

La descente

A VTT, il faut bien un peu de chemin pour justifier les gros pneus . Alors je prends Rammersmatt par le Hochburg.

Après le chalet du Hochburg, je sais qu’il existe un passage rocailleux. Je passe la selle en mode surbaissé. Pourquoi s’en priver?…et je décale pour être plus libre avec mes pieds…tout se passe bien…

Puis vient la partie roulante en chemin creux. Je n’ai pas vu la pointe du rocher dans l’ombre. Ma pédale basse accroche, je suis déséquilibré, et mon vélo part en dérapage. Je plonge dans un tapis de feuilles cramponné au guidon.

Tout va bien. Le GPS arraché pendouille au bout de son élastique. J’essuie les feuilles collées sur la jambe gauche, un léger hématome.

Je repositionne tout et RUN!

Au km 11,68 (le GPS fait foi) je tâte machinalement ma poche dos…plus de téléphone!

Angoissé, je fais demi-tour, je remonte mes pignons à la main pour gravir la pente et redémarrer…c’est trop raide…je saute du vélo et je pousse car je vais plus vite…

Bon sang! ce n’est pas possible tout le chemin déjà fait depuis ma chute…j’ai pourtant repéré le caillou diabolique, il est en forme de pointu tout seul au milieu du chemin creux…

Catastrophe

Un 4×4 arrive derrière moi…je pose mon VTT, je fais des signes… il risque d’écraser mon téléphone…

J’expose mon cas…

Etonnamment, le monsieur met son frein à main, arrête son moteur et part à pied avec moi.

Nous marchons sans voir le fameux caillou…il tente d’appeler mon numéro: répondeur et pas de sonnerie! (je suis sur répondeur pour les numéros inconnus, grave erreur)

Nous marchons..

« et la dernière fois que vous l’aviez en mains? »me demande mon accompagnateur…

C’était en grimpant au monument des Troupes de Choc que j’ai pris ma dernière photo…

A force de marcher, nous arrivons au dédale pierreux sans avoir trouvé la pierre maléfique; nous ferons demi-tour et rejoindrons la voiture.

Je suis dépité.

Désolé, me dit le monsieur qui m’a dit être garde-forestier. Je m’apprête à remonter jusqu’au monument…sait-on jamais!

Mais là, devant la voiture, ma pierre de chute!

Avec mon GPS, j’aurais pu savoir exactement où j’avais chuté (km 11,01) et je n’y ai pas pensé. Pourquoi? je suis incapable de répondre alors même que le GPS a enregistré les entrelacs de ma chute.

Je suis tombé là…on ne voit rien et en tout cas pas mon téléphone…mon accompagnateur remue les feuilles, et devinez quoi?

mon téléphone est là, sous la tapis de feuilles. A 10 mètres près, il était écrasé sous les pneus du 4×4. Mon téléphone est intact, il a simplement été éjecté de ma poche lors de ma chute qui a du être quand même brutale.

Euréka! je suis content, content, content et le monsieur aussi.

Je le remercie chaleureusement. « C’est normal » me dit-il « entre gens de la montagne ».

J’ai son numéro puisqu’il m’appelé. Je lui réserve une bonne surprise, plus tard.