30 juin 2026

Lutzelhof

C’est le dernier jour du semestre et comme d’habitude, en fidèle notaire de mes exploits, je me précipite sur mes données sportives.

Avec Garmin Connect, j’ai tout sous la main. Mes trois activités, route, VTT et CAP. C’est donc facile de constater sa lente décroissance. Pas très motivant!

Je ne suis pas un touareg

Elle est en sommeil. Et moi j’ai sommeil. Cette canicule m’a fatigué car dormir avec 28 à 30 degrés est épuisant. En plus j’ai vu dans la lucarne médiatique qu’on retrouve nombre de Macabées oubliés chez eux et terrassés par la chaleur. Nous ne sommes pas des touaregs et nous n’en avons pas les caractéristiques.

Cela dit, j’assiste à cette chicaya entre les pro-clim et les antis. Bon je vais décevoir mais la clim il faudra bien y passer pour se protéger puisqu’il est avéré que notre bonne conscience du réchauffement de la planète ne suffira pas à convaincre: des milliards d’hommes s’en foutent du réchauffement à commencer par les U.S. et les Asiatiques…

Je ne parle pas des pays pétroliers qui sont assis sur des tas d’or noir qu’il faudra continuer à faire fructifier.

Mais notre conscience ne suffit pas aussi puisqu’on consomme volontiers des produits chinois en masse tout en se donnant l’illusion que notre bilan carbone hexagonal est exemplaire.

Mon rapport d’étonnement journalier

Un tour de VTT forestier car l’ombre est salutaire. Au bout de 30 km, j’ai ma dose de vélo et je peux vaquer à autre chose.

A l’étang de Reiningue, le bus chargé d’enfants s’est trompé de sortie. Alors pour rejoindre la base nautique, il entreprend de reculer en pleine voie sur au moins 500 mètres, alors qu’il suffit d’aller au parc sportif de la localité pour retourner. Je suis sidéré par l’irresponsabilité du chauffeur. Signe des temps?

Lutzelhof.

Je continue de passer par là même si le chemin disparait peu à peu dans les broussailles.

Finalement j’atteins la ferme du Lutzelhof et ses chiens féroces. Mais un jardinier est là. Je m’approche, les chiens deviennent enragés derrière le portail.

Je voulais juste une précision, suis-je en infraction sur ce chemin? Le jardinier fait taire les molosses et il est presque étonné par ma question. Ici la route est privée et dans le chemin d’où vous venez c’est public. Mais ne vous formalisez pas, on laisse passer les cyclistes sur la voie privée. Cette ferme très bien tenue est la plupart du temps inoccupée et j’ai obtenu la réponse attendue, je ne crains pas un PV. ni un coup de fusil.

Sang et eau

Les broussailles, les ronces qui s’épanchent le long des chemins sont parfois douloureuses car je passe souvent en force.

Mais aujourd’hui, deux coups d’épines sur le bras suffiront à déclencher un flux sanguin. Pourquoi? parce que depuis quelques mois je suis astreint à avaler un comprimé d’aspirine, 75mg. Alors fatalement ça saigne. J’arrose avec mon bidon.

MBF (Moutain Bike Foundation) m’écrit…

VTTAE: la course à la puissance menace- t-elle l’avenir de la pratique du VTT?

Selon MBF, la course à la puissance pourrait avoir des conséquences négatives: acceptabilité sociale, image de la pratique, accès aux sentiers et avenir réglementaire de toute la filière

Je vais vous dire comme je le pense: je m’en fous!

Je considère que tous ces engins électriques ont ruiné l’image du vélo, le goût de l’effort et que la plupart des clubs cyclistes ont vendu leur âme au vélomoteur. Raison pour laquelle j’ai quitté le Club des Cent Cols largement gangrené par le phénomène électrique.

Dimanche matin, je suis monté aux ruines qui dominent ma ville, l’Engelbourg. Avec mon VTC chargé de mon matériel de peinture. Qu’est-ce que je vois débouler dans le sentier? deux alertes vétérans au guidon de ces machines futuristes frais comme des gardons. Leur tour terminé.

Canicule

Jean en 2015 grimpant allègrement le Molkenrain

Le 3 juillet 2015, nous parlions déjà de canicule. C’est dire si en 2026 ce phénomène n’est pas nouveau pour les cyclistes.

(voir ici les Vosges sous canicule)

Entretemps, nous avons pris de l’âge et, fatalement, nous sommes devenus plus économes de nos efforts.

Ne pas tenter le diable qui pourrait nous terrasser en grimpant les sommets vosgiens.

Ce matin, je me suis contenté d’un « tour de canicule » d’une vingtaine de kilomètres

A VTT autour de chez moi (voir ce lien). La route ne m’inspire plus avec cette chaleur.

Finalement la décroissance de moyens physiques accompagne les nouveaux épisodes de chaleur.

Mais, en même temps, il me semble que la presse fait état de mises en garde plus soutenues à l’égard des sportifs, jeunes ou vieux. Cette forme « de mise au pas » de notre quotidien n’est pas du goût de tout le monde.

Ici un maire interdit les vélos sportifs dans sa commune (les Monts d’Or),

là, on interdit la fête de la musique, chez cet autre, pas d’alcool festif dans la rue. Ne sommes-nous pas en train de redécouvrir une forme de caporalisme citoyen comme pour la COVID où l’on ne pouvait sortir ses vélos?

Il reste que les jeunes générations découvrent que, finalement, la planète est incapable de juguler le réchauffement climatique que d’aucuns continuent de contester avec le concours des gouvernements illibéraux comme celui de Trump.

Alors soit: un nouveau marché juteux va s’ouvrir en Europe, celui de la climatisation à outrance pour nous faire avaler la pilule « du trop chaud ».

La société ersatz

le vieux n’a plus la cote, il coute cher à entretenir.

Ils me font pitié les vieux. Surtout avec l’espérance de vie qui s’allonge. Fatalement ils vont se faire chier plus longtemps. (Blanche Gardin, humoriste)

Hier encore, je n’ai pas pu m’empêcher de constater combien notre société s’est affadie face à l’effort. C’est un peu comme si nous cherchions des ersatz à nos courages en berne. Je suis déstabilisé par ces nouveaux modes de déplacement.

A quand l’exosquelette?

Je grimpe un petit raidillon avec mon VTT non loin de chez moi quand un couple motorisé me dépasse. Quoi de plus naturel? la fée électricité est passée parmi nous et parmi ceux qui n’ont jamais imaginé faire du vélo autrement. Pour autant ne pas chercher à falsifier une vérité, l’âge avance et rien ne l’arrête. Pas même ces vélos transgressifs qu’on équipe discrètement de batteries pour faire comme si. Des gens qui trimballent des masses corporelles dans lesquelles le corps médical ferait des mises en garde. L’alibi de beaucoup parmi nous est de dire je prolonge mon activité grâce à un artifice faute de quoi l’âge ne me permettrait plus de poursuivre. J’imagine qu’un jour aussi les marcheurs disposeront d’exosquelettes, pourquoi pas!

L’exosquelette, c’est l’homme augmenté. On lui prête des forces, un équilibre perdu et run!

Et alors?

Alors il est conseillé de la fermer. Car les canons du sport, la sveltesse, l’hygiène sportive, le soin corporel ne sont plus que des valeurs lointaines.

Oui je campe à présent sur des valeurs éculées. Et pourtant! Pourtant je n’ai jamais appartenu à ce monde sportif de la compétition. Mes capacités sont limitées et je les entretiens du mieux que je peux. Mais je félicite les exploits de ceux qui font du sport « dans l’ombre » rien que pour eux-mêmes.

Des Voies Vertes pour squatters

L’autre jour alors que je peignais le long de la Voie Verte, surprise!, un trottinetteur s’arrête. Son engin est celui inscrit au rang des modèles prohibés, il en convient. La Voie Verte pour lui c’est une autoroute extra. Il en convient mais il avoue se faire peur parfois aux abords des usagers habituels que sont les marcheurs et les cyclistes.

Bref lorsque je lui indique qu’outre mes peintures, je suis aussi cycliste, spontanément il devine qu’on n’aime pas sa présence sur les Voies Vertes. J’aime sa sincérité. Il faudra donc compter, en plus des VAE, avec les trottinettes « turbocompressées ».

Dès lors nos concepts de déplacement en modes doux sont peu à peu battus en brèche puisque les espaces dédiés sont de plus en plus souvent « squattés » par ces nouveaux usagers qui n’ont absolument rien à voir avec notre idéal primitif: se déplacer sans pollution et améliorant la santé publique.

On pourra le regretter.

Accidentologie cycliste

Je parcours les réseaux sociaux. La période regorge de récits dramatiques de cyclistes renversés et tués par des voitures qui ne s’arrêtent même plus. Fuir pour éviter d’avoir à rendre des comptes, c’est devenu courant comme le refus d’optempérer.

Je l’avoue une fois encore, j’ai la trouille de la route. J’y vois la conjonction de deux phénomènes:

  • une moins grande assurance au pilotage du vélo sur route
  • une croissance de comportements routiers dangereux

Les réseaux sociaux nous rapportent une conflictualité soigneusement entretenue entre les automobilistes et les autres… La haine est féroce à un tel point qu’on a compris que le cycliste dérange et qu’il est temps de l’exclure. S’y ajoute l’état déplorable de certains axes routiers.

Alors je me réfugie sur le VTT et la cours e à pied.

Patatras

Moi qui croyais si bien dire, voila que ce matin je m’étale de tout mon long sur le trottoir.

En cause un client de la boulangerie qui débouche inopinément. Je me relève prestement comme un gamin alors que le monsieur vient me secourir.

Je fais celui qui n’a rien et qui dit « même pas mal ».

Mais la paume gauche a morflé. Et le genou aussi.

Sparadraps pour étancher le préjudice.

Une fierté mal placée

Je n’en dis rien à personne. Sauf à vous.

Le vélo, comme j’ai coutume de le dire, c’est mon dada. Alors hier encore, j’ai sorti mon routier, mon dada routier, et je me suis coltiné la route. Difficile en Alsace d’éviter les tronçons malsains car l’Alsace est plus peuplée que ne l’est la Haute-Marne, par exemple.

Alors je tends le dos.

C’est le cas de le dire lorsque j’entends derrière moi un poids lourd qui roule lentement, incapable de doubler le cycliste que je suis. Pourtant je frise les bordures blanches en espérant qu’une branche mal tombée ne me fera pas dévier.

Et quand le mastodonte déboite, j’observe le long convoi me dépasser (entre Burnhaupt et Bernviller). C’est long et parfois très lent. J’imagine le chauffeur l’œil dans son rétro qui doit lui aussi craindre que je passe sous les roues.

Certains camions prévenants passent au large, ils anticipent leur trajectoire profitant de leur vitesse et de la vue qu’ils ont au loin. Merci à ceux là.

Le chauffeur routier doit vitupérer au volant. Que vient foutre un vieux à vélo ici!

Donc hier encore, je suis rentré indemne.

Indemne de faire du vélo! Quel monde absurde! Vingt ans en arrière je ne voyais pas les choses comme ça avec mes copains de route. Peut-être que les conditions n’étaient-elles pas les mêmes?

Les quelques montagnes russes du Sundgau m’ont rappelé les sorties longues de jadis. J’avais calculé que les routes du Sundgau (le sud de l’Alsace) équivalait à mille mètres de dénivelé tous les cent kilomètres…

Au loin arrivant à Galfingue, j’ai aperçu quatre cyclos tous de jaune vêtus. A leur hauteur, j’ai vu qu’ils étaient du club de Staffelfelden. Tous munis de cycles électriques.

L’époque a bien changé.

Ce que je croise le plus fréquemment aujourd’hui pendant la semaine, ce sont des vélos électriques. Inimaginable vingt ans plus tôt!

Mentalement, je construis ma boucle routière. Pourvu qu’elle fasse cinquante kilomètres! C’est mon objectif du jour. Cette vanité là pourra paraître futile pour un si petit nombre de kilomètres à vélo…penseront les connaisseurs.

C’est pourtant ce paramètre que je m’assigne avant d’atteindre mon point de départ. Ce genre d’exercice devient de plus en plus fastidieux pour moi. Pour tout dire « sur la route je m’emmerde ». D’autant que juin cette année est moche et que j’ai mis les manchettes au maillot. Vent frais qui oblige au retour à ruser face à l’ouest en cherchant des lisières. Quitte à prendre des portions pourries, bosselées, rapiécées, gravillonnées…

Notre décadence routière, je la vis à chaque fois, signe d’une société qui décline. Car l’état routier est une preuve de notre dépérissement économique. Sans parler des friches industrielles qui enlaidissent nos campagnes d’Alsace. J’aimerais être contredit.

PIB/hab de l’Alsace:

PériodeÉvolutionCommentaire
2000–2007+5 % cumuléCroissance très faible
2008–2010Stagnation / baisseImpact de la crise mondiale
2010–2017Reprise lenteTransition industrielle
201731 700 €Dernier chiffre disponible sur la page
2017–2020Faible croissanceRégion en reconversion
tableau Copilot

Une fierté mal placée?

C’est lorsque j’aborde ma rue en zigzagant dans le quartier pour faire un compte rond imbécile sur le cadran du compteur que je savoure ma performance. Une performance capable d’interroger les spécialistes de la route habitués à tourner les manivelles pendant des heures à grand train. 50 km

Démodés mes vélos?

En chemin le VTT démodé ne se remarque pas. Il est camouflé. Sa rusticité lui confère une forme d’universalité temporelle. Celui-ci est mon dernier. Et le restera vraisemblablement, vu ma décroissance naturelle.

Le seul critère qui saute et sautera aux yeux de tous, c’est qu’il n’a pas le sésame électrique dont plus personne ne se passe.

En revanche avec celui-ci, je lui promets encore de l’avenir car il m’apporte beaucoup de satisfaction pour son usage « hybride ». Voyages équipés de sacoches et depuis peu sorties locales pour peindre avec mon matériel. Ce qui lui convient aussi ce sont les bouts d’itinéraires non revêtus dont il se sort très bien.

Je sais ce qu’est devenu le pilote de cet engin mais l’engin a disparu. Dans cet étroit sentier qui longe la maison, je me souviens encore de la dureté des épines des rosiers ornementaux

Celui-là n’est pas passé de mode: il est indémodable. Je dirais qu’il fait partie des meubles à la maison. Vélo à tout faire, je saute dessus à la moindre alerte d’évacuation des lieux en direction du commerce local ou pour satisfaire ma curiosité si la moindre rumeur de quartier intervient.

Le problème est là. Ce vélo carbone LOOK 555 est devenu vintage. Il a été équipé de dérailleurs électriques entretemps. Mais le temps passe et la mode aussi. C’est avec ce type de machine qu’on reconnait les vieux à vélo incapables de se moderniser.

Il faut en convenir, je ne suis pas prêt au saut générationnel. Il est fort probable qu’avec la trouille ambiante sur route je n’en change jamais. Ma dernière chaîne remonte au 20 mai 2024. Les connaisseurs apprécieront ma maigre activité en cyclisme sur route…

Voir tous mes vélos

7 juin, premier Col’attitude

col du Haag ascension prévue le 9 aout au départ de Moosch

C’est demain 7 juin 2026 qu’aura lieu la première ascension proposée par l’opération Col’attitude avec le col du Calvaire.

Les itinéraires sont réservés aux cycles une heure avant le début des ascensions

Cet été Col’attitude vous propose 14 ascensions sur 11 dates à travers tout le Massif des Vosges entre juin et septembre qui sont présentées par ordre chronologique de 1 à 11.

En 2022, lors de sa création, Col’attitude ne comprenait que sept dates.

Pour en connaitre le déroulement durant tout l’été, se reporter au site dédié

Mourir vieux

Les sportifs âgés s’interrogent. Vaut-il mieux mourir malade et vieux ou vieux en bonne santé?

Cette question philosophique est complexe. Edgard Morin mort récemment à 104 ans se l’est-il posée? Il a eu le temps puisque à 75 ans comme moi, il était encore jeunot.

Notre société vieillissante se dote d’une arme massive pour accroitre notre confort du vieillissement. Des retraites qu’on ne cesse de pointer du doigt parce qu’elles coûtent de plus en plus chères et des soins ciblés toujours plus sophistiqués pour ralentir les maladies fatales et traiter celles devenues chroniques.

Le statut du vieux est de plus en plus montré du doigt; c’est lui qu’on accuse de tous nos maux. Ce sujet me taraude, vous l’avez compris. Pourtant dans ma carrière active, j’ai tout bien fait, cotisé tous mes trimestres, payé ma maison, élevé mes enfants en couple avec mon épouse…et j’ai même regretté un statut qui ne permettait pas de poursuivre quelques mois, quelques années…Oui j’ai profité de ce qu’on appelle « les trente glorieuses », un Etat entreprenant, des projets de développement, des valeurs politiques assumées, un monde bilatéral convenu avec une guerre froide où chacun restait à sa place.

Maintenant qu’un bazar international est installé sur la planète, maintenant qu’on nous a vendu un libéralisme mondialisé, bradé notre industrie de base, confondu le monde libre avec un mercato déréglementé, nos jeunes générations commencent à se plaindre que rien ne va plus.

Mourir en bonne santé, c’est quoi déjà comme mort?

Je pense à la mort violente; par exemple un virage manqué en descendant le Grand Ballon à fond la caisse, un feu rouge grillé, un chasseur qui me prend pour un sanglier dans la Hardt…

Mais une mort douce en bonne santé? est-ce que ça existe? Je redoute cette hypothèse. Oui, je sais, certains préfèrent éluder la question et, pourquoi pas, se réfugier dans une croyance céleste.

Moi pas!

Alors en attendant je continue d’exploiter cette voie active qui consiste à courir et à pédaler, comme d’autres qui marchent ou qui nagent. des activités qu’il convient de conjuguer avec son mental.

Ne nous mentons pas: l’action mécanique de nos exploits sportifs n’est pas gratuite car un jour ou l’autre, il faut payer le prix de nos articulations déglinguées, arthrosées et de nos fractures de fatigue.

De mon coté, je me surprends de plus en plus souvent à radoter et à soliloquer. Se parler à soi-même sur son vélo, c’est ce qui me fait le plus peur. J’en profite pour ressasser de vieilles rancœurs et m’insurger. Ce qui fait aboyer les chiens à l’entrée des villages et détourner la tête des vaches dans les prairies.

Les chevaux sont plus compréhensifs, ils ne tendent que les oreilles.

Alors je me dis, la décrépitude mentale me guette t-elle? Ce sont peut-être des signes avant-coureurs.

L’ordre et le désordre sont-ils des prémisses d’une crainte de perdre une forme d’autonomie dans son quotidien?

Héritée de ma période professionnelle, du suivi managérial des mes affaires par objectifs, j’ai tout converti chez moi en résultats. C’est un enfer dont je peine à m’extraire. Pire, l’absence de rationalité me déstabilise, j’ai besoin de repères quotidiens. J’écris ce qui me semblera plus tard utile dans un mois, un an et je récapitule mentalement le bon usage de mon emploi du temps journalier.

Un boulot de dingue!

Pendant ce temps là, je ne pense plus à disparaître.

Mais j’ai encore des axes de progrès.

Ma culture livresque au demeurant modeste, car je lis lentement jusqu’à mon sommeil, me cantonne dans des évocations historiques, les romans de nos auteurs contemporains comme Camus actuellement. Comment vivre à Oran au temps de l’empire colonial?

Juin s’annonce médiocre après l’épisode caniculaire de mai. Je vais tout de même sauter dans mes baskets après ces digressions éloignées.

Maxou, t’es pas drôle à la fin!

Je traverse le Klostermuehlenbaechlein 

J’étais passé par là en 2018 mais je n’avais pas osé traverser le gué.

Hier le niveau d’eau l’a permis. Sans que que mes chaussures Nordwave soient débordées. (km 19,3 du parcours)

le Klostermuehlenbaechlein c’est un ruisseau qui alimentait le moulin de l’abbaye toute proche, l’Oelenberg.

L’abbaye de l’Oelenberg

Pour progresser sur un gué enroché, il faut agir en deux temps:

1/ placer votre vélo en avant avec une légère diagonale et « l’enrocher », il va vous servir d’ancrage comme un piolet, toujours les deux mains freins serrés.

2/ avancer latéralement en choisissant où vous placez les pieds, sur une roche émergeante sèche ou non glissante ou bien en fond de filet d’eau si la roche apparait.

Puis recommencer à progresser à l’étape 1

Sinon reculer. Ne pas se précipiter et faire le point de votre trajectoire en ayant au moins deux mètres d’avance mentale avant de poursuivre.

Une chute? personne n’est là donc ne pas faire un mauvais exploit qui fera la une des gazettes « le septuagénaire voulait traverser la Doller avec son VTT »

Au km 14, sortie du bois, à l’entrée dans Reiningue voir la chapelle Müattergottesgartla (jardinet de la mère de Dieu) du XIXème dotée d’un autel en bois peint et d’une piéta en chêne.

voir le parcours

https://www.openrunner.com/route-details/24262756