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Monpazier

Monpazier (Dordogne)

Monpazier, ancienne bastide du XIIIeme siècle. J’ai regardé dans le Larousse : Petite ville fortifiée et à plan régulier, créée de toutes pièces au Moyen Âge dans le sud-ouest de la France.

Alors c’était bien cela que j’ai vu la semaine dernière chaque soir en rentrant de ma balade à vélo dans le Périgord. Le petit village n’a plus que des envahisseurs pacifiques, les touristes.

Il était 14heures 30, alors je me suis assis sur le banc de bois devant l’arcade. J’ai attendu que le magasin SPAR ouvre à 15 heures pour y faire mes petites courses. La place scintillait sous le soleil et les flonflons de la fête se préparaient. Il faut un programme de festivités lorsqu’on vit grâce au tourisme. La grande tente blanche nous privait de beaux plans photographiques mais il fallait l’accepter.

Peindre les vieilles pierres est casse-cou. Je le confesse. On commence par empiler une rangée de pierres, puis deux, puis à la troisième rangée on s’épuise tellement c’est monotone. Qu’en pense le maçon? lui qui n’a pas le choix?…

La pierre a des reflets bleutés, des cristaux je présume? La pierre bleue existe réellement en Wallonie et dans l’Escaut mais pas dans le Périgord. Tant pis, moi je la vois bleue. J’en ai besoin pour renforcer mes tons chauds et mes contrastes. Je connais des peintres qui sont tétanisés par les murs blancs comme un mur des lamentations et qui ne savent pas quoi en faire. Moi, j’en ai pris mon parti: un fond humide coloré et je délimite ensuite.Faut surtout penser à exploiter les reliefs de l’architecture, sa profondeur de champ sous les arcades et donc exploiter les ombres. Je ne suis pas expert. Mais je me suis libéré de mes angoisses, j’ai fait le mur.

Réflexion faite, je cause plus que je ne peins.

Quatre jours de voyages (4/4)

Soulaures. Je mets parfois une image « coup de cœur » en tête de récit. Encore faut-il en avoir une! je trouve celle-ci pas trop mal foutue. Il faut avoir l’ombre au bon endroit en fonction de l’heure de passage, un avant-plan sympa avec du végétal coloré, une architecture homogène bien cadrée. Bref savoir se décerner des fleurs! J’ai de la chance, y’a pas de bagnoles pour gâcher le paysage.

Voici mon séjour à Monpazier (Dordogne) qui se termine.

81km et 900 mètres

Pour me rendre à Aigueparse, mon voisin du camping me dit passe donc par Soulaures, c’est moins difficile.

Je lui fait confiance.

Mais à Soulaures je m’embarque sur la mauvaise route ne trouvant pas une intersection que j’imagine, rétrospectivement, cachée derrière l’église. En conséquence de quoi, j’ai fait dix bornes de plus pour atteindre le premier site à voir.

J’arrive enfin à Aigueparse après moult circonvolutions dans le landerneau et une rafale de bosses
Je suis tellement excité par l’Occitan que ma photo est pourrie. J’ai même pas un type de l’Equipement sur place pour démonter le panneau le temps de photographier. Le bled a perdu sa qualité de commune, il est rattaché à Mazeyrolles. L’histoire des lieux raconte qu’on a de la bonne eau partout. Effectivement, j’ai vu un type remplir des bouteilles de Volvic vides au bord de la route.

L’église romane d’Aigueparse possède un clocher-mur et un clocher tour fortifié en forme de donjon ; un chœur avec corniche à modillons sculptés ; abside voûtée en cul-de-four. Vivre dans le donjon de l’église avec pour seules fenêtres des meurtrières, très peu pour moi.Quand tu es attaqué, tu peux toujours faire sonner les cloches, personne ne viendra te délivrer, surtout si la guerre doit durer cent ans. Depuis que la route est goudronnée, on peut se barrer vite fait. A vélo.

La cabane du type qui habite là est belle. Mais tout est fermé.
Me voila sur la grand route. Un commerce de bois du pays

A Fonsalade, le riverain m’a dit de prendre la nationale jusqu’à la Gare, ce sera moins dur pour rejoindre Loubejac. Oui m’sieur, j’y cours tout de suite. Les chiens aboient de rage de voir un cyclo oser s’adresser au proprio. Je pars dans un concertino de chiens fous.

Au grand rond-point, pas de gilets jaunes…mais je suis quand même le bienvenu. je vais faire 10 bornes pour atteindre Loubéjac
Me voici à Loubéjac. On voit l’église de loin. Elle est classée, comme il va de soi.

Il y aurait 269 habitants à Loubéjac. Je n’y ai vu que deux ou trois maisons. Étrange… Ou bien tout le monde est éparpillé dans les hameaux…bon l’église est belle, mais je commence à avoir ma dose d’églises. J’en profite pour éventrer mon sac de chips et j’arpente la butte. Je ne vois pas le proxi non plus

C’est du solide, y’a pas à dire. Plus solide que Notre-Dame au moins!

Bon alors les châtaigniers, où ki son?

ça y est, j’en ai trouvé des châtaigniers. Même qu’ils en plantent des vergers comme chez nous les pommiers!

Qu’est-ce qu’on fait avec le châtaignier?

Tout est expliqué ici

Je n’ai vu que deux abris ronds comme celui-ci. Très beau entièrement en pierre.
Me voici à Villefranche-du-Périgord. Les Gilets jaunes m’accueillent à bras ouverts. Je leur explique comment j’ai réussi à échapper à la hausse de l’essence en voyageant à vélo. Ils semblent dubitatifs sur ma trouvaille. Alors je vais prendre un café au commerçant ambulant devant…l’église.
Notre ami Henri Bosc arrive. Il se réfugie tout de suite à l’ombre des arcades sous les regards admiratifs des autochtones
ici au moins on ne risque pas les coups de soleil
Le clocher-mur de Villefranche et ses deux tourelles.
C’est jour de marché à Villefranche

Comme je n’ai pas l’intention de m’éterniser à Villefranche, je reprends ma trace et je vais à Besse. Besse 156 habitants. Et devinez quoi?…je vais voir l’église! Non!…..si!……..

L’Eglise de Besse est mastoque. Dieu au Moyen-Age était un sacré donneur d’ordre. Il n’y avait pas chômage, au moins.C’est vrai qu’on n’avait pas de vélo à l’époque, on pouvait donc prier tout le temps.
En ce temps là les moines faisaient un briefing tous les matins dans la salle capitulaire…
Le contremaitre distribuait les tâches: toi Jojo tu arrosseras les salades, Firmin tu iras au pain, Benoît corvée de patates, Augustin tu trairas les chèvres
A Besse, les boites à lettres sont en pierre de taille
koi, koi, koi,koi.Dès que j’apparais au détour du virage, le troupeau d’oies sonnent l’alerte.
Prats en Périgord. C’est ma dernière église, je vous le promets. Il est midi, personne dans la rue.
Je fais le tour du village et je m’en vais

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Quatre jours de voyages (2/4)

Monpazier, ancienne bastide, au cœur de notre séjour

Je commence par l’administratif, l’assemblée générale des Amis du Randonneur. Je passe sur le coté lénifiant de toute assemblée dès lors que sur le fond tout le monde est d’accord. Toutes les résolutions ont été votées à main levée sans discuter. C’est dire que le consensus est de taille. Menée de main de maître par le président Régis de Saint Estève, l’AG aura duré à peine trois heures.

Retenons que la moyenne d’âge des augustes randonneurs est de 67 ans. On comprend donc pourquoi aucun d’eux ne souhaite devenir devenir dictateur vis à vis de la direction en place. D’ailleurs le constat est là comme dans bien des organisations cyclistes: l’âge s’avance et l’on peut craindre de voir les syndics de faillite déposer le bilan dans quelques années.

Comme dans tous les clubs, organiser une randonnée cycliste devient de plus en plus compliqué vis à vis des préfectures appelées à « savonner la planche ».

On manque de rédacteurs à la revue surtout à la rubrique « mon p’tit coin méconnu ». Faut dire que les titulaires sont tellement bons qu’on hésite à déposer sa prose devant le comité de rédaction. J’en ai fait l’expérience…

L’abonnement va passer à 23 euros au lieu de 20 pour faire face aux coûts de fabrication et aux abonnements qui mollissent (669)

La rencontre nationale de 2020 aura lieu à Saint-Romans sur Isère dans…l’Isère. J’imagine qu’il y aura aussi de belles déclivités.

J’ai toujours en tête l’idée d’une rencontre régionale en Alsace mais j’avoue avoir du mal à caler des parcours attractifs…ainsi qu’un point de ralliement confortable.

Après l’AG de Ponpazier, on prend nos vélos et on part visiter Périgord et Dordogne trois jours durant.

Monpazier, la halle. Je ne sais pas si les poutres sont d’époque…
Je quitte la bastide sans être inquiété. Aucun hallebardier
Ce qui est bien dans le Périgord, c’est que les hameaux se succèdent. On ne reste donc pas longtemps sans tomber sur une abbaye, une bastide ou une chapelle. La religion a marqué son empreinte indélébile indissociable de l’histoire du Moyen-âge
Souvent le clocher n’est qu’une façade abritant les cloches
Le réseau routier est particulièrement adapté au vélo, peu de voitures et routes entretenues
Montferrand-du-Périgord, un must de la balade

https://www.openrunner.com/r/10048370

Regardez le profil casse-patte du Périgord sur la trace GPS!

Monpazier, préparation au voyage

Monpazier

Jour de pluie. J’en profite pour me plonger dans mes prochains séjours à vélo.

Avec Les Amis du Randonneur, ce sera la Rencontre Nationale du 30 mai au 2 juin à Monpazier en Dordogne. Je suis méthodique, je parcours l’invitation, les circuits proposés. Peu à peu je découvre par anticipation cette belle région, les bastides, Monflanquin, Limeuil, Villeréal, la Dordogne, la Vézère, …

Mon hébergement sera à Monpazier (image ci-dessus), ancienne bastide du XIIIe siècle. Avec Google Map, on peut déjà circuler dans les rues et se rendre compte de la beauté des lieux.

Le séjour comportera quatre parcours de découvertes

Aller sur le site du Randonneur