Col de Roffling depuis Villé

Chateau Honcourt Hugshoffen

Je commence par me tromper d’itinéraire en partant de Villé, j’oublie de tourner à gauche à Saint-Martin pour aller au col du Banc du Forestier (453m).

Je passe devant l’entrée du château Honcourt Hugshoffen très bien tenu.

l’entrée du château

La grimpée n’est pas trop difficile jusqu’au col Banc du Forestier.

col du Banc du Forestier et son refuge, comme il se doit.

Puis je redescend à Saint-Martin.

Hommage aux traditions à Maisongoutte

C’est un col de nos jours inusité, la preuve: il n’est mentionné nulle part et n’a même pas droit à un écriteau. C’est le col de Roffling noté à 813 m sur la carte IGN. On passe de la vallée de Breitenbach à celle de Hadangoutte qui passe à Steige.

Cependant j’y monte quand même puisqu’il figure sur notre liste des Cent Cols.

traversée de Breitenbach est sévère, un peu comme celle de Linthal

La montée jusqu’à Breitenbach depuis Saint-Martin est routière. On peut donc rouler même si la traversée du village donne un avant-goût de ce qui m’attend après.

à la sortie du village, je longe le cour d’eau, chemin carrossable pas longtemps

Manque de chance, je grimpe en longeant le Breitenbach qui dans les derniers kilomètres et bien qu’il comporte un « rond rouge » du CV n’est plus entretenu.

Je grimpe dans un amoncellement de bois et de pierres.

Deux couvreurs refont à neuf l’auberge de Vosgritt sur ma droite.

Il faut aimer ce genre d’exercice qui allie vélo et escalade

En résumé je grimpe à pied les 3.5km en poussant, en tirant, en portant le vélo par dessus les arbres tombés. La pente oscille entre 15 et 19%.

en marron la montée est entre 15 et 18%
Et maintenant je fais comment pour rejoindre le col au-dessus? mon chemin tangente sans l’atteindre. Je vais m’aider de mon vélo comme de piolets. Je le plante devant moi, je fais un pas vers lui, je le retourne comme on changerait de carre et je le replante. Il faut viser une trajectoire en biais qui évite les arbres morts. J’ai acquis cette expérience depuis plusieurs années. Ce qui est amusant c’est de voir les traces des confrères qui se sont aventurés par là, je les devine.

Ce n’était donc pas le bon plan. Le bon plan, c’était d’y accéder par le col de la Charbonnière (962m) et donc parcourir par la route depuis Villé, Steige, le col de Steige puis la Charbonnière. Inenvisageable pour moi à VTT. Tant pis! j’aurais pu aussi monter par Steige par là où je suis descendu. Trop tard!

des pauses tous les 50 mètres où j’observe ma progression sur Garmin

L’essentiel c’est d’y être arrivé. Dans les pentes sévères et encombrées, je progresse moins vite qu’un marcheur, sans doute, puisqu’en plus de marcher je dois pousser le vélo. Je me fixe donc des repères de 50 mètres environ où je fais une pause avant de reprendre car la progression est énergivore. J’inspecte ma dénivelée pour estimer ce qui reste à gravir.

un mini sandwich et une banane. Col de Roffling. Mon GPS bipe sur le waypoint. J’ai presque terminé mes 50cl de bidon.
un trépied de fortune pour mon Olympus d’une solidité extrême, plusieurs fois tombé dans les rayons!
au col toute la forêt est morte
j’entame la descente sur Steige, c’est roulant, quelle chance!




https://www.openrunner.com/r/14569405
un tel chemin dans la descente, si seulement j’étais monté par là!

Steige et des cols à VTT

Steige enveloppé de brume ce matin au départ

Je pars de Steige à VTT ce matin dans le Val de Villé.

Le Val de Villé est charmant par tous les temps. Aujourd’hui, c’était plutôt un temps automnal. J’ai rencontré une promeneuse et son chien lévrier. On a bavardé. Puis des cueilleurs de champignons. On a bavardé aussi. Quelques rares girolles ans le panier. Alors les cueilleurs vont de place en place avec leur voiture. On se suit presque.

A la Salcée, j’ai observé un jeune poulain encore timide collé contre sa mère. Émouvant.

le chemin fait référence à une mine, nombreuses dans la région

J’ai du adapter ma trace pour rejoindre le col du Blanc Noyer (560m). A huit heures je monte par le chemin de la mine.

Il ne faut pas se tromper et se laisser aller à la facilité: un chemin roulant peut vous détourner de votre route. Bine réfléchir aux carrefours dans la forêt avant de prendre la bonne direction, celle qui optimise vos efforts. Car le VTT est énergivore en montagne.

le départ est rude dans le chemin de la mine avec des 24%. Inutile de dire que je pousse. Après ça ira mieux

Au col du Blanc Noyer, un point d’eau raccord au réseau. Normal, il y a un lotissement à coté. Je trouve assez sympa qu’une commune fasse confiance à ses promeneurs.

col du Blanc Noyer

Puis je poursuis en direction du col du Mont à 761m sur le GR532. Un endroit désert. Je descends jusqu’à la route du Climont.

C’est un aller et retour juste pour aller saisir le col d’Urbeis à 602m.

Climont, je m’y arrêterai au retour
Demi-tour. Col insignifiant

Au retour, je m’arrête au Climont. A peine deux maisons occupées. Tous les édifices collectifs sont vides. C’est triste. Le temple protestant est encore debout soutenu par les fidèles extérieurs.

le temple réformé de Climont construit sous l’annexion en 1890 à 300m de la frontière. J’ai toqué…personne et fermé à clé. Dommage je ne verrai pas la charpente entièrement chevillée.

Tout le reste est sinistre

L’Association Vacances Sélestat est en déshérence

Après la Salcée (588m) et ses confitures du Climont, me voici au col de Steige (537m) avec son étang

Il ne me reste plus qu’à redescendre à Steige.

C’est sympa Steige vu d’en haut.

Le parcours est là

Il fait 25 km et 650 m. Et mes cinq cols qui manquaient à mon tableau.

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