Sylvie Germain au pilori

Je rentre d’une semaine dans le Morvan. Forcément je suis attiré par le texte extrait du roman de Sylvie Germain « Jours de colère » proposé aux élèves du bac général de français. Il évoque le Morvan.

Je ne connais ni Sylvie Germain ni son roman. J’ai cherché à lire ce texte.

Pourquoi?

Parce que Sylvie Germain est l’objet d’attaques violentes sur les réseaux sociaux de la part d’élèves qui l’accusent d’avoir compromis leur réussite à l’examen

  • par contre Sylvie Germain va te faire foutre avec tes textes de merde
  • Nique bien ta race Sylvie Germain à vouloir nous faire cracher des refs à Tarzan
  • sylvie germain ça fait quoi d’avoir niqué nos dossiers ?? nan mais parce que tarzan et compagnie c’était marrant deux secondes mais là c’est trop

Voici le texte en question.

Bien sûr, je n’ai aucune légitimité à me plonger dans l’univers intellectuel de nos jeunes, ayant largement dépassé l’âge de l’adolescence.

Mais je lis et j’ai cet avantage de savoir situer le Morvan. Et je comprends presque tout de cet univers poétique d’une génération d’hommes jeunes qui vivent au sein d’un terroir qu’ils possèdent en profondeur, ses forêts, sa faune, ses lacs, la relation aux astres et l’indissociable rugosité de leurs comportements assimilés à des chants.

J’en resterai là. J’aurais peut-être réussi à concourir avec ce texte. Et en même temps, je reste stupéfait des réflexes de cette génération décadente et primitive qu’on présente aux examens . Mais j’en ai peut-être déjà trop dit!

Cela dit, je vais me procurer le livre de Sylvie Germain.

Ironie de l’histoire, Sylvie Germain a reçu le prix Goncourt des lycéens avec Magnus en 2005.

%d blogueurs aiment cette page :