
Dans son éditorial de la revue de ce mois (n°607-nov2011), sous la plume de Francis Degeix, la FFCT s’inquiète: c’est la traditionnelle période des assemblées générales qui s’annonce dans les clubs fédérés et la question du rajeunissement des structures dirigeantes devient de plus en plus prégnantes.
Pour la FFCT, « il ne s’agit pas de mettre les vieux dehors mais de prendre conscience que le changement est source de redynamisation ».
On est tous d’accord, mais pourquoi avoir tant attendu avant de s’en apercevoir?
Oui, il faut dynamiser la structure FFCT de la base jusqu’en haut.
Le problème, c’est le « re » de redynamiser qui témoigne qu’il est déjà un peu tard pour changer des dirigeants qui ont campé depuis des lustres à leurs postes dans certains clubs…qui n’ont pas vu fondre leurs effectifs au fil du temps, ni leur moyenne d’âge grandir et qui n’ont pas su (ou voulu) rajeunir leurs membres adhérents.
N’oublions pas que la vénérable dame FFCT s’inquiétait déjà dans le mensuel de juillet dernier du vieillissement de ses membres constatant avec amertume que dans « les statistiques des années 70-80…la tranche d’âge la plus représentée était celle des 30-35 ans,… 30 ans après, ce sont les mêmes cyclos…qui ont avancé en âge et on ne perçoit plus d’adhésion forte dans les tranches d’âge plus jeunes ».
Il est vrai que les cyclos plus jeunes ne trouvent pas toujours dans les clubs ce qu’ils cherchent, des circuits à la carte, des itinéraires renouvelés, des formules novatrices à la place du train-train habituel…le tout sur fond d’inadaptation à la mode du VTT.
Mais le plus gros handicap des clubs, c’est l’individualisme des pratiquants qui ne veulent plus se plier à des contraintes collectives de parcours, d’horaires et de discipline sur la route.
Pour de nombreux cyclotouristes, l’esprit de club n’est plus ce qu’il était. Et les dirigeants ont aussi leur part de responsabilité dans cette désaffection.
