Vélo, euro, boulot, l’épreuve du choc de pauvreté


billet de 50 bicycles, la nouvelle monnaie de l’économie cycliste

Mieux vaut prendre des précautions oratoires.

« Vélomaxou, l’autre moi, sait aussi obéir au crétinisme ambiant.

Un crétinisme qu’on nous instille à haute dose à travers médias interposés, un crétinisme qui véhicule tous les poncifs des idées reçues par les tenants de l’idéologie dominante.

Donc, selon les bien-pensants en vue, ceux qui tiennent salon dans les studios et les rédactions, hors du choc de compétitivité: point de salut!

C’est en tout cas  le credo d’un grand commis de l’État, Louis Gallois.

C’est quoi au fait ce choc de compétitivité inspiré d’idées de droite et que la droite tente de refiler à la gauche faute de n’avoir pas su nous le vendre quand elle était au pouvoir?

C’est tout simplement la manière de faire les poches du bas peuple pour le rendre encore plus pauvre que pauvre.

Vite! je tâte mes poches…

Un minuscule porte-monnaie dissimule dans un double fond une pièce.

Un pièce qu’on m’a vendue comme la dernière merveille du monde en 2002: un euro. Un euro que Giscard, bon prince, voulait appeler écu en souvenir de l’ancien temps.

Un euro dont les Allemands raffolent parce qu’il nous évite, à nous les Franzoses, d’user de ce qu’on appelait jadis la dévaluation compétitive.

C’est ma dernière pièce du mois, celle qui me fera manger du pain. Rien qu’une toute petite baguette de 200gr d’eau, de farine et de levain à 6.55957 francs.

A une condition toutefois, celle d’aller chez mon boulanger au bout de la rue avec mon vélo.

Imaginez votre dernière pièce le 5 du mois!…

Que fait-on après?…

On hiberne, comme les marmottes…

Le courrier s’amoncellera comme les feuilles mortes, tant et tant, que le facteur inquiet retournera les plis avec la mention « PPDLB », ce qui en langage postier signifiera « plus de place dans la boite ».

A la troisième sommation, l’huissier viendra réveiller le dormeur à grands coups de pied dans la porte, faute de sonnette, le courant ayant déjà été coupé.

Vous dormiez?… et bien payez maintenant!

Il ne reste plus alors, les derniers objets portés aux Emmaüs et la maison vendue à la méthode subprime, qu’à rejoindre le statut du mendiant. Le mendiant venu de nulle part qui assis par terre tend son gobelet en plastique du Crédit Mut (avec la Société Générale, ça marche aussi) devant les portes de l’Aldi.

32 centimes de l’heure, un choc compétitivité époustouflant!

Ainsi, nos chers gouvernants se retiennent encore pour nous rendre encore plus compétitif, c’est à dire plus pauvre, le temps que le bourrage de crâne fasse son œuvre dans les esprits.

Attendons encore un peu…la recette magique va sortir des chapeaux de nos apprentis magiciens.

Le plus doué dans sa catégorie sera, soyons-en sûrs, celui qui osera nous sortir de l’euro alors que beaucoup ont déjà annoncé sa mort.

En attendant la mort officielle de l’euro, je propose donc à mes amis cyclistes la création de notre propre monnaie.

Elle s’appellera la bicycle puisque la roue existe déjà.

But de la bicycle, favoriser l’économie réelle plutôt que la spéculation bancaire. »

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2 réponses sur « Vélo, euro, boulot, l’épreuve du choc de pauvreté »

  1. Excellent, vélomaxou!
    Quand nos politiques envisageront ils d’abandonner cette idée obsessionnelle de la croissance effrénée, et ce modèle de société toujours basé sur une plus grande consommation et l’appauvrissement en matières premières de notre planète ;et toujours ce culte insensé de l’Automobile ( ne voilà t il pas que Renault ressuscite l’Alpine Renault , figure emblématique de la réussite de l’entreprise Renault) ? A quand enfin un autre langage de « décroissance raisonnée », seule solution à long terme?

  2. Je pense souvent à l’histoire de l’âne (lue il y a bien longtemps dans la littérature)
    Un paysan, qui avait un brave âne courageux et très travailleur, trouvait que celui-ci lui coûtait trop cher en nourriture.
    Il eut alors l’idée de le nourrir un peu moins afin d’économiser sur le coût de la nourriture, puis de moins en moins afin de l’habituer à la frugalité.
    L’âne continuait tant bien que mal à donner le meilleur de lui-même malgré la faim qui lui tenaillait les entrailles.
    Mais un matin, le paysan trouva la brave bête morte sur sa litière et se désola bruyamment :
    ‘’ Mon Dieu, un âne si fort et si courageux, quelle perte ! juste au moment où j’allais l’habituer à ne plus rien manger du tout !’’

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