Sortir: quitter le lieu où l’on se trouve pour aller dehors.
Je me souviens d’un boulangère qui lorsqu’on lui achetait des gâteaux nous demandait si c’était pour sortir…
Autrement dit pour répondre à une invitation.
Dans l’affirmative, notre emballage était plus luxueux avec un beau ruban bouclé.
A vélo, on se fait beau aussi pour sortir; même si le temps est moche.
Le temps devrait toujours se mettre au beau pour nous accueillir.
Je vais louvoyer entre les nuages annonciateurs de bruines pour quitter la ville.
J’arrive sec à Uffholtz et j’entreprends la grimpée du Vieil Armand jusqu’au carrefour de Wattwiller.
Pas de pluie; juste de grandes bourrasques en haut des cimes des arbres.
Dans mon dos, un bruit de camion qui peine…
Un gros semi-remorque espagnol des transports Bidassoa vraisemblablement abusé par un GPS optimiste…
Quoique faire du transports par la route des Crêtes, pourquoi pas? ça change de l’autoroute!
Un soupçon de brume à l’embranchement du Molkenrain
Je poursuis jusqu’au col du Silberloch, là où se trouve le Hartmannswillerkopf.
Trois bus attendent des scolaires qui visitent les lieux.
Sont-ils montés à pied?
J’en doute.
Je ne manque jamais de prendre un ou deux clichés de la montagne à Freunstein car c’est toujours beau et j’ai le sentiment de faire corps avec les éléments.
Retour par le col Amic.
J’obliquerai vers les Violettes; Thierenbach est au sec avec un timide rayon de soleil.
