J’aborde le col Amic par Wuenheim.
Je suis plein de bonne résolution, la température est agréable, la route en sous bois ombragée.
Une jeune fille habillée en vert me dépasse.
Puis après quelques mètres, elle semble ralentir le train.
Je n’ai pas l’intention de modifier mon rythme, mais quand-même…elle semble pédaler à une allure qui ressemble à la mienne.
Entre 11 et 13 km/h.
Je ne m’approche pas, je reste à cinquante mètres derrière.
Cette cycliste est un poisson pilote; elle relance en danseuse dans les petites courbes pentues, chose que je m’interdis, puis elle jette un coup d’oeil pour voir si je suis toujours là…Dans les tronçons de pente atténuée, elle en profite pour hausser la pédalée, là où je m’octroie d’habitude du repos…
Au total, je vais monter les 7 kilomètres un peu au-dessus de mon train habituel.
Elle atteint et dépasse un cyclo 500 mètres avant le col.
Un peu vexé, le copain!
Il tente de s’accrocher…puis lâche prise.
Il me confiera au parking qu’il fêtait ses 61 ans et qu’ancien coureur cycliste, il montait alors le col Amic en 52×18!…
Un exploit dont j’aurai été bien incapable à l’époque.
En montant à Freundstein, petite pause le temps d’un cliché de Goldbach dans son écrin de verdure.
Au Vieil Armand, étonnement.
Un engin détruit l’auberge.
La plaque de chantier est libellée ainsi: « démolition totale des bâtiments, auberge et ses annexes, hutte en rondin et chalet (cabane ONF) »
La commémoration (encore une!) de la Grande Guerre 14-18 cet été avec François Hollande et Angela Merckel y est-elle pour quelque chose?
On aimait s’y arrêter l’été boire un pot.
Dommage!
