Cyclisme utilitaire, le déplacement heureux


Le vélo utilitaire s’adapte à tous les besoins

Cycliste utilitaire

Cycliste utilitaire, c’est devenu le vocable conventionnel pour distinguer le cyclisme de loisir et le cyclisme d’usage.

L’un et l’autre ne sont pas antagonistes: rouler le dimanche pour se balader a aussi son utilité pour le bien-être du corps et rouler pour ses affaires n’empêche pas l’autre.

Parmi les usagers du vélo utilitaire, on trouve de tout.

A commencer par le vélotafeur, un néologisme pas top pour désigner celui qui va bosser à vélo…ou qui en revient

Vous le savez sans doute, ces vélotafeurs ont leur site, vélotaf, où l’on parle de ses expériences quotidiennes, un peu comme au café du commerce ou au stammtisch alsacien.

Attention, on n’entre pas au forum de Vélotaf comme un chien dans un jeu de quilles: le forum a ses codes. D’abord se présenter (comme dans tous les forums) et ne pas jouer au troll sur un sujet qu’on ne connait pas. Ensuite sachons qu’il est de bon ton de railler la bagnole, l’enclume, et ses caisseux!

J’y fais quelques passages en qualité de marginal du vélotaf; étant en retraite, ma seule expérience du vélo consiste à aller acheter le RonRon pour le chat.

Depuis quelques semaines, j’affronte les frimas pour aller à la ville, vu que j’ai déménagé.

Onze à treize kilomètres aller et autant au retour.

Attitude quasi compassionnelle de mes amis qui ne s’expliquent cet usage anachronique du vélo.

Rouler de nuit avec ses sacoches et sa lumière, un délice

Rouler de nuit avec ses sacoches et sa lumière, emmitouflé  de pied en cap, est pour moi un délice.

Pour rouler confortablement vêtu, il faut un bon parka pas trop serré, une capuche sur la casquette, des grosses chaussettes, des chaussures fermées et…des gants!

J’ai vraisemblablement un attirance masochiste, penserez-vous…Cependant si l’on se replonge soixante dix ans en arrière, avant l’avènement de l’automobile de masse, le vélo était le seul moyen individuel pour se déplacer quotidiennement sur 10 ou 20 kilomètres, sans frais, afin d’aller bosser ou afin de rejoindre la ville ou la campagne.

Le vélo la nuit suscite nombre de fantasmes, surtout si l’on vient à rouler en forêt.

Tu vas te taper un sanglier!

Oui, peut-être!…C’est déjà arrivé, parait-il.

Hier soir, je pédalais par tranches sur la piste cyclable.

La lune éclaire la campagne

Dix coups de pédales, puis je me laissais glisser dans le vent, à l’écoute des bruits de la nature.

Puis je reprenais mon cycle de pédalage.

Attiré par une silhouette non identifiée hors de mon champ de lumière, je braquais furtivement en sa direction pour l’identifier, puis je poursuivais sur ma trajectoire.

La lune éclaire la campagne au point qu’on pourrait rouler sans phare pour peu qu’on connaisse son parcours.

Mais lorsque la nuit est noire, un éclairage confortable et puissant s’impose…ainsi qu’un éclairage de secours; j’ai donc deux lampes, mon phare à Led Ixon, et en dépannage mon éclairage fixe sur petite dynamo Sanyo.

Quand j’aborde la localité, mon vélo bardé de dispositifs rétro-fléchissants, toutes lampes allumées et clignotantes, gilet fluo sur le dos, je dois ressembler à un sapin de Noël car les autos passent au large de crainte de faire tomber les guirlandes.

Combien de kilomètres à humer le vent ainsi chaque jour, chaque semaine?

Quand on aime, on ne compte pas dit l’adage.

Rouler à vélo, l’exercice heureux qui vous préserve de toutes les contingences modernes.

 

 

 

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