Pourquoi pas le Nord? (2)


Vianden au nord du Luxembourg ne manque pas de pittoresque

L’été est propice aux voyages à vélo.

J’avais évoqué hier la Wallonie.

Aujourd’hui, c’est le tour du Luxembourg.

Le Triangle Luxembourgeois. Un parcours reconstruit approximativement à partir de mon carnet de voyages

Appelé alors « Le Triangle Luxembourgeois », je l’avais réalisé en 1978.

Certes on ne s’était pas attardé en chemin car le cyclotouriste d’alors que j’étais était plus « cyclo » que « touriste ».

Déjà!

270 km en 16 heures pour les groupes et en 18 heures pour les individuels.

C’était le challenge à réaliser.

Puis pour valider le triangle, il convenait de le refaire à l’envers quinze jours après.

Un truc de dingue que je ne referais pas aujourd’hui.

Bon, cela dit, si j’en juge par mon modeste carnet de route de l’époque, j’ai du me bagarrer avec mon bagage de victuailles car à cette époque là, on ne s’arrêtait pas au restaurant.

Mes compétences diététiques étaient des plus réduites:

  • 500gr de fromage blanc
  • un sandwich jambon
  • un sandwich thon
  • un morceau de pain
  • une boite de Vache qui Rit
  • quatre œufs cuits durs
  • deux pommes
  • six portions de pains d’épices

Et je conclus avoir manqué de sucre!…des sucres rapides, je présume.

Partis de Differdange à 5h30 du matin, nous arriverons à la nuit tombante à 20h30 à notre point de départ.

A cette époque là, on ne n’enregistrait pas les dénivelées sur son vélo et on disposait de modestes moyens avec les courbes de niveau des cartes.

Notre président de club qui embarquait ses ouailles derrière lui se gardait bien de l’évoquer, mais la journée était plutôt pentue avec ses 3000 mètres de dénivelées positives. Lui seul d’ailleurs possédait les cartes!

J’ai reconstruit approximativement le parcours sur Openrunner ici.

A l’origine, les preuves de notre passage étaient celles des tampons chez les commerçants…mais à cinq heures du matin, pas facile d’en trouver aussi tôt pour notre départ.

Le triangle inversé quelques semaines suivantes a un avantage: on se souvient des côtes qui deviennent des descentes fulgurantes et…des descentes qui deviennent des calvaires!

Je garde en mémoire de beaux paysages.

Si le sud du pays est industriel avec sa sidérurgie, en revanche dès qu’on aborde la frontière allemande avec la Moselle, le paysage est agréable de Remerschen à Wormeldange.

Remich, son vignoble sur les bords de la Moselle

Plus loin, on ne pourra pas échapper à la visite de Vianden et de son château.

Esch sur Sûre sera aussi un incontournable point de passage; mais il faudra compter avec des côtes sévères.

Esch sur Sûre

Cette modeste évocation sera t-elle suffisante pour susciter un voyage?

Je le souhaite car le Luxembourg ne manque pas d’atouts touristiques dès lors que la pluie ne vient pas s’inviter sans prévenir.

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5 réflexions sur “Pourquoi pas le Nord? (2)

  1. Cette modeste évocation sera t-elle suffisante pour susciter un voyage?

    Peut-être pas, mais pour raviver des souvenirs, certainement !
    Une année après ton passage (On sentait encore sur les routes l’odeur des boyaux cramés 🙂 ) en 1979 donc, nous avons participé en famille à la semaine de l’AIT à Luxembourg)
    On a eu davantage de temps pour contempler…

    • Les boyaux cramés?!!!
      Je crois qu’on en avait terminé depuis peu avec les boyaux.
      On avait à la place ces pneus Michelin ou Wolber qui n’étaient pas d’une qualité extra, si j’ai bon souvenir.
      Cela dit, si le voyage était à refaire, je prendrais mes aises et surtout des photos.
      On président d’alors s’appelait Deux…

  2. Bonjour,
    Le triangle, le ruban et la flèche luxembourgeoise étaient mes terrains favoris pendant mon très jeune âge auprès de Pierre Deux et Jean Claude Rivière. J’ai dû en parcourir sept ou huit à leurs côtés ou plutôt devant dès l’âge de quatorze ans.

  3. Alors on doit se connaître car pour tous les circuits organisés par Pierre Deux on me demandait une participation active notamment lors des quatre brevets fédéraux de 150,250,350,500 km et des audax de 200 400… jusqu’à Paris Brest en 1976 sous la canicule de juin.

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