L’ubérisation du vélo


Coursier à vélo, une caricature de la précarité

Ils sont 4500 à rester sur le carreau.

Ils, ce sont les coursiers à vélo de la société Take Eat Easy qui vient d’être mise en règlement judiciaire. (source)

Coursier à vélo, c’est le nouveau job à la mode qui consiste à devenir un nouveau forçat de la rue à vélo capable de déjouer les encombrements pour vous livrer à domicile, courriers, colis et bouffe.

Take Eat Easy, c’était justement la bouffe à domicile. La pizza en mieux.

Asphyxiée par son manque de trésorerie, Take Eat Easy n’a pas su rebondir; ses fournisseurs et ses coursiers sont les premiers floués dans l’histoire.

Sur Twitter, ils sont nombreux à dénoncer le scandale: ni les livreurs, ni les restaurateurs ne seront payés

Ceux qui perdent le plus, ce sont les coursiers car tout leur mois de travail de juillet ne sera pas payé.

Travaillant sous le statut d’autoentrepreneur, ils ne peuvent prétendre à aucune indemnité puisqu’ils sont à la fois employé et employeur de leur propre job, un peu comme ces taxis qui attendent les courses fournies par l’application Uber.

Outre l’immense précarité du job, il faut aussi compter avec sa dangerosité impliquant des comportements routiers se déjouant du code de la route.

Pour l’heure, les coursiers tentent de se rabattre comme ils peuvent sur les concurrents de Take Eat Easy le britannique Deliveroo, l’allemand Foodora ou l’américain UberEats.

 

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