Les potins du lundi


Ç'a eu payé, mais ça ne paie plus. Fillon va t-il abandonner la politique pour se reconvertir dans le blé?

Ç’a eu payé, mais ça ne paie plus. Fillon va t-il abandonner la politique pour se reconvertir dans le blé?

La politique me passionne tant je crois encore en ses enjeux pour notre avenir là où d’autres estiment déjà qu’elle n’est plus utile à l’évolution de la planète dominée par les puissances d’argent.

Selon ceux-là, la politique ne servirait plus que de faire-valoir à la mondialisation généralisée des affaires.

Le calme est revenu sur les antennes.
L’affaire Pénélopegate est digérée.
Sur le moment, ça passe mal au travers de la gorge des Français.
Puis après tout s’arrange, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir.
La France a la mémoire sélective, elle zappe ce qui dérange son quant-à-soi; la campagne présidentielle peut continuer comme si rien d’anormal ne s’était produit.

Imaginons alors Fillon, suspecté de malhonnêteté, devenant Président de la République, venir nous donner des leçons de saine gestion du Pays, rayant de la carte 500.000 fonctionnaires, tranchant dans nos remboursements sécu, tout en augmentant nos impôts!

On ne va pas en faire un fromage pour un petit million d’euros dérobé au Pays, là où dans les républiques bananières le népotisme fait loi.

Dans cet univers politique où les compromissions sont indispensables vu qu’il n’y a qu’un poste de président à élire face à autant de candidats, les fiançailles font les délices de la Presse; c’est le seul moyen d’obtenir des strapontins pour les battus.
Bayrou-Macron en sont déjà aux alliances, pressés de convoler en justes noces (justae nuptiae).
Les enfants de ce mariage de la carpe et du lapin pourront donc être reconnus sur les fonts baptismaux.

Pour Yannick Jadot, le Vert galant, c’est un peu plus compliqué. Avec le frondeur Hamon, la noce implique le passage devant notaire.
Chacun veut retrouver ses billes à la sortie si la promise ne tient pas parole.

J’attends de voir comment JL Mélenchon va manœuvrer avec Hamon…vu que l’un et l’autre sont pour l’heure assurés de disparaître aux oubliettes.

Des postes. On veut des postes de députés sans trop se fatiguer.
C’est tout ce que peuvent espérer les Verts vu que la sortie du nucléaire ce sera dans 25 ans au moins, chacun aura le temps de divorcer avant.

De l’autre coté de la lucarne, les Français observent les sondages, jour après jour, un peu comme la girouette qui nous dit si l’on va affronter des vents contraires sur nos bécanes ou si au contraire tout va très bien grâce aux vents portants.

Mais voici que le temps judiciaire s’invite dans la campagne; sans crier gare!

D’un seul coup, nos politiques s’insurgent et vocifèrent: non, nous ne déférerons pas aux citations à comparaître, on veut nous voler notre campagne, prétexte Marine Le Pen.

Imaginons Marine Le Pen trainée chez le juge menottes aux mains!…

Si nous, vulgaires péquins, devions inviter les autorités à déplacer notre convocation chez le juge pour cause de vacances aux Canaries, la maréchaussée viendrait nous chercher manu militari séance tenante.

Comme quoi selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

L’immoralité qui touche nos politiciens a t-elle atteint son apogée?

Tant que les citoyens accepteront que le jeu démocratique enterre les affaires, les impasses du droit aidant, on en restera là. On voit ainsi que l’ex candidat Sarkozy, ex Président, n’est nullement inquiété par le dépassement de ses comptes de campagne 2012 et peut librement accéder au conseil d’administration d’un grand groupe hôtelier.

La démocratie mérite donc de faire des progrès car elle ne semble plus être adaptée aux mœurs politiques de notre temps.

C’est le Salon de l’Agriculture

Hollande s’y est attardé. Il a du temps devant lui et son capital sympathie a repris le dessus depuis qu’il expédie les affaires courantes.

Pour les candidats à la candidature, il faut encore tâter le cul de la vache et faire semblant de s’y connaître…avant de passer aux choses sérieuses. Seul Mélenchon s’est refusé à ce jeu de dupes.

Passer pour un fils de paysan en France est toujours bien vu, même dans une économie agricole mondialisée où la France ne brille plus face aux produits importés.

On ne doit pas se tromper: une fois nos bovins parisiens chouchoutés dans les boxes du salon, c’est une autre voyage qui les attend, celui des abattoirs.

Un parcours tragique que ne manquent pas d’exploiter les militants contre la souffrance animale.

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