Les potins du lundi


Un terme de footeux convient très bien pour résumer cette fin de campagne présidentielle qui s’est jouée hier au soir.

La balle revient au centre.

Alors que l’arbitre a sifflé la fin de la rencontre, inutile de tergiverser, sauf accident, les prolongations de ces quinze prochains jours ne changeront rien à la donne: Emmanuel Macron, un jeune représentant de l’élite mondialiste prendra la direction du Pays…et Marine Le Pen ne résistera pas à l’épreuve des pénaltys.

Avec Macron, la reconstruction des vieux partis de droite et de gauche va peu à peu prendre corps sous une forme hétéroclite dite du centre, un clinquant fait de bric et de broc contraire à toutes nos traditions puisqu’il va bien falloir ratisser à droite et à gauche pour fonder ce parti du centre, chimère inconsistante dans la lignée des Lecanuet, Giscard et Bayrou.

Déjà les ralliements s’opèrent. Un peu de Sarkozy et un peu de Hollande à la fois pour donner à la France la mayonnaise qui manque au menu libéral.

Une fois de plus, nous échapperons à l’écueil de l’extrême droite de Marine Le Pen qui nous promettait une sorte de suicide collectif comme ceux du Temple Solaire en 1995 dans le Vercors. L’Alsace fidèle a elle-même s’est démarquée du reste de l’hexagone où près d’un électeur sur trois (27%) a voté MLP. On peut s’étonner qu’un discours antieuropéen puisse parler aux habitants d’une région ouverte sur l’Allemagne et qui a des ambitions européennes et internationales s’étonne Yolande Baldeweck ce matin dans le journal l’Alsace…

Ceux qui resteront sur le bord de la touche du Macronisme naissant seront les sans-grades de la France périphérique qui voient chaque jour des pans entiers de leurs attaches s’effondrer dans un abîme noir et vertigineux.

Pour ceux-là, point de salut puisque la déréglementation du travail va encore s’accélérer et frapper les populations les plus fragiles, celles dont le déclassement forme une sorte de sous prolétariat embarrassant pour la France en marche d’Emmanuel Macron.

Maigre consolation, la France s’évite une relégation en ne qualifiant pas un de nos deux candidats mis en examen.

 

 

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2 réflexions sur “Les potins du lundi

  1. Avec Macron, la France est sauvée, surtout la France du fric et des affaires. Par contre, les français sont foutus, et les pauvres électeurs de ce beau parleur n’auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer.

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