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France: l’écologie en marche

2012, la France de Sarkozy
2020, la France de Macron

Effectivement, nous avons fait un grand pas pour l’environnement depuis 2012.

Cherchez l’erreur!

Finalement Sarko redevient sympathique

Macron propose l’avion+vélo

Interview surréaliste ce matin du président Macron dans les journaux du groupe EBRA (L’Alsace, les DNA, l’Est Républicain,…)

Nous devons favoriser le vélo avec la possibilité de le trouver à l’aéroport, à la gare routière ou ferroviaire.

Franchement, imagine t-on descendre de l’avion, prendre un vélo avec son bagage puis filer sur la rocade?

Que Macron essaie lui-même de quitter Orly à vélo!

Encore une proposition complètement dénuée de bon sens.

Puis plus loin on lit: Nous devons également remettre sur pied notre modèle SNCF

Après avoir dézingué la SNCF au bazooka, c’est de la provoc?

C’est non!

C’est non!

Je ne participerai pas au grand débat proposé par le Président Macron.

Pourquoi?

D’abord, il faut revenir un peu en arrière. Macron a été élu avec une majorité hétéroclite. Des Français de gauche, pas beaucoup, de droite plutôt et tous ceux qui par peur du FN ont voulu lui faire barrage.

Ne pas s’étonner aujourd’hui du désastre politique, social et économique dans lequel nous sommes. C’était à prévoir. Après s’être essuyé les pieds sur tous les corps intermédiaires, Macron est en face d’un champ de ruine de la représentation démocratique et la République est à bout.

A bout de tout puisque plus personne ne croit à ceux qui sont censés la représenter. Ce n’est donc pas Macron avec son débat truqué qui va changer quoi que ce soit à la donne.

Il faut quand même une bonne dose de culot pour oser récupérer la rancœur des Français après avoir asséné pendant dix-huit mois des petites phrases assassines à l’égard de ceux d’en bas, ceux de la France oubliée obligée de se signaler sur les ronds-points.

Débat truqué?

Oui, car dans cette effervescence qu’il tente de récupérer, Macron n’a pas compris qu’il n’est plus l’homme de la situation et qu’il a définitivement rompu la confiance. Ce qui est en cause c’est la démocratie de la République et particulièrement la façon dont nous sommes représentés. Il faut donc d’abord changer notre représentation, ses règles et ses méthodes avant d’entreprendre un grand rafistolage dont personne ne sait ce qu’il en adviendra.

Rafistolage?

Oui, car dans ce débat qui vise à rassembler tout et son contraire, on ne fait pas une politique. Personne ne pourra en faire la synthèse ni ne sait comment elle sera orientée et par quelle autorité. Questions tronquées et orientées, dans sa lettre le Président de la République a choisi de continuer sur sa lancée, celle d’un libéralisme mondialisé.

Vivre et travailler au pays! Certains s’en souviennent peut-être. Ce slogan dans notre France défigurée et martyrisée n’a jamais été autant d’actualité. Il est temps de rebâtir le Pays de nos propres mains.

C’est non!

Je ne participerai pas au grand débat proposé par le Président Macron.

De Vélomaxou à Jardimaxou

Si j’ai les pieds verts, mes mains ne le sont pas encore.

Remarquez que savoir faire du vélo en prévision de la disette pétrolière qui s’annonce, c’est un atout considérable.

le vélo, valeur en hausse? velo-clodo même combat à lire ici

Vélomaxou va t-il se convertir à la culture des fruits et légumes?…et devenir Jardimaxou?…

Les évènements qui se déroulent actuellement dans le Pays ne doivent pas nous faire prendre panique.

Sauf si nous sommes des modérés effrayés par la perspective d’un soulèvement social.

Je ne suis pas un modéré, personne n’en doute. J’ai par exemple un profond mépris pour cette classe dirigeante néolibérale méprisante qui n’a de cesse de détruire notre modèle social.

Mais je sais que d’une manière ou d’une autre, nous allons manger du pain noir pendant quelques années quelle que soit l’option politique choisie, à savoir:

  • soit accepter les mesures de casse sociale de Macron et son corollaire l’asphyxie fiscale et l’explosion de la pauvreté et des précarités
  • soit accepter la faillite de l’État sous les coups de la révolte qui nous fera sortir de l’euro et reprendre notre monnaie dévaluée de 30 à 40%

Ironie du sort, en 2012 j’imaginais que pour nous prémunir de tous ces chocs de compétitivité, les cyclistes battent leur propre monnaie, le bicycle. (lire mon billet ici)

C’est trop tard!

Donc, préparez-vous à cultiver vos légumes pour manger car vous ne pourrez plus vous les payer.

Pas de panique: bien organisé et bien conduit, un potager de 100 m² en moyenne permet de récolter une bonne partie de l’année des légumes frais pour une famille de 4 personnes.

Il est parano le Maxou.

Vous croyez?

Quelle surface de jardin pour se nourrir toute l’année? c’est ici…

 

Allo bobo cyclo!…

le cycliste en ville doit-il reculer face aux gilets jaunes?

Silence radio chez les cyclos urbains.

Ils s’étaient arc-boutés sur le Plan Climat, la taxe carbone, la hausse des carburants.

Tout allait dans leur sens avec la Macronie.

Ils se sentaient pousser des ailes sur leur vélo.

Patatras!

Voilà que tout ce merveilleux plan s’effondre à cause de ces enfoirés de gilets jaunes qui puent le gasoil.

Ils ne comprennent pas cet entêtement des bagnoleux de province à continuer à rouler en voiture.

Avec Macron, beaucoup de cyclistes-ayatollahs imaginaient qu’enfin on allait faire la peau au diesel qui irrite les bronches.

Coûte que coûte.

C’était un peu prématuré, nos jeunes têtes d’œufs de Bercy se sont plantés; ils ont tout simplement oublié que les dindons de la farce seraient les besogneux qui peinent à boucler les fins de mois.

Il est vrai que pour un cycliste en ville, les choses sont simples.

On fait des pistes cyclables partout et roulez jeunesse!

C’est évidemment réducteur, c’est oublier que le vélo en ville, c’est à peine 3% de la part modale et beaucoup moins dès lors que vous devez faire dix bornes pour rejoindre votre taf.

Macron et ses cyclos bobos vont devoir encore attendre un peu.

 

Les potins du lundi

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Macron de retour du front de l’est

Vous avez vu cette brochette de présidents?

Macron excelle dans cet exercice qui consiste à réunir les grands de la planète pour faite la teuf.

Tous n’avaient pas l’air ravi.

Ils étaient prudish.

Ils faisaient plutôt des gueules d’enterrement.

Normal direz-vous pour un onze novembre.

Heureusement, le frichti attendait.

Manquait que Trump perdu dans Paname avec sa Cadillac au pétrole de schiste.

Il a peut-être couru après les femens…ou il a peut-être préféré prendre un bigmac dans son Air Force One…de crainte d’être empoisonné par un château Margaux…Pauvre Mélania! elle serre les dents, la vie ne doit pas être tous les jours facile.

Heureusement qu’elle a fait les grands magasins avec Brigitte; entre meufs, on s’entend bien.

Poutine était toujours aussi gonflé, il doit pas être en bonne santé cet homme là.

Peut-être un mal de dents?

Merkel pensait à ses courses de demain soir à l’Aldi.

Bref, c’était pas la joie.

Ce qui peut nous réjouir en revanche, c’est que notre Manu est revenu entier de son itinérance dans le Grand Est et le Grand Nord.

Un peu cabossé mais entier.

C’est ma tournée…

La tournée de bière des chtis a du lui remonter le moral, le pauvre, il en avait fort besoin.

Reste à trier le linge sale, Brigitte va s’en charger.

La bourde sur Pétain, le permis gratos,…c’est pour Bibi.

La hausse des carburants, c’est pas Bibi.

Les semaines se succèdent et se ressemblent.

L’heure est venue d’affronter les gilets jaunes.

Mon gilet jaune, je le porte déjà.

Pour ne pas me faire accrocher par une bagnole.

Le mouvement citoyen naissant dit « des gilets jaunes » qui doit trouver son point d’orgue le 17 novembre annonce une mobilisation populaire d’ampleur.

Cette  Jacquerie est déconnectée des corps intermédiaires snobés par le pouvoir depuis des mois. On ne pourra donc pas reprocher aux syndicats de téléguider le mouvement.

Inédite la Jacquerie?

Non, on a eu « les gilets rouges » en Bretagne contre l’Ecotaxe.

On ne sait donc pas comment ces manifestations autogérées vont se dérouler, voire perdurer.

La contestation, on la connait, elle vient de cette transition à marche forcée qu’impose la hausse des coûts de l’énergie et à laquelle les Français n’ont pas été préparés.

Manu s’est entraîné avec son voyage mémoriel, le mouvement du 17 novembre va être vite expédié.

Passer du diesel à l’essence?

C’est Francis Willmé de Bourbach-le-Bas qui me l’a glissé à l’oreille.

Avec son FIAT 18BL, il espère pouvoir accompagner Macron sur le front mémoriel.

De l’essence détaxée, car le monstre italien à roues bandées consomme pas moins de 50litres au 100 km 25 km/h.

Salvini doit bien se marrer.

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Défense de circuler

B0, le premier panneau de circulation routière a été celui d’interdire la circulation. Étrange, non!

Le cycliste que je suis s’interroge.

Je n’ai pas toujours les réponses à mes questions, mais penser, dit-on, rend moins idiot.

Pourquoi le peuple de France s’offusque t-il tant face à cette hausse des carburants que tous les experts jugent ni plus ni moins élevée que nos pays voisins?

Selon Macron, taxer le carburant, c’est mieux que taxer le travail

Oui mais pour aller travailler il faut une voiture à beaucoup d’entre-nous…et taxer le carburant, c’est taxer indirectement le salaire et pas le patron.

Au surplus, on nous démontre à présent par A plus B que le litre d’essence n’est pas plus cher qu’il y a 40 ans si on le compare au revenu de l’heure de Smic.

Alors?

Alors ce qui irrite, c’est cette défiance de l’État qui entend restreindre nos capacités à nous déplacer en voiture en nous taxant toujours davantage.

Car, reconnaissons le, au prix du brut de pétrole s’ajoutent des rentrées fiscales vertigineuses; à un point tel que le gouvernement est incapable de modérer sa voracité.

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les taxes sur les carburants représentent à elles-seules plus de la moitié du prix et rapportent près de 30 milliards à l’Etat

En créant un chèque énergie, on va donc tenter de faire taire la contestation en instituant une charge supplémentaire aux autres citoyens puisqu’il n’est pas question de faire payer l’entreprise.

Il y a une injustice à cette fiscalité, on ne le dira jamais assez, elle pénalise ceux pour qui la voiture est la seule façon de se rendre au travail ou de travailler.

Les provinciaux des grandes banlieues qui ont à souffrir des carences du transport public observent ce mouvement des gilets jaunes avec circonspection, beaucoup ne le comprenant pas.

Lorsque le conflit des gilets rouges s’est ouvert en Bretagne contre l’Ecotaxe, les Alsaciens non plus n’ont pas compris, eux qui s’attendaient à voir enfin réduite la pollution de la plaine d’Alsace par les camions.

Reste le covoiturage, la mobylette ou le vélo…

Tous ces palliatifs mériteraient mieux que des encouragements et un grand travail d’explication qui jusqu’alors n’a pas eu lieu et tarde à venir.

La population n’est pas encore mûre pour comprendre la nécessité de restreindre la voiture dans nos usages…d’autant que les alternatives sont loin de convaincre.

 

 

Carte grise vélo, l’imposture

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Le cycliste va t-il trinquer à l’impôt Macron?

Retour de bâton cruel pour la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Elle a cru bon vendre son Bicycode qui peine à convaincre au Ministère des Transports.

Aussi sec, Elisabeth Borne, la ministre, a inscrit l’obligation de pucer les vélos neufs dans sa loi d’orientation des mobilités (LOM)…avec l’idée d’y graver aussi les vélos anciens dans les deux ans.

Le Bicycode, c’est un gravage de votre bécane qui doit permettre (en principe) d’endiguer les vols de vélos. Surtout les vélos neufs qui freinent parait-il le développement du vélo en ville. A Strasbourg, on dit qu’un vélo neuf est volé dans les huit jours. Ce qui fait les choux gras d’un second marché lucratif sur les sites de vente internet (lire mon billet du 24 juillet 2014 à ce sujet )

Le problème c’est qu’aucune étude sérieuse ne vient démontrer l’efficacité du dispositif.

Bicycode, faut-il y croire?

Pas de chance pour la FUB, les médias y ont vu une occasion de montrer du doigt une taxe de plus assimilable à une carte grise dont on s’acquitterait en achetant un vélo.

C’est FR3 Occitanie qui dès juillet a parlé de carte grise pour les vélos

Aussitôt levée de boucliers chez les cyclistes (si,si, j’en connais qui « râlent ») et aussi ceux qui considèrent plus largement que l’overdose de taxes est atteinte à tous les niveaux avec la politique Macron.

Il est vrai que ce dispositif à fait tilt en particulier chez les automobilistes pour qui les prix de l’essence et les péages urbains envisagés ont clairement montré la volonté taxatrice du gouvernement tous azimuts.

En effet qui n’a pas un vélo au fond de son garage!

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Une loi d’avril 1893 instaura une taxe annuelle sur les vélos en France ! Mise en application à compter du 1er juin 1893, cette loi fixait à 10 francs français la redevance pour la possession d’un « vélocipède ou appareil analogue ». (source)

Imaginons 25 millions de vélos à 10 euros la taxe vélo, ça fait tout de même 250 millions dans la poche de l’État impécunieux.

Du coté des cyclistes, ce qui fait le plus jaser, c’est qu’on puisse se retrouver dans un fichier national dont on ne sait pas à quoi il pourrait servir plus tard…

Dans le passé, il faut s’en souvenir, on a déjà taxé les vélos, mais aussi la possession de chiens et…de pianos au domicile.

Les pianos aussi…

La France tire sur les pianistes. L’impôt sur le piano a été promulgué en 1893 en France. Plusieurs raisons à cela : qui pouvait s’offrir un piano était plus à l’aise que la moyenne, les fraudeurs faciles à détecter… et l’instrument était assez répandu. A 10 francs par piano, l’impôt a rapporté 5 millions en 1893. Cet impôt sur le luxe a disparu au début du XXe siècle. (source)

 

Les potins du lundi

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La Belgique nous montre la voie royale, Macron s’en inspire (dessin de Kroll)

On fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Depuis que nos ministres ont compris qu’ils étaient révocables sans préavis, certains préfèrent s’en aller avant d’attendre la sentence.

C’est le cas pour les deux derniers, Nicolas Hulot et Gérard Collomb qui sont partis en cassant la vaisselle encore intacte.

D’autres s’y sont essayés avant eux comme François Bayrou et Laura Flessel…et aussi Richard Ferrand, ministre lui aussi éphémère, devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale.

J’en oublie peut-être et mes lecteurs sauront me le rappeler.

Oui, j’ai oublié Marielle de Sarnez, la copine politique à Bayrou…et aussi Sylvie Goulard.

J’en ai le vertige!

Au total, Macron aura donc usé sept ministres.

Attendons la suite…

Ainsi donc, ministre est devenu une fonction périlleuse qui peut vous conduire au purgatoire dès le moindre écart de conduite.

Sans indemnités?

J’en doute…il faudrait interroger Pôle Emploi pour recenser tous ces intérimaires de la politique dont on dit que certains n’ont rien à faire dans leur ministère et s’ennuient à mourir.

Achevons de plaisanter pour constater combien le job de ministre est devenu dérisoire, pour ne pas dire ringard…à un point tel qu’on a du mal à trouver des candidats pour remplacer les démissionnaires.

C’est que ministre est devenu un job éminemment casse-gueule tellement la France est ingérable.

Ministre de gauche et de droite semble être le meilleur moyen d’aller dans les décors.

C’est pourtant notre Maître des Horloges qui entend gouverner au centre…un centre fortement excentré à droite qui ne convient pas à tout le monde.

La formule semble faire « pschitt! » comme aurait dit l’autre.

Les ministres techniques (ou technos?) ont un avantage, ils récitent leur bréviaire libéral sans se soucier de rien. Ce sont évidemment des pyromanes capables de mettre le feu à l’État puisqu’ils ignorent tout de notre histoire républicaine, de nos dogmes et des institutions.

A force de s’essuyer les pieds sur les forces vives populaires, la riposte risque d’être cruelle aux prochaines élections européennes, puis aux municipales

N’exagérons-rien: la Belgique tiraillée entre sa droite flamande et sa démocratie wallonne a réussi à tenir…541 jours sans gouvernement.

Après ces considérations sur l’exercice du pouvoir d’en- haut, parler du bas serait presque trivial.

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Ma photo de la future prison est un peu ratée, mais on voit pourtant en haut à gauche trois cyclistes se diriger vers les travaux sur la piste de l’étang de Reiningue

Voici donc les travaux de notre grande prison de Mulhouse entamée le long de la route de Thann, après bien des tergiversations, sur de bonnes terres agricoles et alors même que le bassin potassique regorge de friches inutilisées et infertiles.

Pour voir comment elle sera belle, l’entreprise qui terrasse, l’a délimitée avec un filet rouge.

Y’a comme un défaut puisque la piste cyclable qui conduit à l’étang de Reiningue passe à l’intérieur.

Les cyclistes attendront donc quelques années avant de pouvoir retrouver leur itinéraire habituel.

Comme en s’en doute, pas l’ombre d’un itinéraire provisoire en attendant.

Encore une fois, cela démontre la haute considération de nos pouvoirs à l’égard du vélo.

 

 

Les retraités pas contents

9641fe181115a96c34fbe3e81d9380.pngMa chronique macroniste

C’est un billet du 13 novembre 2017 qui redevient d’actualité tant les médias s’intéressent au sujet des retraites.

Je le republie avec délectation.

Malgré moi, Macron a réussi à devenir mon président. Le président des riches.

Je l’ignorais, maintenant je le sais, je suis riche.

Plus riche que riche? je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que je ne suis pas encore assez riche pour m’exonérer de mes devoirs comme d’autres le font dans les Paradise Papers.

Je suis donc un riche couillon qu’on peut encore taxer sans vergogne pour renflouer les caisses sans fond de l’Etat.

Car figurez-vous que par un tour de passe-passe bercynéen, j’ai été versé à mon insu dans les 20% de ceux qui continueront à contribuer à la fameuse taxe d’habitation.

Je suis fier, je devrais être fier, et mon consentement à cet impôt doit être total depuis que j’ai appris que seulement deux sur dix d’entre-nous ont l’honneur suprême et le privilège de figurer parmi les bons cotisants au bien-être de la République.

Mais ce n’est pas tout, l’informatique est diabolique.

En même temps qu’elle permet aux heureux patrons de calculer d’un clic le coût d’un licenciement, elle permet aussi de savoir combien les bienfaiteurs de la taxe d’habitation vont devoir, en plus, casquer au titre de la CSG nouvelle réservée aux chers retraités.

Dans mon cas ce sera 750 euros.

A vos calculettes, c’est ici.

Déboulonner les radars ou Macron?

Les deux mon capitaine!

Comme vous pouvez l’imaginer, je n’ai pas une grande expérience de l’auto.

Celle que je pouvais avoir il y a trente ou quarante ans, je l’ai perdue.

Je suis plus souvent sur mon vélo que dans mon auto.

Alors au volant de temps à autre, je m’applique.

Je m’applique à respecter tous ces interdits et toutes ces limitations de vitesse qui font qu’un trajet automobile est devenu un concours de saut d’obstacles pour tenter d’arriver du point A au point B sans déclencher ces automates qui flashent les bords de route.

Samedi, un voyage familial de 100 km, à peine.

Au moins cinq radars, soit un tous les 20 kilomètres dans cette jungle de limitations qui font que de 110, on passe à 90, puis à 70, puis à 50, puis à 80, puis à nouveau à 70 avant de repasser à 90!…sans parler des zones 30 en ville!

J’aborde donc le radar de la RN66 confiant, un œil sur le compteur qui marque 88 km/h et l’autre sur la lucarne du cyclope.

Flash!

J’ai voulu refaire le film à l’envers pour savoir ce qui n’avait pas marché dans ma stratégie préventive.

Inutile, m’a dit ma femme, depuis la dernière fois c’est passé à 80!

J’attends donc ma prune.

Encore un argument pour déboulonner Macron et ses radars aux prochaines élections.

Les potins du lundi

logojpgÇa glisse comme sur les plumes d’un oiseau.

C’est certainement ce que pense Macron de l’affaire Benalla.

Les Français se détournent de la politique d’autant mieux qu’ils sont en vacances et encore tout ébaubis de se retrouver champions du monde de football sans avoir rien fait. Comme un enrichissement sans cause ou l’héritage d’une vieille tante éloignée.

Cette victoire là aurait pu tout aussi bien tomber sur un peuple sud-américain ou sur un pays de l’est en recherche d’enthousiasme.

Non, c’est sur la France que c’est tombé.

Coup de bol pour Macron qui vient de se payer une longue grève SNCF et qui voit cumuler toutes sortes de mécontentements de l’opinion, hausses de la CSG, du coût des carburants, du gaz de ville, suppression des minimas sociaux, suppressions des emplois aidés, accroissement de la répression routière…et réforme douloureuse des retraites à venir.

« Réforme » est un signifiant de langage. Droite et gauche se l’approprient par commodité. Derrière le mot réforme, il y a les non-dits: une privatisation généralisée des grandes conquêtes sociales.

Pas de bol non plus, malgré les cadeaux aux plus riches, l’emploi ne repart pas.

A cela est venue s’ajouter une déconvenue, l’incroyable révélation: le Nouveau Monde de Macron est pire que le Vieux.

D’abord les supercheries de langage; celui qui s’affichait comme un homme de culture s’est mis à descendre dans l’arène médiatique, comme Sarkosy, et à traiter les Français d’idiots, d’analphabètes, de gens de rien qui coûtent, de surcroît, un pognon de dingue.

Le dernier exemple en date a été celui « du premier de cordée » déjà employé en 2017.

C’est pas le premier de cordée qui tirent les autres sur la corde (17 juillet 2018)

Les Français comprendront d’eux-mêmes.

Sur le plan des affaires, la République exemplaire commence à montrer des cafouillages calamiteux.

Moi d’abord, les autres après, c’est plutôt cette devise qui conviendrait et que le bas peuple traduit par TPMG

Il y a eu l’épisode Alexis Kohler avec la compagnie MSG, les emplois fictifs du Modem et la démission de Bayrou et de Sylvie Goulard, deux poids lourds du gouvernement, la mise sur la touche de Richard Ferran après son affaire immobilière qui lui vaut une mise en examen, et tout dernièrement l’affaire Benalla.

C’est l’affaire Benalla qui est la plus symptomatique de la déliquescence de l’Etat.

Perdre de vue à ce point au plus haut niveau de l’Etat les règles qui fondent l’Etat de droit est pour le moins affligeant

Nous en sommes revenus au niveau d’une république bananière et de ses barbouzes.

Ceux qui parlent d’une affaire d’Etat sortent chaque jour renforcés devant le mutisme du chef de l’Etat.

Attendons de voir qui seront les fusibles où se mêlent, pour l’heure, hauts fonctionnaires, policiers, ministres et…le Président lui-même.

Pour une République irréprochable, on pouvait espérer mieux.

 

 

La hiérarchie des valeurs

logojpg.jpgJe sors du vélo comme c’est parfois mon habitude.

Je vous le rappelle, c’est dans mon enseigne: Vélomaxou, cyclo-citoyen, cyclo-randonneur depuis 1976.

Un garde-chiourme de Macron défraie la chronique.

Il a tabassé un manifestant le 1er mai avec un brassard de police et un casque.

Sous le regard de CRS, impassibles.

Mes jeunes lecteurs ne le savent pas.

Ces comportements nous ramènent aux coups tordus d’antan et aux polices parallèles.

Je pense aux polices patronales, de Peugeot notamment, qui cassaient du syndicaliste dans les années 70.

Je pense au SAC, le Service d’Action Civique, de Pierre Debizet sous De Gaulle.

Nos jeunes démocrates qui dirigent le Pays ont-ils conscience de la gravité de la situation?

Est-ce que c’est ça la République irréprochable vendue par Macron?

Les potins du lundi

ob_7db2a2_dessin-coco-retraite-femmes-1.jpgÇa avait bien commencé mais ça va mal finir.

En substance, nous parlons de Macron et de sa politique.

Je n’en fais pas une fixation car comme pour ses prédécesseurs, j’avais constaté leur incapacité à gouverner ce Pays.

Selon les experts, la France serait plus sensible que ses voisins aux questions socio-économiques. Par exemple, les Allemands se montreraient plus dociles aux phénomènes d’appauvrissement et aux boulots mal payés. Les lois Hartz IV sont passées par là. En France les lois El Khomri et la loi travail n’auraient pas encore fait toutes leurs preuves en terme de réussite. Alors la France ronchonne.

Pour Macron la dégringolade est encore plus rapide.  Le taux des mécontents de son action s’envole à 59% (+5) en juin.

Présenté comme un grand bourgeois formé aux belles lettres, il s’avère être en privé d’une vulgarité comparable à Sarkozy.

Sa dernière saillie sur le pognon de dingue dépensé pour les minimas sociaux en est l’illustration.

D’aucuns s’ingénient à espérer une victoire des Bleus au Mondial.

Comme quoi, pour nos contemporains, la politique c’est bien une foutaise. Comme si des footeux qui tapent dans un ballon allaient redonner du tonus au pays!

Il nous avait prévenu, la France d’avant c’est fini.

Vous allez voir ce que vous allez voir.

Effectivement on a vu.

La loi travail en premier, cette loi qui devait relancer le travail.

Pas l’ombre d’un frémissement de reprise.

Mais restons zen: l’emploi en France est rare depuis longtemps.

Depuis Giscard, c’est à dire depuis des temps immémoriaux pour la plupart d’entre-nous.

Exit la loi travail, passons à la SNCF.

Il fallait faire la peau aux cheminots, c’est fait.

Maintenant les trains vont pouvoir rouler et arriver à l’heure.

Attendons de voir!…

Pour l’heure, les grands gagnants sont les bus Macron, cette hérésie environnementale qui consiste à utiliser la route et des engins diesel à la place des trains.

Le 80 km/h.

Une mesure imbécile, je n’ai pas peur de le dire.

Quand le tabac fait 75000 morts, on tente d’en éviter 300 sur la route sans aucune preuve que la mesure sera bénéfique. Va t-on changer les comportements? non!

C’est sur le chapitre des retraites qu’on attend à présent Macron.

Un sujet explosif après la hausse de la CSG de 1.7%.

Sous prétexte d’harmoniser les régimes, le gouvernement se prépare en fait à amputer les acquis des retraités et des veuves qui bénéficient d’une pension de réversion.

Je ne souhaite qu’une chose à cette politique de gribouille, c’est qu’elle échoue le plus tôt possible et qu’on passe à autre chose.

Nuit d’effroi au beffroi

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Thann et sa Collégiale

En bon citoyen, je me suis rendu samedi soir à la Crémation des Trois Sapins de Thann.

Thann en allemand, c’est le sapin.

La crémation de ces sapins, c’est un peu comme les feux de la Saint Jean, mais je n’en connais pas toute l’histoire moyenâgeuse.

Je tente d’approcher le centre ville au milieu d’un amoncellement de bagnoles.

Puis, le contenu de mon vélo est inspecté au sas d’entrée.

Je le cadenasse et je tente de me frayer à pied un chemin parmi la foule.

Bières et merguez à gogo. Les familles s’impatientent.

La grand messe est diffusée sur écrans géants.

Les ados grimpent sur les parapets pour mieux voir.

Je baigne dans les vapeurs de saucisses pendant que le clergé officie.

Il y aura me dit-on des évocations historiques sur le parvis.

Je n’en vois rien.

A 23 heures, les pompiers testent leur dispositif anti-incendie.

On va mettre le feu aux sapins au pied de la Collégiale.

Pourvu qu’elle ne brûle pas!

Les trois sapins s’embrasent et dégagent une imposante volute de fumée.

Les escarbilles volent au-dessus des toits…tandis que les lances à incendie dessinent un rideau d’eau pour protéger la population agglutinée autour de la place.

J’en ai assez vu.

A 23h30, les détonations du feu d’artifice retentissent.

Je suis déjà à la maison.

 

Demain potins

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Le glamour dont on cause

Demain dans mes potins, coup de gueule sur Macron.

J’en ai besoin de temps en temps.

ça me fait du bien…et en plus ça fait râler tous ceux qui ne pensent pas comme moi.

Je vous rassure, ça ne sera pas méchant.

Juste une caricature de la suffisance en politique.

Bon dimanche sur nos vélos!

Vite!

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Aller vite, les compétiteurs le savent.

Surtout les cyclistes en recherche de sensations vertigineuses.

Parmi ceux qui se réclament de la vitesse, on trouve beaucoup de monde. Poursuivre la lecture de « Vite! »

Les potins du lundi

Froid plus pollution, un cocktail détonnant

Les cyclistes sont en vacances forcées.

Sauf ceux pour qui le vélo est l’instrument de travail, voire de transport.

La météo si clémente en ce début d’année s’est soudain souvenue que la fin de l’hiver approchait et qu’il fallait réagir. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

L’homme politique

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Personne ne lui a souhaité d’en arriver là.

Mais rappelons-nous tout de même l’insoutenable argumentation de cet homme politique prêt à tout pour se maintenir au pouvoir.

Depuis un raz de marée de « dégagisme » s’est emparé des urnes. Poursuivre la lecture de « L’homme politique »

Macron, apprenti écolo

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Conduire à droite de la gauche et à gauche de la droite. Pas facile!

Trois signaux permettent de penser que l’écologie entre timidement au gouvernement.

  1. La fermeture de Fessenheim.
  2. La hausse du gasoil
  3. L’abandon de Notre-Dame-des-Landes

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Le tourisme mémorial

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Croix sommitale du Vieil Armand

Aujourd’hui, notre président Macron accompagné de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier inaugurait l’historial du Vieil Armand encore appelé ici le Hartmannswillerkopf. Poursuivre la lecture de « Le tourisme mémorial »

Les potins du lundi

La France En Marche (en jaune) à l’issue du premier tour des législatives du 11 juin 2017.

Finalement non.

Je ne suis pas allé à Winkel hier au rassemblement des vététistes.

Aux confins du Sundgau, ViaMichelin affichait deux heures trente de voiture aller et retour. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

La marche plutôt que le vélo?

Je marche, tu marches, ils ou elles marchent.

C’est le nouveau sport à la mode.

Tous les sondages le prédisent, le mouvement En Marche va rafler tous les sièges, ou presque de l’Assemblée Nationale.

Attendons de voir!… Poursuivre la lecture de « La marche plutôt que le vélo? »

Le vote inutile

Mon boulanger est porteur des affichettes de Mustafa Sarica dans sa camionnette.

La politique n’est plus ce qu’elle était.

Les élections législatives ne déchaînent pas les passions.

Pourtant elles auront lieu dès dimanche prochain pour le 1er tour. Poursuivre la lecture de « Le vote inutile »

Les potins du lundi 1er mai

Le brin de muguet décrété par…Pétain! pour fêter le travail et la concorde sociale. Vous y croyez encore, vous, au travail et à la concorde sociale?

Lundi mythique que celui du premier mai.

Faut-il le rappeler, c’est le lundi des travailleurs, celui où l’on célébrait la journée de huit heures.

Penser qu’aujourd’hui d’autres peinent à joindre les deux bouts en faisant deux, trois boulots sur les décombres d’un monde industriel déserté tandis que d’autres se goinfrent, c’est révoltant. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi 1er mai »

L’accident est-il prévisible?

carré 2012L’accident Macron le 7 mai, s’il devait se produire, ne serait plus aussi improbable qu’on le dit.

Sauf accident, nous aurons un prochain président mondialiste, acceptant tous les dogmes de l’économie libérable et capable de s’assoir sur tous les acquis sociaux de la France de l’après-guerre. Poursuivre la lecture de « L’accident est-il prévisible? »

Les potins du lundi

Un terme de footeux convient très bien pour résumer cette fin de campagne présidentielle qui s’est jouée hier au soir.

La balle revient au centre.

Alors que l’arbitre a sifflé la fin de la rencontre, inutile de tergiverser, sauf accident, les prolongations de ces quinze prochains jours ne changeront rien à la donne: Emmanuel Macron, un jeune représentant de l’élite mondialiste prendra la direction du Pays…et Marine Le Pen ne résistera pas à l’épreuve des pénaltys. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Le vélo à visage humain

img_0071Un vélo n’a pas de visage.

Mais la façon dont on le pratique, si!

Je m’interroge parfois sur l’utilité d’être toujours au moins aussi performant que l’année précédente. Poursuivre la lecture de « Le vélo à visage humain »