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Les potins du lundi

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Macron de retour du front de l’est

Vous avez vu cette brochette de présidents?

Macron excelle dans cet exercice qui consiste à réunir les grands de la planète pour faite la teuf.

Tous n’avaient pas l’air ravi.

Ils étaient prudish.

Ils faisaient plutôt des gueules d’enterrement.

Normal direz-vous pour un onze novembre.

Heureusement, le frichti attendait.

Manquait que Trump perdu dans Paname avec sa Cadillac au pétrole de schiste.

Il a peut-être couru après les femens…ou il a peut-être préféré prendre un bigmac dans son Air Force One…de crainte d’être empoisonné par un château Margaux…Pauvre Mélania! elle serre les dents, la vie ne doit pas être tous les jours facile.

Heureusement qu’elle a fait les grands magasins avec Brigitte; entre meufs, on s’entend bien.

Poutine était toujours aussi gonflé, il doit pas être en bonne santé cet homme là.

Peut-être un mal de dents?

Merkel pensait à ses courses de demain soir à l’Aldi.

Bref, c’était pas la joie.

Ce qui peut nous réjouir en revanche, c’est que notre Manu est revenu entier de son itinérance dans le Grand Est et le Grand Nord.

Un peu cabossé mais entier.

C’est ma tournée…

La tournée de bière des chtis a du lui remonter le moral, le pauvre, il en avait fort besoin.

Reste à trier le linge sale, Brigitte va s’en charger.

La bourde sur Pétain, le permis gratos,…c’est pour Bibi.

La hausse des carburants, c’est pas Bibi.

Les semaines se succèdent et se ressemblent.

L’heure est venue d’affronter les gilets jaunes.

Mon gilet jaune, je le porte déjà.

Pour ne pas me faire accrocher par une bagnole.

Le mouvement citoyen naissant dit « des gilets jaunes » qui doit trouver son point d’orgue le 17 novembre annonce une mobilisation populaire d’ampleur.

Cette  Jacquerie est déconnectée des corps intermédiaires snobés par le pouvoir depuis des mois. On ne pourra donc pas reprocher aux syndicats de téléguider le mouvement.

Inédite la Jacquerie?

Non, on a eu « les gilets rouges » en Bretagne contre l’Ecotaxe.

On ne sait donc pas comment ces manifestations autogérées vont se dérouler, voire perdurer.

La contestation, on la connait, elle vient de cette transition à marche forcée qu’impose la hausse des coûts de l’énergie et à laquelle les Français n’ont pas été préparés.

Manu s’est entraîné avec son voyage mémoriel, le mouvement du 17 novembre va être vite expédié.

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Passer du diesel à l’essence?

C’est Francis Willmé de Bourbach-le-Bas qui me l’a glissé à l’oreille.

Avec son FIAT 18BL, il espère pouvoir accompagner Macron sur le front mémoriel.

De l’essence détaxée, car le monstre italien à roues bandées consomme pas moins de 50litres au 100 km 25 km/h.

Salvini doit bien se marrer.

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Défense de circuler

B0, le premier panneau de circulation routière a été celui d’interdire la circulation. Étrange, non!

Le cycliste que je suis s’interroge.

Je n’ai pas toujours les réponses à mes questions, mais penser, dit-on, rend moins idiot.

Pourquoi le peuple de France s’offusque t-il tant face à cette hausse des carburants que tous les experts jugent ni plus ni moins élevée que nos pays voisins?

Selon Macron, taxer le carburant, c’est mieux que taxer le travail

Oui mais pour aller travailler il faut une voiture à beaucoup d’entre-nous…et taxer le carburant, c’est taxer indirectement le salaire et pas le patron.

Au surplus, on nous démontre à présent par A plus B que le litre d’essence n’est pas plus cher qu’il y a 40 ans si on le compare au revenu de l’heure de Smic.

Alors?

Alors ce qui irrite, c’est cette défiance de l’État qui entend restreindre nos capacités à nous déplacer en voiture en nous taxant toujours davantage.

Car, reconnaissons le, au prix du brut de pétrole s’ajoutent des rentrées fiscales vertigineuses; à un point tel que le gouvernement est incapable de modérer sa voracité.

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les taxes sur les carburants représentent à elles-seules plus de la moitié du prix et rapportent près de 30 milliards à l’Etat

En créant un chèque énergie, on va donc tenter de faire taire la contestation en instituant une charge supplémentaire aux autres citoyens puisqu’il n’est pas question de faire payer l’entreprise.

Il y a une injustice à cette fiscalité, on ne le dira jamais assez, elle pénalise ceux pour qui la voiture est la seule façon de se rendre au travail ou de travailler.

Les provinciaux des grandes banlieues qui ont à souffrir des carences du transport public observent ce mouvement des gilets jaunes avec circonspection, beaucoup ne le comprenant pas.

Lorsque le conflit des gilets rouges s’est ouvert en Bretagne contre l’Ecotaxe, les Alsaciens non plus n’ont pas compris, eux qui s’attendaient à voir enfin réduite la pollution de la plaine d’Alsace par les camions.

Reste le covoiturage, la mobylette ou le vélo…

Tous ces palliatifs mériteraient mieux que des encouragements et un grand travail d’explication qui jusqu’alors n’a pas eu lieu et tarde à venir.

La population n’est pas encore mûre pour comprendre la nécessité de restreindre la voiture dans nos usages…d’autant que les alternatives sont loin de convaincre.

 

 

Carte grise vélo, l’imposture

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Le cycliste va t-il trinquer à l’impôt Macron?

Retour de bâton cruel pour la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Elle a cru bon vendre son Bicycode qui peine à convaincre au Ministère des Transports.

Aussi sec, Elisabeth Borne, la ministre, a inscrit l’obligation de pucer les vélos neufs dans sa loi d’orientation des mobilités (LOM)…avec l’idée d’y graver aussi les vélos anciens dans les deux ans.

Le Bicycode, c’est un gravage de votre bécane qui doit permettre (en principe) d’endiguer les vols de vélos. Surtout les vélos neufs qui freinent parait-il le développement du vélo en ville. A Strasbourg, on dit qu’un vélo neuf est volé dans les huit jours. Ce qui fait les choux gras d’un second marché lucratif sur les sites de vente internet (lire mon billet du 24 juillet 2014 à ce sujet )

Le problème c’est qu’aucune étude sérieuse ne vient démontrer l’efficacité du dispositif.

Bicycode, faut-il y croire?

Pas de chance pour la FUB, les médias y ont vu une occasion de montrer du doigt une taxe de plus assimilable à une carte grise dont on s’acquitterait en achetant un vélo.

C’est FR3 Occitanie qui dès juillet a parlé de carte grise pour les vélos

Aussitôt levée de boucliers chez les cyclistes (si,si, j’en connais qui « râlent ») et aussi ceux qui considèrent plus largement que l’overdose de taxes est atteinte à tous les niveaux avec la politique Macron.

Il est vrai que ce dispositif à fait tilt en particulier chez les automobilistes pour qui les prix de l’essence et les péages urbains envisagés ont clairement montré la volonté taxatrice du gouvernement tous azimuts.

En effet qui n’a pas un vélo au fond de son garage!

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Une loi d’avril 1893 instaura une taxe annuelle sur les vélos en France ! Mise en application à compter du 1er juin 1893, cette loi fixait à 10 francs français la redevance pour la possession d’un « vélocipède ou appareil analogue ». (source)

Imaginons 25 millions de vélos à 10 euros la taxe vélo, ça fait tout de même 250 millions dans la poche de l’État impécunieux.

Du coté des cyclistes, ce qui fait le plus jaser, c’est qu’on puisse se retrouver dans un fichier national dont on ne sait pas à quoi il pourrait servir plus tard…

Dans le passé, il faut s’en souvenir, on a déjà taxé les vélos, mais aussi la possession de chiens et…de pianos au domicile.

Les pianos aussi…

La France tire sur les pianistes. L’impôt sur le piano a été promulgué en 1893 en France. Plusieurs raisons à cela : qui pouvait s’offrir un piano était plus à l’aise que la moyenne, les fraudeurs faciles à détecter… et l’instrument était assez répandu. A 10 francs par piano, l’impôt a rapporté 5 millions en 1893. Cet impôt sur le luxe a disparu au début du XXe siècle. (source)

 

Les potins du lundi

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La Belgique nous montre la voie royale, Macron s’en inspire (dessin de Kroll)

On fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Depuis que nos ministres ont compris qu’ils étaient révocables sans préavis, certains préfèrent s’en aller avant d’attendre la sentence.

C’est le cas pour les deux derniers, Nicolas Hulot et Gérard Collomb qui sont partis en cassant la vaisselle encore intacte.

D’autres s’y sont essayés avant eux comme François Bayrou et Laura Flessel…et aussi Richard Ferrand, ministre lui aussi éphémère, devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale.

J’en oublie peut-être et mes lecteurs sauront me le rappeler.

Oui, j’ai oublié Marielle de Sarnez, la copine politique à Bayrou…et aussi Sylvie Goulard.

J’en ai le vertige!

Au total, Macron aura donc usé sept ministres.

Attendons la suite…

Ainsi donc, ministre est devenu une fonction périlleuse qui peut vous conduire au purgatoire dès le moindre écart de conduite.

Sans indemnités?

J’en doute…il faudrait interroger Pôle Emploi pour recenser tous ces intérimaires de la politique dont on dit que certains n’ont rien à faire dans leur ministère et s’ennuient à mourir.

Achevons de plaisanter pour constater combien le job de ministre est devenu dérisoire, pour ne pas dire ringard…à un point tel qu’on a du mal à trouver des candidats pour remplacer les démissionnaires.

C’est que ministre est devenu un job éminemment casse-gueule tellement la France est ingérable.

Ministre de gauche et de droite semble être le meilleur moyen d’aller dans les décors.

C’est pourtant notre Maître des Horloges qui entend gouverner au centre…un centre fortement excentré à droite qui ne convient pas à tout le monde.

La formule semble faire « pschitt! » comme aurait dit l’autre.

Les ministres techniques (ou technos?) ont un avantage, ils récitent leur bréviaire libéral sans se soucier de rien. Ce sont évidemment des pyromanes capables de mettre le feu à l’État puisqu’ils ignorent tout de notre histoire républicaine, de nos dogmes et des institutions.

A force de s’essuyer les pieds sur les forces vives populaires, la riposte risque d’être cruelle aux prochaines élections européennes, puis aux municipales

N’exagérons-rien: la Belgique tiraillée entre sa droite flamande et sa démocratie wallonne a réussi à tenir…541 jours sans gouvernement.

Après ces considérations sur l’exercice du pouvoir d’en- haut, parler du bas serait presque trivial.

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Ma photo de la future prison est un peu ratée, mais on voit pourtant en haut à gauche trois cyclistes se diriger vers les travaux sur la piste de l’étang de Reiningue

Voici donc les travaux de notre grande prison de Mulhouse entamée le long de la route de Thann, après bien des tergiversations, sur de bonnes terres agricoles et alors même que le bassin potassique regorge de friches inutilisées et infertiles.

Pour voir comment elle sera belle, l’entreprise qui terrasse, l’a délimitée avec un filet rouge.

Y’a comme un défaut puisque la piste cyclable qui conduit à l’étang de Reiningue passe à l’intérieur.

Les cyclistes attendront donc quelques années avant de pouvoir retrouver leur itinéraire habituel.

Comme en s’en doute, pas l’ombre d’un itinéraire provisoire en attendant.

Encore une fois, cela démontre la haute considération de nos pouvoirs à l’égard du vélo.

 

 

Les retraités pas contents

9641fe181115a96c34fbe3e81d9380.pngMa chronique macroniste

C’est un billet du 13 novembre 2017 qui redevient d’actualité tant les médias s’intéressent au sujet des retraites.

Je le republie avec délectation.

Malgré moi, Macron a réussi à devenir mon président. Le président des riches.

Je l’ignorais, maintenant je le sais, je suis riche.

Plus riche que riche? je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que je ne suis pas encore assez riche pour m’exonérer de mes devoirs comme d’autres le font dans les Paradise Papers.

Je suis donc un riche couillon qu’on peut encore taxer sans vergogne pour renflouer les caisses sans fond de l’Etat.

Car figurez-vous que par un tour de passe-passe bercynéen, j’ai été versé à mon insu dans les 20% de ceux qui continueront à contribuer à la fameuse taxe d’habitation.

Je suis fier, je devrais être fier, et mon consentement à cet impôt doit être total depuis que j’ai appris que seulement deux sur dix d’entre-nous ont l’honneur suprême et le privilège de figurer parmi les bons cotisants au bien-être de la République.

Mais ce n’est pas tout, l’informatique est diabolique.

En même temps qu’elle permet aux heureux patrons de calculer d’un clic le coût d’un licenciement, elle permet aussi de savoir combien les bienfaiteurs de la taxe d’habitation vont devoir, en plus, casquer au titre de la CSG nouvelle réservée aux chers retraités.

Dans mon cas ce sera 750 euros.

A vos calculettes, c’est ici.

Déboulonner les radars ou Macron?

Les deux mon capitaine!

Comme vous pouvez l’imaginer, je n’ai pas une grande expérience de l’auto.

Celle que je pouvais avoir il y a trente ou quarante ans, je l’ai perdue.

Je suis plus souvent sur mon vélo que dans mon auto.

Alors au volant de temps à autre, je m’applique.

Je m’applique à respecter tous ces interdits et toutes ces limitations de vitesse qui font qu’un trajet automobile est devenu un concours de saut d’obstacles pour tenter d’arriver du point A au point B sans déclencher ces automates qui flashent les bords de route.

Samedi, un voyage familial de 100 km, à peine.

Au moins cinq radars, soit un tous les 20 kilomètres dans cette jungle de limitations qui font que de 110, on passe à 90, puis à 70, puis à 50, puis à 80, puis à nouveau à 70 avant de repasser à 90!…sans parler des zones 30 en ville!

J’aborde donc le radar de la RN66 confiant, un œil sur le compteur qui marque 88 km/h et l’autre sur la lucarne du cyclope.

Flash!

J’ai voulu refaire le film à l’envers pour savoir ce qui n’avait pas marché dans ma stratégie préventive.

Inutile, m’a dit ma femme, depuis la dernière fois c’est passé à 80!

J’attends donc ma prune.

Encore un argument pour déboulonner Macron et ses radars aux prochaines élections.