Le Club Vosgien en marche contre les VTT


Encore une fois, les marcheurs du Club Vosgien partent en guerre contre tous ceux qui utilisent « leurs sentiers ».

Ce n’est pas la première fois que le Club Vosgien tente de barrer la route aux autres usagers de la montagne vosgienne.

Les adhérents de l’illustre club profitent donc de leur assemblée annuelle à Strasbourg samedi 24 juin pour en remettre une couche contre les dégradations dues au passage des VTT, des gyropodes, des quads, parfois même des voitures (journal l’Alsace du 23 juin 2017).

L’important, c’est le nombre: 800 à 1000 participants en une journée sur un sentier laisse évidemment des traces

Il est vrai que la sociologie du Club Vosgien souvent constituée de bénévoles retraités ne supporte pas de voir leurs efforts sur le terrain anéantis mois après mois par ceux qui ne respectent pas l’entretien des sentiers et les ouvrages amoureusement entretenus.

Dans une motion, ils demandent plus de concertation, mais surtout l’application du code forestier qui interdit ces pratiques hors des itinéraires dédiés.

La sujet n’est pas nouveau.

Les marcheurs qui entretiennent 20.000 km de sentiers balisés dans le massif vosgien se sentent désarmés lorsqu’ils constatent que leurs ouvrages sont dégradés…et on les comprend.

Alors fatalement, ils attaquent dans toutes les directions, les vététistes en tête, les gyropodes (?), les quads…Étrangement pas les cavaliers qui pourtant sont aussi nombreux à utiliser les sentiers…et on ne parle pas de ces énormes concentrations de coureurs à pied qui réunissent à elles-seules des milliers de participants comme le trail du Petit Ballon qui piétine allègrement les chaumes vosgiennes.

Attaquer sans nuance les autre usagers de la montagne et de la nature n’est pas du meilleur effet surtout sans faire de distinction entre un vélo et un quad…

Le problème, c’est que le Club Vosgien peine à engager la concertation.

Avec le succès grandissant du VTT électrique, le Club Vosgien va affronter de nouveaux concurrents redoutables parmi le troisième âge (voire moins si affinités)

Les vététistes sont souvent peu encadrés et non licenciés à une fédération, il n’est donc pas facile d’y trouver des interlocuteurs.

Ils sont pourtant 4.5 millions!

Pour le Club Vosgien, la tentation est grande d’utiliser ses relais politiques dans les communes et les structures communales pour peser dans la mise en place d’interdictions.

Reste que cette dernière hypothèse risque d’être hasardeuse et contre-productive car le VTT est devenu un fer de (re)lance de l’activité touristique tout comme l’équitation de loisir et il est peu vraisemblable que la multiplication de panneaux ait un quelconque effet dissuasif.

Les chasseurs pourraient aussi avoir leur mot à dire. Dernièrement l’un d’eux me demandait de rester sur les chemins principaux alors que je pédalais autour d’Ensisheim.

Derrière ces escarmouches, c’est le monde des loisirs qui est en question et aussi l’improbable cohabitation de plusieurs disciplines pourtant toutes tournées vers un besoin commun de nature.

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3 réflexions sur “Le Club Vosgien en marche contre les VTT

  1. Hello Maxou
    le problème ne date pas d’aujourd’hui, déjà en 1986 lors de mes débuts en VTT, je me suis vu rejeté de partout avec mon petit VTT.
    J’habitais Buhl et je circulais entre le Saint Gangolf et le parcours Vita de Guebwiller.

    Maintenant j’habite en Creuse à Aubusson, paradis des chasseurs, ici ils peuvent faire ce qu’ils veulent, surtout se pochetronner.
    Les bois sont devenus leur domaine plus ou moins privé.
    Faire du VTT = danger de mort
    Chercher des champignons = danger de mort
    Se promener en famille = danger de mort

    Viva la révolution
    Stef 😉

  2. Autour de ma ville : Épinal, il y a beaucoup de forêts sillonnées par de nombreux chemins forestiers, de chemins hérités de la place forte de l’avant WW1 et de chemins latéraux aux ouvrages de voies navigables de France.
    Il y a beaucoup de marcheurs, de promeneurs de chiens, de VTTistes, de cavaliers et de coureurs qui y font leurs jogging.
    Après 35 ans de jogging dans les forêts, je n’ai jamais eu de problème avec des VTTistes, ni avec des marcheurs, ni avec des cavaliers.
    Au contraire, on se salue presque toujours (« presque » car certains VVTistes ne sont que des automobilistes qui roulent avec un VTT), on parle quelquefois (surtout avec les chiens qui aiment beaucoup être pris en compte par les humains), mais on ne se gêne jamais.

    • Moi je parle rarement aux chiens; sauf quand ils sont perdus, je leur demande alors où est leur maître…ou la maîtresse.
      En général ils répondent par wouah! ou parfois wouah!wouah! ce qui est plus explicite pour te dire qu’il va te bouffer un mollet urgemment.
      En revanche, je parle aux chevaux, aux poneys ou aux ânes sans problème. C’est avec les ânes que je m’entends le mieux. C’est compréhensible…le langage de l’âne.
      Mais pour les chevaux, j’ai du mal à leur murmurer aux oreilles, ils ont trop de mouches.
      Pour les vaches, on peut tout leur dire, elles acceptent. Même l’indicible.
      Bien sûr tout cela reste entre nous, car très peu de nos semblables possèdent la langue animale.
      Je ne m’aviserais jamais à parler à un animal en présence d’un humain, susceptible d’appeler la police.
      Cela va de soi.

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