Les potins du lundi


Trump a t-il un appétit d’ogre?

A la lumière des semaines passées, on commence à y voir plus clair sur la conduite des affaires de l’Etat par notre nouveau président Macron.

Il y a d’abord la com, la communication si vous préférez.

Macron souhaite la maîtriser et ne pas laisser les journalistes corrompre ou déformer ses propos.

C’est en tous cas la conclusion des médias réduits à l’expectative lorsqu’ils doivent se contenter d’images tournées par l’Élysée.

Je me demande si l’opération qui consiste à s’interdire de répondre aux journalistes n’est pas pire au plan du résultat, puisque réduire les commentaires de l’action politique revient à alimenter les spéculations diverses.

Mais Macron a encore quelques réglages de com à mettre au point

« Les ouvrières illettrées du nord,… les gens qui ne sont rien,… plus récemment les femmes africaines  qui font trop d’enfants… » ces maladresses traduisent un état d’esprit peu courtois envers la Franc d’en bas.

Il reste le fond: la politique Macron.

Des couacs déjà nombreux avec cette kyrielle de démissions de ministres attaqués sur des rumeurs de malversations, ces tergiversations sur des promesses de campagne comme la suppression de la taxe d’habitation, et la mise en œuvre hasardeuse de la politique énergétique de la France.

Sur ce sujet, le ministre Hulot a été envoyé en première ligne pour tâter le terrain.

Ce terrain est miné depuis qu’on s’est aperçu que l’antinucléarisme primaire conduisait à mettre en œuvre des solutions compliquées à base d’éolien et de solaire…et que de surcroît, le démantèlement nucléaire va nous coûter bonbon pendant des générations.

Finalement, il est vraisemblable que les déclarations de Hulot visant à fermer 17 réacteurs (et alors même que Hollande n’a pas su seulement fermer Fessenheim) en resteront là. D’autant que Macron s’est bien gardé d’emboîter le pas de son ministre.

Des sous pour les jeux et des poches trouées pour les biffins

Mais Macron dont on dit qu’il est personnage intelligent ne laisse pas de surprendre dans sa démarche.

Après avoir contré Trump, voila qu’il l’invite au défilé du 14 juillet, lui le pourfendeur de l’accord de Paris sur le climat.

C’est à n’y rien comprendre.

C’est moi le chef

Dernière illustration grandiloquente de notre président jupitérien, il veut s’attribuer les prochains jeux, cette organisation mafieuse planétaire planquée derrière l’alibi du sport de compétition…et alors même qu’il renvoie le chef d’état major De Villiers dans ses cordes après lui avoir sucré 850 millions 2018 de crédit aux armées.

Des sous pour les jeux et des poches trouées pour les biffins.

Macron est en marche, pour sûr.

Mais le peuple risque de le regarder passer…sans pouvoir exercer son droit de contester la méthode.

« Ultralibéralisme, faveurs au profit des 0.1% des plus riches, attaque des conquêtes sociales, démocratie en loque…. . Que dire de la transcription de l’état d’urgence dans le droit commun » s’étonne un lecteur de Médiapart.

Sur le plan démocratique, Macron a choisi le minimum: il s’exprime quand bon lui semble et s’interdit de converser en direct avec les journalistes le 14 juillet.

On nous dit que la pensée macronienne est trop complexe pour être traduite.

Chacun appréciera .

Le Bac prend l’eau

On les a tous vus à la télé, ces heureux titulaires du Bac 2017 devant les tableaux des résultats sauter de joie en voyant leur nom dans la liste des reçus.

Les parents restés un peu en retrait à quelques dizaines de mètres de là n’étaient pas en reste. Comme on les comprend.

Le Bac, c’est dans l’esprit des jeunes la délivrance des années-potache en même temps que l’entrée dans la vie d’adulte, dans la vie tout court.

Seulement voilà, il y a comme un défaut: plus de 70% qui s’inscrivent ensuite à l’université n’obtiennent pas leur licence.

C’est donc trois ans après le bac qu’on commence à déchanter. Le Bac ne serait donc que le prélude à une déconvenue gigantesque.

Cette année, les facs ont trouvé le moyen de fermer les robinets: 87000 bacheliers restent sur le carreau!

La vérité est cruelle, la France n’a plus les moyens d’accueillir tout le monde…et les lycéens découvrent que leur parchemin ne vaut plus grand chose.

Le phénomène n’est pas nouveau et notre société a, pour sûr, des responsabilités.

D’abord notre modèle social s’est grippé, ce que les parents ont obtenu n’est plus aussi accessible; c’est le fameux ascenseur social qui s’est arrêté entre deux étages.

Reste à savoir si notre jeune président va savoir réparer la machinerie…

 

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Une réflexion sur “Les potins du lundi

  1. je lis toujours attentivement les potins du lundi , et le paragraphe qui m’interpelle est  » c’est moi le chef  » !! quand on sait que notre président , élu haut la main ( mais qu’y avait il en face ?? ) n’a jamais fait son service militaire ni été sur les terrains de combat veut donner des leçons au Général De Villers militaire qui a été sur tous les fronts on se pose des questions ! c’est qui qui commande !!!!!! GGGGGGGGGGRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!!!

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