Les potins du lundi


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L’inextricable complexité des nœuds routier et ferroviaire (Millas)

Services publics, c’est la dénomination à laquelle tiennent les Français.

Volonté historique de maintenir le souvenir des grandes grèves et des nationalisations en 1946. Parler de service public aujourd’hui dérange surtout ceux qui aimeraient s’affranchir de l’égalité de traitement, de la péréquation et de l’obligation de servir tout le monde partout.

L’Europe est pudique, elle préfère parler de services d’intérêt général lorsqu’il s’agit de délivrer l’eau, le gaz, l’électricité, le courrier, de transporter collectivement les voyageurs et de fournir l’internet et le téléphone. Ne l’oublions pas, apprendre à lire et à écrire, nous protéger des malfrats de tous poils et juger les crimes, délits et infractions sont aussi des services régaliens indispensables au vivre ensemble d’une société.

Parlons du net.

J’ai cherché sur le net justement.

Et j’ai trouvé sur un site de cheminots cette invraisemblable complexité routière et ferroviaire de Millas (image ci-dessus). Ces infrastructures modernes ont une autre caractéristique, elles sont low cost: on préfère garder les passages à niveau du siècle passé plutôt que de construire des ponts ou des passages inférieurs pour faire se croiser les trains et les voitures.

Les commentaires se passionnent pour savoir si la barrière de Millas était fermée ou pas.

« Les professionnels de la profession » ne sont pas prêts à admettre une défaillance de leur technologie ferroviaire et les chauffeurs de car pas davantage une défaillance de leur chauffeur.

Restons-en là!

L’enquête, si elle aboutit, mettra un temps long avant de statuer.

Beaucoup plus longtemps que les quelques secondes fatidiques qui ont précédé ce drame.

Les lenteurs de la justice, justement pourrait-on dire, vont permettre de mesurer qui est à même entre une société de bus et un grand serviteur comme la SNCF d’indemniser toutes ces victimes innocentes. En général la balance penche du coté le plus solvable.

Ma mère en veut à l’EDF

EDF lui a adressé un courrier de six pages pour lui dire qu’elle devait encore 22,54 euros en décembre afin de solder ses comptes de l’année.

Pourquoi six pages me demande t-elle?

Vraiment y z’on des gens payés à rien faire à l’EDF! s’indigne t-elle…

Ma mère imagine encore des cohortes de secrétaires besogneuses façonnant des courriers à longueur de journées…ignorant que des secrétaires, y’en a plus!

Mon courrier est à présent internet…alisé; c’est encore plus simple qu’une lettre à la Poste. Nombre de nos aïeux sont à mille lieues de ces correspondances internautiques et hermétiques à leur compréhension.

Je ne lis donc que ce qui m’importe et mon facteur s’en trouve allégé.

(A ce propos, on me susurre à l’oreille que l’économie carbone du courrier internet n’est pas aussi net…te qu’on le croit…)

Il est tellement allégé mon facteur que le service est lui aussi de plus en plus léger, je veux dire approximatif et incertain.

Ainsi mon courrier et mon chèque postés le 11 novembre depuis l’Alsace et la commémoration de l’Armistice sont arrivés…le 16 décembre dans les Pyrénées Orientales peut-être coincés au fond d’une grande sacoche au fond insondable…ou à double fond.

Comme quoi, faut pas désespérer de nos services publics.

On en est revenus au service lent, celui des diligences?… non bien pire!

C’est pour ça, j’imagine, qu’on parle de lettre verte!…Économique et respectueuse de l’environnement nous dit la Poste…et neutre en CO2!

Les postiers consultés sur ces dysfonctionnements ont trouvé la parade: faire suivre votre courrier…pour voir si la lettre prend le bon chemin et ne s’attarde pas en route.

Selon eux, la lettre suivie va redonner confiance dans nos services publics, moyennant deux ou trois euros de plus.

A vot’bon cœur M’sieurs Dames!

Je voudrais en rester là aujourd’hui…mais voici que le repos dominical me donne une autre matière à réflexion.

L’indécente mise à nu personnelle que représente la publicité faite sur le patrimoine des ministres

C’est ainsi que Laurent Bodin dans l’Alsace perçoit la publication du patrimoine de nos ministres.

Selon lui il n’y a plus de limite entre transparence et voyeurisme dès lors qu’on affiche tous les biens de ceux qui nous gouvernent.

On sent dans cette réticence de l’éditorialiste le vieux fond de puritanisme chrétien à ne pas dévoiler sur la place publique, ce qui selon lui relève de l’intime, de l’insondable des âmes et des porte-feuilles.

Moi pas, je ne trouve pas cela déplacé de savoir a posteriori qui on a élu et les facettes inattendues de la vie privée de ceux qui entendent nous gouverner. Comme par exemple cette députée LREM qui déclare manger des pâtes depuis qu’elle est élue en raison de sa trop faible indemnité.

Ainsi, avec cette parution des biens de ceux qui nous gouvernent, nous avons tout le loisir d’être conforté dans notre vote de la République en Marche ou de le regretter.

Souvenons-nous tous de celui qui devant la représentation nationale osait déclarer en 2012…sous l’étiquette socialiste, faut-il le rappeler, tant l’osmose de la droite et de la gauche est aisée…

« Je n’ai pas et je n’ai jamais eu de compte à l’étranger »

L’indécence n’est pas de savoir, l’indécence est d’oser administrer le pays en rabotant cinq euros sur les prestations familiales quand d’autres se vautrent dans l’opulence comme notre ministre si vertueux Hulot.

On sait donc enfin que notre gouvernement des riches est dirigé tout simplement par…des riches.

La France d’en bas, ou du fond, celle qui trime une vie entière pour survivre et, pire celle qui n’a rien, sait au moins que d’autres ont beaucoup.

 

 

 

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3 commentaires

  1. C’est vrai que la facture EDF est bien consommatrice de forêt ! et de plus complètement absconse avec tous ces changements de tarif sur la période, les rappels antérieurs, les régularisations, les nombreux items de facturation et des prix HT dont on se fiche !

  2. Beaucoup de français ont voté Macron en pensant qu’il changerait les choses.
    C’est bien vrai il a changé pas mal de choses : Au lieu de faire les saloperies en douce, il les fait directement en réussissant à convaincre les petites gens qu’ils sont responsables de la chienlit.
    Ce n’est pas Macron, mais Cron-ma
    Il n’est pas Robin des Bois, mais Bin-ro des Soib qui vole les pauvres pour redistribuer aux riches.

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