
Un temps de chien.
Il part de l’idée que le chien est une sale bête, un animal méchant et méprisable. (Dictionnaire Reverso)
Tandis que se succèdent les averses et les giboulées de neige, je saute sur mon vélo.
Et je parcours les rues.
Pas longtemps, juste assez pour ressentir la froidure.
Au bout d’un quart d’heure, j’ai daigné mettre mes gants qui trainent au fond de la sacoche.
Puis j’ai repris ma balade urbaine.
Je découvre ma ville.
Pôle Emploi est propret au fond d’une ruelle.
Les allocataires sont installés confortablement et attendent leur tour.
Puis je m’engouffre dans une autre ruelle, pardon l’avenue des Marocains, qui mène au lycée professionnel Charles Pointet.
Je contourne le lycée par l’allée Scheurer Kestner alors que la neige fondue cingle les joues.
Je me retrouve au cœur du centre hospitalier…
Au bout de l’avenue des Volontaires, j’enjambe la passerelle de la Thur.

La rivière ne s’attarde pas, elle a du travail avec toutes ces pluies.
Je me faufile rue des Tanneurs.
Sur le pont du Rangen, une pause le temps d’une image.
Je traverse la place du Bungert et à l’intersection de la rue Gay-Lussac, je n’ai plus qu’à traverser cette effrayante route nationale 66.
Une fois sur la route d’Aspach, je me laisse pousser par les rafales de vent.
