Le baromètre des villes cyclables


La place du vélo en ville: le cycliste doit parfois se faire tout petit lorsqu’on lui concède le droit d’exister (Mulhouse)

J’avoue m’être planté dans mon premier jugement.

Le baromètre des villes cyclables que vient de publier la FUB n’est pas qu’un gadget de plus pour faire parler du vélo en ville.

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Baromètre des villes cyclables FUB 2018. Un Grand Est peu favorable au vélo. On notera que Mulhouse en dépit de ses efforts enregistre un classement moyen…ainsi que Colmar et Épinal

A mon avis trop compliqué dans sa présentation, le baromètre fait la part belle aux grandes villes et pas assez aux petites localités comme la mienne.

Heureusement, je suis là. Avec mon blog.

Mais, ce que je n’ai pas vu arriver, c’est l’immense écho que recueille ce sondage dans la presse locale.

De quoi donner de l’urticaire aux maires qui se disent pro-vélos!

Tous les localiers s’en donnent à cœur joie pour dégommer les politiques urbaines à l’égard du vélo. Il faut donc croire que nous avons des alliés parmi les journalistes. Ou des sympathisants!

Pour une fois, on a une image à front renversé de ce pensent les utilisateurs du vélo en ville face aux déclarations dithyrambiques de certains élus.

Les commentaires fusent dans les gazettes.

Telle cette cycliste de Fontainebleau sexagénaire de 62 ans, casque de vélo vissé sur la tête qui déclare dans le Parisien « J’ai peur en ville alors je prends souvent les trottoirs ».

On pourra lire ici son témoignage.

Moi qui suis un habitué du vélo en ville, je ne suis pas dupe: tout ce que revendiquent les cyclistes et les postulants, on le demande depuis longtemps dans les associations sans toujours être entendus

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Baro FUB 2018. Les villes qui font du saupoudrage sont montrées du doigt

Je constate chaque jour non seulement le déficit en équipements mais aussi l’inadéquation entre les bonnes intentions communales et les moyens mis en œuvre.

  • Absence de compréhension des problématiques vélo comme par exemple des circuits courts, des espaces sécurisés, des itinéraires aux structures homogènes
  • Des véhicules gênants rarement verbalisés, de mobiliers urbains encombrants
  • Une absence de fluidité des itinéraires ponctués par des flux transverses où le cycliste n’est jamais prioritaire

Ceci étant dit, les pros du vélo en ville, avec ou sans baromètre, continueront de faire comme avant, à savoir se faufiler à travers la jungle urbaine.

ralentisseurs pour vélos « creux d’âne », le comble de l’imbécilité (M2A)

Outre l’absence de moyens en relation avec les enjeux, ce qui manque à la France, c’est une culture du vélo capable de réconcilier la population avec des mobilités non polluantes et respectueuses de l’environnement en ville.

Il est clair que tous les signes envoyés d’en haut incitent peu à la prise de conscience sur le terrain. Je ne parle même pas du ministre Hulot avec ses neuf voitures…

Accéder au baromètre des villes cyclables

accéder aux articles de presse

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