Jour : 12 février 2019

2034

J’ai du poser mes deux mains sur le scanner de la mairie. Deux mains, celui qui en perd une n’est-il plus qu’un demi citoyen? et si une grenade vous déchire la main, on pourra vous retrouver avec l’empreinte de l’autre.
La carte d’identité biométrique est équipée de deux puces : une puce pour nos données personnelles d’identification et l’empreinte de nos deux index. La deuxième servira de signature électronique pour les démarches administratives en ligne.

Qu’est-ce qui se cache derrière ce nombre, 2034? (50 ans après « 1984 » de George Orwell)

C’est la date de validité de ma toute nouvelle carte d’identité. Ma bobine est donc là gravée sous cette fine couche de plastoque. J’ai du batailler pour la faire renouveler, bien qu’elle me sert peu souvent (voir mon billet du 20 avril 2017). Nos pouvoirs publics si sourcilleux sur le thème de la nationalité ont tout simplement décidé qu’une carte d’identité pouvait être valable cinq ans encore après sa péremption. Facile à dire, mais aux frontières on peut se faire refouler. Les Italiens seront tentés comme on l’imagine de nous refouler vu l’ambiance actuelle.

Ouf, je suis conforté dans ma nationalité pour encore au moins 15 ans. Age, taille, mais pas le poids, je peux donc faire bombance à mon gré.

A moins qu’une loi scélérate n’en décide autrement en me rendant apatride. Pourtant certains jours je m’interroge…2034, c’est loin et comme la préposée de la mairie me l’a confirmé, d’ici là elle sera en retraite si retraite il y a a t-elle ajouté comme en boutade… Moi illico, je lui ai répondu, rassurez-vous, d’ici 2034 je ne serai peut-être plus de ce monde pour venir renouveler ce sésame et la prorogation de cette carte en plastique sera rendue caduque.

Au-delà de l’anecdote, l’identité est un sujet très actuel qui aiguise les passions, surtout à droite de ma droite.

Finalement si nous étions tous apatrides, nous n’aurions plus de problèmes. Nous serions tous citoyens du monde.

Pas de vélodrome à Bédoin

Le Ventoux, une montagne de cailloux très prisée des cyclistes avides de grimpées

C’est Vélo101 qui le révèle, il n’y aura pas de vélodrome à Bédoin. Ni d’hôtel haut de gamme. Vélo101 a pris le parti de défendre ce truc de ouf à Bédoin destiné à transformer cette modeste commune du Vaucluse de 3000 habitants en Luna-Park pour gogos argentés.

Bédoin, pour ceux qui ne savent pas, c’est le pied du Mont Ventoux que 150.000 cyclistes gravissent chaque année. Une sorte de pèlerinage pour beaucoup d’entre-nous et aussi quelques « cinglés », c’est ainsi qu’ils se nomment, qui le franchissent par ses trois faces dans la journée.

D’aimables promoteurs ont imaginé construire un vélodrome enterré à ses pieds pour attirer les amateurs de courses sur piste. Aucune relation avec le Ventoux.

C’était sans compter avec le Collectif citoyen de Bédoin qui a compris que le Ventoux et ses 150.000 cyclistes, c’était déjà suffisant pour une aussi petite commune.

Un cauchemar d’écolos pour qui Bédoin doit rester dans son formol selon Vélo 101

Il n’y aura donc pas de vélodrome à Bédoin.

Vous pouvez lire l’histoire dans Vélo101…