Jour : 15 avril 2019

A pinces autour de Kiffis

Nos guides et leurs commentaires avisés seront appréciés.Ici au col de Neuneich (neuf chênes)

Sortie pédestre à Kiffis aux portes de la frontière suisse. Ce parcours fait l’objet d’un compte-rendu détaillé de mon confrère Pierre Brunner sur son blog LTD-Rando68

Au programme les cols de Blochmont, de Neuneich et quelques curiosités et ruines témoignages du passé, comme le Glaserberg, au cœur de cette belle région frontalière entre la Suisse et l’Alsace.

Notre abri pour le déjeuner, col de Neuneich.

Extraordinaire troupeau de lamas, des animaux qui semblent aussi surpris que nous.
Blockhaus de la ligne Maginot tourné vers la Suisse
L’escalade des ruines du château du Blochmont
Le parcours du jour faisait 13,8 km et 576 m de dénivelée

https://www.openrunner.com/r/9823776

Les potins du lundi

Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!

Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.

Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.

Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)

Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.


…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)

Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.

Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!