J’ai toujours de la tendresse pour cette jolie petite gare d’Aspach. Grâce Ă mon VTT, il m’arrive de flâner par lĂ . Son revĂŞtement en tĂ´le bleutĂ©e commence Ă rouiller par endroit. Mais elle reste charmante.
Jour : 8 avril 2019
Le boom du VAE

Les fabricants et marchands de bicyclettes se frottent les mains : le marchĂ© du deux-roues prend de la vitesse. En 2018, il s’est Ă©coulĂ© 2,7 millions de vĂ©los, un boyau de moins qu’en 2017, mais ils rapportent gros, très gros…
…La raison: L’engouement pour le vĂ©lo Ă assistance Ă©lectrique (VAE), un deux-roues cinq fois plus cher Ă l’achat (1 535 euros en moyenne) qu’un vĂ©lo standard. L’an dernier, la commercialisation de VAE a progressĂ© de 21 %, avec 338 000 unitĂ©s vendues. « Ce marchĂ© consolide sa croissance, reprĂ©sentant dĂ©sormais 40 % du chiffre d’affaires des ventes totales de vĂ©los », indiquedans le dossier de presse JĂ©rĂ´me Valentin, le directeur gĂ©nĂ©ral de Cycleurope (Peugeot Cycles, Gitane, etc.) et coprĂ©sident de l’Union sport et cycle… la Manufacture française du cycle en VendĂ©e, Decathlon Ă Mons-en-BarĹ“ul près de Lille ou Moustache Bikes dans les Vosges retrouvent de l’activitĂ©. (Le Monde.fr)
Tant mieux!
Hartmannswiller
Les tours avec leurs meurtrières Ă©voquent l’histoire tourmentĂ©e des villages au Moyen-Age. Ces fortifications (XVeme) devaient permettre aux villageois de se protĂ©ger des attaques. A Hartmannswiller, on protĂ©geait aussi les morts du cimetière. Peu-ĂŞtre de crainte que l’attaquant ne dĂ©tourne les âmes de l’au-delĂ ?…je ne sais pas.
Les potins du lundi
Cet homme lĂ Ă©tait possĂ©dĂ© par le vĂ©lo. Comme d’autres le sont par le dĂ©mon. RĂ©gine Deforges avait su immortaliser le vĂ©lo avec La Bicyclette bleue. Mais ici rien Ă voir avec le rĂ©cit imaginaire ou romanesque. Quand Ă seize heures, deux neurochirurgiens se prĂ©sentent enfin dans la salle de presse de l’hĂ´pital universitaire revĂŞtus de leur tenue blanche, tous les journalistes retiennent leur souffle, on allait enfin savoir. On allait de quoi souffrait le grand champion cycliste hospitalisĂ© depuis bientĂ´t plus de trois semaines dans ce service de haute technologie mĂ©dicale.
Alors un des chirurgiens sortit de sa poche une petite chose de couleur bleue qu’on a d’abord eu du mal Ă distinguer du fond de la salle. Quand les feux des cameras se dirigèrent vers l’objet tenu entre le pouce et l’index du mĂ©decin, alors on a su. On a su que le champion cycliste souffrait d’une maladie jusque lĂ inconnue, une bicycloĂŻte aigĂĽe du cerveau.

L’opĂ©ration relevait de l’exploit. Personne, pas mĂŞme les plus grandes sommitĂ©s du monde cycliste, ne sont encore en mesure d’Ă©tablir comment ce minuscule objet ressemblant Ă un vĂ©lo de la taille d’un porte-clĂ© a pu venir se loger dans le cerveau de notre champion toutes catĂ©gories du vĂ©lo.
Les exĂ©gètes de la chose cycliste ne peuvent s’empĂŞcher de penser Ă une forme de calcification du cerveau modelant jour après jour ce mini-vĂ©lo mieux qu’une imprimante 3D sans attirer l’attention de quiconque. Alfred Jarry, notre prĂ©curseur Ă tous parmi les bicyclistes, considĂ©rait le vĂ©lo comme « un prolongement minĂ©ral de son système osseux ». Sans conteste, nous Ă©tions lĂ en face d’une forme d’endomorphisme qui va longtemps prĂ©occuper la science. Comment un homme sain de corps et d’esprit, dans la plĂ©nitude de l’âge, a t-il pu secrĂ©ter un petit vĂ©lo Kinder dans ses lobes cĂ©rĂ©braux? Peut-ĂŞtre va t-on dĂ©couvrir un ADN du cycliste comme il existe un ADN du tueur…Alors on comprendra pourquoi brutalement Ă trois heures du matin, je saute sur l’ordi pour dĂ©crire le songe qui me tient Ă©veillĂ©!
Le monde journalistique est en Ă©moi. Leur crĂ©dibilitĂ© est mise en question Ă tous propos. Normal, puisqu’ils s’affichent ouvertement en symbiose avec les pouvoirs de l’ordolibĂ©ralisme! Depuis que Facebook est devenu le premier mĂ©dia de la planète (2.1 milliards d’inscrits) , les gazettes font grise mine. Elles se vendent moins et celles fidèles Ă leur dogme peine Ă convaincre. C’est ainsi que le journal l’HumanitĂ© est en quasi faillite en dĂ©pit des perfusions de l’État. Alors le nouveau dĂ©fi des mĂ©dias officiels qui tentent de reconquĂ©rir le cĹ“ur de leurs lecteurs consiste Ă dĂ©busquer ce qu’ils appellent les fake-news, les fausses nouvelles qui envahissent la planète. Un lecteur de vĂ©lomaxou le faisait justement remarquer: avec les fake-news, c’est tous les jours le 1avril. Relativisons! Si Facebook est un grand propagateur de fausses nouvelles, c’est aussi parce que le monde politique a de tous temps contribuĂ© Ă berner ses Ă©lecteurs en leur faisant miroiter de fausses promesses comme Ă ces pauvres Britanniques engluĂ©s dans le Brexit. On va encore en avoir la dĂ©monstration avec la campagne europĂ©enne qui s’annonce.
