Je ne dois rien aux libraires


DNA 28/06

Amazon a t-il raison de se battre contre l’imposition d’un frais de port minimal de ses livraisons de livres? Ce combat des libraires est un combat d’arrière-garde qui fait suite au prix unique du livre créant une exception à la liberté des prix et à la libre concurrence. (Jack Lang 1981)

Les libraires sont-ils aussi indispensables qu’ils veulent nous le faire croire?

Je pense que non. Les libraires sont incapables de nous fournir le livre souhaité mieux que pourrait le faire une grande surface et beaucoup moins vite qu’Amazon, le commerce en ligne. Le libraire n’a chez lui que quelques échantillons de lectures en vogue et pour le reste, il faudra attendre. Parfois longtemps. Le libraire serait donc au contraire un frein à la libre connaissance comme par exemple pour les vieux bouquins introuvables en province ailleurs que sur le net.

Ai-je besoin d’un libraire pour choisir mes lectures?

J’en doute, tout m’est offert en ligne et je n’imagine pas un instant entamer un dialogue dans une boutique avec quelqu’un qui ne connait pas mes goûts et à qui je ne souhaite pas me confier.

Pire, si vous êtes un petit scribouillard comme moi qui ait commis « l’ABC du vélo », le libraire local m’a renvoyé à mes chères études en refusant de présenter mon livre consacré au vélo. Alors on repassera avec le coté promoteur local du libraire de quartier.

Amazon un concurrent féroce du libraire?

En revanche avec Amazon, votre livre est disponible dans les 48 heures sans devoir vous déplacer pour le commander. Le dernier kilomètre, je le fais à vélo pour rejoindre la boite Amazon Locker où ma lecture m’attend.

Je ne parle évidemment pas du livre numérique, dont je suis adepte, qui lui vous est livré sans frais instantanément.

La librairie Bisey se décentralise à Thann. Curieux investissement.

2 réflexions sur « Je ne dois rien aux libraires »

  1. Sans vouloir polémiquer, je dois beaucoup à mes librairies pour mes choix de lecture, pouvoir prendre en main et feuilleter l’objet mis en avant, ou pas, par mon libraire m’est indispensable, et il peut me commander un livre précis. Je réserve la vente en ligne à la recherche d’occasion. Je juge même les villes traversées à vélo à la qualité de ses librairies !

    J’aime

    1. Votre parti pris est respectable. De mon coté, j’aime bien feuilleter quelques pages en ligne depuis mon fauteuil. Mais j’ai aussi parfois des coups de cœur pour un livre en vitrine chez un bouquiniste. Mon dernier achat « De grandes espérances » Charles Dickens vendu 5 euros à Briare rue principale, acheté rien que pour la repro d’une aquarelle en couverture.

      J’aime

Laisser un commentaire