Mulhouse

Je retourne parfois à Mulhouse à vélo.

Hier beau temps, j’en profite pour traverser la ville. Une arrivée compliquée à Didenheim par la piste de Morschwiller. Une belle petite passerelle enjambe l’Ill mais son accès n’est pas facile. Puis ensuite viennent les encombrements habituels nécessitant un brevet de bonne conduite avec ma bicyclette légère, je veux dire qu’il s’agit de comprendre tous les pièges urbains qui s’offrent à nous. Le Pont Chinois, l’accès tortueux à la piste du canal puis les piétons, les trottinettes, les chiens,…le décor habituel d’une piste qui n’est plus très roulante.

Cependant depuis la gare en direction d’Illzach, le chemin est agréable avec de beaux immeubles neufs que je n’ai pas vu grandir.

Retour par Battenheim, l’Ecomusée et la Thur.

Je me trouve face à un enfant d’environ deux ans qui déambule sur la piste de façon erratique comme si il était perdu. Mais non Maxou, les parents sont vingt-cinq mètres derrière qui devisent entre eux et des amis.

J’ai « déchaussé » jusqu’à m’arrêter car l’enfant ne m’a vu nullement arriver dans son petit champ de vision qui est très bas.

Je croise les parents qui semblent compatir à ma bienveillance et je leur adresse un salut poli. Cette nouvelle société insouciante me sidère.

Je croise deux cyclosportifs qui mènent bon train sur la piste en direction de cette famille. J’espère qu’aucun drame ne se passera.

Chemin faisant, je me dis que finalement le vélo et sa pratique sont très éloignés du savoir des jeunes générations.

Plus loin alors que je viens de franchir la passerelle de Staffelfelden, une trottinette. Pas celle du supermarché, non: un gros bolide comme on en voit à présent sur les routes. Le pilote me dépasse prestement puis « met les gaz » si on peut dire et l’engin s’échappe à grande vitesse de ma vue.

Nous vivons un monde nouveau avec lequel je peine à m’adapter.