
Le sport et l’esprit vont-ils de pair?
J’ai au retour toujours ce sentiment de bien-être, une forme d’état second qui gomme mes angoisses. Je peux alors reprendre mon quotidien d’un bon pied avec naturel et détermination.
Chaussé neuf, je goûte à nouveau la douceur du contact avec le sol car ma foulée n’est pas aérienne comme l’est celle des marathoniens, non. Ma foulée reste celle d’un amateur venu au jogging sur le tard quand la Covid nous a enfermés dans des ronds. Alors j’ai du apprendre les prémisses au plus vite. Sans en attendre des exploits.
Sentir sa course, c’est pour moi sentir mon corps réagir à chaque pas, mettre ses sens en éveil, sentir les bois, s’exercer à anticiper le sol qui avance sous ses pieds, entendre la nature…
Mais se mettre en course procède aussi d’une prédétermination, celle de préparer son mental à accepter l’effort lorsqu’on « n’a pas envie ». Mon protocole est immuable. C’est comme ces pilotes qui parcourent une check-list avant l’envol.
Je verrouille une à une les échappatoires, la température trop fraîche, le temps trop incertain, l’itinéraire, le temps libre. En CAP, mon temps utile tient dans l’heure et donc c’est beaucoup moins qu’à vélo. Pas d’excuse valable!
Mais il reste l’état d’esprit, le moral. Se mettre en position de mettre en action son corps lorsque l’âge avance me semble plus difficile.
J’ai donc pour principe d’avoir mis en place un emploi de mon temps hebdomadaire qui me convainc que c’est le jour de la CAP.
Puis vient le temps de l’habillement. A ce stade, je recule très peu souvent.
C’est parti.

❤
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