Couvent St-Marc- Osenbach

Nous étions donc 18 ou plus à profiter de cette extraordinaire journée d’octobre qui défie les saisons. 22°C au mercure! quel contraste avec la semaine passée!

Chemin faisant, poussés par un vent de sud, nous découvrons d’agréables sentiers le long des vignobles qui nous mènent jusqu’à Hattstatt.
Les villages que nous traversons exhalent de troublantes odeurs de raisins en macération.

Puis à Gueberschwihr, les plus téméraires organisent un détour vers Osenbach via les couvent St Marc. J’en suis…A regrets.
Encore sous le coup d’un refroidissement attrapé à Koestlach le week-end dernier, je peine à rejoindre le groupe qui, heureusement m’attend à l’entrée du parcours pédestre…

Il existe des esprits malicieux pour dire que le couvent St Marc nettoie tout comme la lessive du même nom.
Eh bien moi, c’est le contraire, la côte qui mène à Osenbuhr et son auberge ne m’a laissé que des traces dans les jambes!
Lorsqu’on grimpe cette affreuse côte du couvent, on n’a guère le temps de jeter un œil à gauche en contrebas, trop occupé à tenir le cap d’un cyclo qui louvoie à la rupture de l’équilibre.
Petite histoire du couvent de Saint-Marc pour les courageux:
Le couvent de Saint-Marc aurait été fondé avant l’an 740.
Une légende attribue la création du couvent au roi Dagobert II lui-même en l’an 676 ! Il aurait alors fait don à sa fondation d’une relique d’importance : la tête de saint Sigismond. C’est pour cette raison que le petit établissement religieux se nomme d’abord « Sigismundzell ». La relique existe toujours, mais est conservée en l’église de Matzenheim. Après un incendie en 1101, le couvent est reconstruit par l’abbaye bénédictine de Saint-Georges en Forêt-Noire qui en devient le protecteur et administrateur. Il abrite alors une petite communauté de moniales. Là encore, l’histoire retient une succession de pillages et destructions (Thiébaut de Ferrette en 1298,  les bandes anglaises en 1375, les Armagnacs en 1444, les paysans en 1525).
Pratiquement à l’abandon , le prieuré est relevé en 1749 par l’abbaye d’Ebersmunster qui reconstruit l’église en 1760, puis les bâtiments claustraux en 1762. On découvre d’ailleurs les armoiries d’Ebersmunster sur le fronton de la porte (le sanglier), ainsi que le lion de Saint-Marc.

Vendus à la Révolution, les bâtiments son rachetés par une succession de propriétaires. Après une première tentative de recréer une communauté religieuses en 1845, il faudra attendre 1868 pour que s’y installe la congrégation des sœurs de Saint-Joseph, dites aussi sœurs de Saint-Marc, qui y œuvre toujours.[/move]

Osenbuhr est une récompense.
On y est dans un cadre reposant entouré de verdure même à cette époque de l’année.
Le cyclo qui (re)prend son souffle à pleines bouffées ne peut qu’être enchanté de ce site magique aux confins de la forêt de Pfaffenheim où quelques touches de prairie illuminent le paysage.

Tout le monde se retrouve devant la mairie de Soultzmatt avec son petit clocher qui fait penser à une église.
Retour par Raedersheim, Ungersheim et cette affreuse route  qui mène d’Ensisheim à Wittenheim bordée de platanes sinistres.
Quand trouvera t-on un itinéraire à l’abri des autos et qui nous laisse le droit de rouler en paix et de bavarder ?

Balades dans l’Hérault

J’suis revenu.Vous allez souffrir…
J’ai fait deux beaux tours derrière Montpellier.Je connais depuis trente ans, c’est dire! vu que ma moitié à des attaches là-bas.
Galère pour quitter la ville et ses rocades tentaculaires.
Vous savez, Montpellier, c’est la ville surdouée qui s’ingénie à dissuader les cyclistes d’y venir!
Je vous recommande tout de même ces 2 tours:
1/ partir de Juvignac à coté du stade la Mosson ou de la Paillade pour ceux qui connaissent.Monter la piste vers St Georges d’Orques
A l’entrée, prendre ZAE Mijoulan, vous allez rencontrer le désert caillouteux jusqu’à Bel Air, attention aux coups de soleil, partir à la fraîche et emporter au moins deux litres d’eau (non coupée , l’eau SVP)
Après Bel Air, prendre Montarnaud, puis La Boissière
Première bosse, franchir le massif qui mène à Aniane.
Attention aux fossés,dans l’Hérault, ils effleurent le bord de route et ils sont pierreux.
Prendre Pont du Diable, vous allez franchir la rivière l’Hérault. C’est magnifique, faites une pause.
Après le Pont, prendre à gauche Montpeyroux, aller jusqu’à l’entrée d’Arboras, prendre à droite au panneau direction St Jean de Buèges. Vous allez voir un paysage hors du commun, désertique, par une petite route qui va vous mener après une petite bosse à 500m d’altitude jusqu’au hameau des Lavagnes.
Puis vous allez rejoindre Pégairolles de Buèges, à visiter absolument avant de descendre vers la source de la Buèges. Attention, route fraichement cravillonnée et très casse gu… freiner avant les virages (certaines épingles ne peuvent être prises qu’à pied en ce moment tellement il y a des graviers en surplus).
Dès que vous êtes à St Jean, faire une halte au chateau et repartir dans l’autre sens, prendre à gauche à la sortie de St Jean en direction du Causse de la Selle, 6 km.
Au Causse, prendre St Guilhem le Désert et descendre les gorges de l’Hérault; 14 km de descente dans les gorges.
S’arrêter à St Guilhem. Indispensable ou y retourner en voiture; attention parking limités et payants.
(Ceux qui sont marcheurs pourront revenir et monter à l’Ermitage N.D. de Belle Grâce parmi les arbousiers.C’est féérique!
Prendre une carte et une boussole et rentrer avant la nuit car les sentiers sont au bord de précipices)
A Pont du Diable, retour à Juvignac par Aniane comme à l’aller.
Compter 6 heures sans les arrêts et 112km.
On peut partir de la Boissière si on veut raccourcir ou faire en 2 temps avec repas à St Jean…
Bonne route!
Si vous êtes « raide » comme moi pour rentrer, acheter 600gr d’abricots à Pont du Diable et mangez les tous sous les platanes à Aniane avant de boucler les 30 dernières bornes.

2/Un autre parcours, moins dur qui vous fera aimer l’Hérault autrement que ses plages et son béton!Partir toujours de Juvignac, monter à St Georges d’Orques, descendre à Bel Air, c’est vers l’ouest. Ne pas vous engager sur la voie rapide qui est interdite aux vélos.
Vous aller jusqu’à Montarnaud, puis prendre St Paul avec l’ancienne nationale qui est tranquille.
Après St Paul,prendre à droite la Boissière, belle petite route ombragée.
A la Boissière, admirer un peu le point de vue et prendre Argelliers, Les Mattelettes, jusqu’à Viols le Fort. Très joli parcours en forêt avec les cigales assourdissantes en cet été.
Sortie de Viols, prendre à droite Viols en Laval.
Attention à la traversée de la nationale N586, aller à Cazevieille Pic St Loup.
Vous allez longer le Pic St Loup (658m) par le Sud, la montagne des Montpelliérains tant aimée.
Attention à la descente vers St Jean de Cucculles, virages sévères.
A St jean, église du XI ème.
Direction les Matelles. Admirer au passage sur la droite N.D. des Champs.
Aux Matelles, la maison d’Albertine Sarrazin si vous voulez marquer l’arrêt.
Allez à St Gély du Fesc.Prendre Grabels (ça descent).
vous rentrez doucement sur Montpellier.
Attention traversée de Grabels mal pavée.
Après Grabels, traverser la Paillade (ça descent) en direction du stade de la Mosson.
Franchir la Mosson, vous êtes arrivé à Juvignac.
Compter 4 heures. Sans les arrêts. 75km.
De l’eau fraîche à Argelliers pour remplacer l’eau tiède des bidons.

Contravention

Je ne résiste pas à la tentation de vous faire la lecture d’un article…
« Cyclotourisme » de septembre 2005 nous annonce la sortie d’une plaquette destinée aux automobilistes intitulée « Automobilistes, merci de votre attention » et plus particulièrement dédiée à la prévention des risques vis à vis des cyclistes.

Mais, « Cyclotourisme » va plus loin à l’égard de ses lecteurs en publiant la liste des contraventions encourues par les cyclistes selon les infractions constatées.

Je vous en livre des extraits:

– défaut d’éclairage: 11 euros l’amende forfaitaire normale
(autrement dit, aux Audax, on est tous bon pour 11 euros!)
– défaut de sonnette: 11 euros (moi, j’en ai une…)
– défaut de catadioptre: 11 euros
– circulation à plus de deux de front: 35 euros
– non-emprunt de piste obligatoire: 35 euros (ça va faire mal, vu le nombre de pistes que les Audax dédaignent, y/c le Président)
– circulation sur trottoir: 35 euros (c’est pourtant bien pratique pour contourner les feux rouges!)
– circulation en sens interdit: 135 euros, seulement 90 si vous payez tout de suite, plus le retrait des points sur permis! avis aux amateurs)
– non respect d’un stop ou d’un feu rouge: 135 euros

Alors, moi, je vous le dis, amis cyclos, le jour où la maréchaussée va s’occuper de nous, on a intérêt à partir avec les poches bien garnies de billets!

Ah, j’allais oublier! pour les randonnées balisées de façon sauvage, la contravention est de: 1500 euros!
non, non, y’a pas d’erreur…1500 euros
donc attention à vos étiquettes!

Connaissez-vous Kandern?

 chronique de 2004

Est-ce la torpeur estivale qui endort le forum?
Entre deux journées de pluies, il a fait beau le 18 août.
J’en ai profité pour une incursion chez nos voisins.
Conaissez-vous Kandern?
Ca vaut le détour.
Descendre jusqu’à l’écluse de Kembs, regarder les bateaux, puis longer le Rhin navigable jusqu’à Märkt.Piste un peu trépidante.
Après, s’engouffrer dans le vignoble à Eimeldingen, puis Egringen, puis Holzen, Riedlingen et Kandern.
A Kandern, une fontaine pour recharger les bidons.
Reprendre la route qui mène à Badenweiler. Attention à la bosse; ça monte tout le temps.
Mais à Badenweiler , on est récompensé: belle descente jusqu’à Müllheim avec une pointe à 80 km/h pour se faire plaisir.
Bien tenir le guidon et ne pas se laisser griser!
Retour classique par Chalampé.
90km.
Compter 5 heures.
2 litres d’eau et 2 barres.
Pas de jardinage à l’arrivée, rien que du canapé, en long de préférence!

Blauen

Le Blauen est toujours aussi
impressionnant
tant je le trouve dur.
Encore aujourd’hui, je m’y suis essayé.
En fait le Blauen s’appelle le Hochblauen et je crois que c’est
mieux ainsi.
1100 et quelques mètres. Dans la Schwarzwald après
Badenweiler.

  • Je n’ai pas d’indicateur de
    dénivellée, mais je pense qu’on doit avoir
    10% de pente
    en permanence pendant 10 km.
  • un fidèle lecteur nous apporte cette
    précision:

    •  Le Hochblauen fait en réel 11.6km de long en
      partant du pied à Niederweiler pour une pente moyenne de 8%
      !! Merci.

J’avais la chance au départ d’avoir un
cyclo allemand devant moi pour m’ouvrir la route. Le monsieur
m’avait doublé à Niederweiler…Mais au premier
embranchement, il a fait mine d’aller tout droit pour finalement
attendre que je passe devant.
Stratégiquement, il avait commis une erreur en passant
devant moi avec peu de réserve sous le pied.
Moralité, quand on n’est pas sûr de
soi
: rester derrière!
Bref, je n’avais plus de repère pour trouver mon pas.
Je ne l’ai pas revu: vu mon train, il a du changer
d’itinéraire car je montais vraiment lentement et à
la limite de l’équilibre (6/8km/h avec un cardio à
165).
Je sais, j’ai un cardio élevé, je n’ai que 8 à
10 pulsations d’avance avant d’être dans le rouge, mais c’est
le prix à payer si on veut faire de la côte.
Dans le Blauen, il n’y a pas de pause possible, pas de
replats.
Je n’ai pas l’expérience des grands cols, ni la force, mais
qu’est-ce que ça doit être dur!
Donc pente régulière et pas d’objectifs visibles: on
est en forêt et on tourne tout le temps.
Les deux derniers kms conduisent uniquement au
Blauen après le dernier carrefour et offrent un peu de baume
au coeur, la route est fraîchement refaite suite aux
éboulements.Rigueur allemande dans la
réfection.
Arrivé en haut, il n’y a plus qu’à sécher les
effets comme on peut et éponger la « tête
dégoulinante ».
Savourer le paysage dans la vallée
près du Self Service et deux barres de
céréales; enfiler son coupe vent et entamer la
descente…longue la descente; si on va trop vite, on a froid et on
mobilise des ressources en freinage et en attention; si on va
lentement, on trouve le temps long.Trouver le juste milieu.
Passer par la station thermale et susciter
l’attention des curistes, rejoindre Mülheim, longer le cours
d’eau jusqu’à la gare, passer sous les voies et rejoindre
Neuenburg.
Tout cela s’effectue plutôt en pente douce descendante et
c’est tant mieux.
Aborder le Rhin, puis Chalampé avec sa rue
neuve (moi je prends la ruelle que je trouve sympa).
Après, Bantzenheim, la route forestière, la route
militaire rapiècée (dommage), et enfin Balder.
75km.700à 800m de dénivellée.
Compter deux bidons d’un litre pour être à l’aise sur
le retour avec vent de face.
Je prends un litre avec fructose et un litre avec eau plate.
Pas d’EPO!
Bonne nuit les petits.

Humeur Mauvaise

 

Route forestière de la Harth à Grünhutte.

un dimanche après midi.

Beau temps.

Beaucoup de promeneurs à pied.

Ma femme et moi, à pied aussi.

Devant nous un père de famille, ses deux enfants et le chien en laisse qui occupent tout la largeur du sentier.

A notre hauteur arrivent un couple en vélo qui nous dépassent lentement.

« Gling, gling », un coup de sonnette de madame pour avertir les promeneurs qui nous précédent…

Pas de réaction du groupe de promeneurs…

Le chien en profite même pour traverser avec sa laisse élastique…madame à vélo manque de tomber et doit s’arrêter subitement…

Monsieur à vélo proteste mollement…

Le père de famille avec son chien et ses deux enfants :  «  vous, les vélos, vous nous faites ch… ! non seulement vous m’emm…toute la semaine avec mon camion et en plus vous venez m’emmer… içi !… »

Monsieur à vélo s’arrête, interloqué…

On va en venir aux mains…

Et puis monsieur et madame à vélo repartent dépités…

Les deux enfants pouffent de rire (« Bravo, papa ! tu les a bien mouchés »)

Moi, derrière, j’étais triste.

Un dimanche après midi dans la Harth !

 

Max

 

Anciennes digressions

 

Pratiquant le cyclotourisme depuis 25 ans de manière assidue et modeste ( 3500 km par an) au sein de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFCT), j’ai souvent regretté que les pouvoirs publics ne s’investissent pas davantage dans le développement de pistes ou de bandes cyclables.

De son coté, ma fédération, qui regroupe 120.000 adhérents, s’implique mollement dans cette direction peut-être par crainte  que les cyclotouristes ne soient rejetés un jour sous la pression du lobbying automobile et de façon systématique vers les pistes cyclables les privant ainsi du droit d’usage de la route (routes dont la densité en France est inégalable) .

Le phénomène vététiste est d’ailleurs une préfiguration de ce qui peut arriver demain: plus de cyclistes sur les routes, les vététistes ont développé une pratique du vélo hors route moins exposée qui rend chaque jour plus légitime l’exclusivité de la route aux voitures, aux camions et aux motos.

Car ce qui déconcerte le plus l’automobiliste (que je suis par ailleurs), c’est bien le comportement du cycliste sur la route, voire sa simple présence de plus en plus incongrue.

En effet, bien que le code de la route le tolère, rouler à deux de front en vélo pour discuter avec son coéquipier(e) est devenu insupportable à l’automobiliste incapable d’imaginer que deux « types »  sur des vélos puissent le faire ralentir ou pire l’obliger à s’arrêter !

Et comment il fait l’automobiliste qui rencontre un tracteur agricole ? est-ce qu’il fonce dans la remorque de foin ?

Je ne parle pas de la dernière réglementation routière relative au dépassement des deux roues ( article R14 du code de la route) qui porte par décret 98.828 du 14.09.98 la distance de protection du cycliste de 1 mètre à 1.50 mètre lorsqu’il est dépassé car pratiquement aucun automobiliste ne respecte cette réglementation dont la presse s’est peu fait l’écho !

Pratiquement, le respect de cette nouvelle réglementation impliquerait que sur une chaussée de 6 mètres de large (cas usuels des départementales françaises) l’automobiliste ménage 0.20 m de distance de garde pour le cycliste au bord de chaussée plus 0.80 m pour le cycliste et ses bagages éventuellement plus 1.50 m de distance de protection soit au total 2.50 m et donc empiète sur l’axe médian de la chaussée pour dépasser.

Je peux vous confirmer que très rares sont les automobilistes qui respectent cette réglementation et beaucoup préfèrent nous frôler à 100 km/h lorsqu’ils croisent un véhicule venant en face plutôt que d’attendre .  

 

J’ai découvert avec bonheur que contrairement à ma région d’origine ,l’Alsace disposait de nombreuses pistes cyclables.

Malheureusement, la plupart des pistes s’avèrent impraticables soit en raison de vice de conception soit en raison d’un manque d’entretien.

Pour qu’une piste soit praticable, il faut qu’elle soit « roulante », c’est à dire qu’elle doit permettre aux vélos de rouler entre 20 et 25 km/h en agglomération (50 km/h pour les autos) sans risquer de chuter et sans arrêt obligatoire intempestif comme c’est souvent le cas au profit des autres usagers.

Faute de quoi, vous faites perdre tout intérêt et à la piste et au cycliste.

Chaque fois qu’un cycliste doit s’arrêter, comme pour une voiture, il doit consommer  de l’énergie (musculaire) en plus  pour redémarrer et reprendre sa vitesse initiale sans compter la gêne constituée par ce que nous appelons dans notre jargon «le déchaussement des cales», version moderne des cale-pieds.

Je vous propose quelques exemples :

 

Battenheim : piste cyclable récente construite dans le cadre de la rénovation de la chaussée

  • – piste slalomant entre trottoir et route: tantôt, on roule sur le trottoir et tantôt sur la route en étant obligés de franchir de nombreuses bordures fatales aux pneus de 20/26 et aux jantes de 700 mm,
  • – piste étranglée ou sans accès en sortie de pays,
  • – voitures stationnées sur la piste, portières s’ouvrant au passage des vélos
  • – panneaux de chantier obstruant le passage (pose de canalisations de gaz) en infraction avec les prescriptions de sécurité que la commune doit édicter

Baldersheim : carrefour  feux tricolores

  • – le siphon réservé aux cyclistes pour rejoindre la Harth part d’un bon sentiment mais il est peu utilisé car entouré de buissons qui masquent les cyclistes aux automobilistes tournant à droite…

 

Evidemment, la critique est facile et je ne parle pas des communes qui ne font rien ou presque comme Guebwiller qui canalise les cyclistes à l’entrée de la ville en venant du Markstein sur une succession de « stop » tous les 50 ou 100 mètres, mais je suis bien obligé de constater que certaines collectivités se donnent bonne conscience  en réalisant des ouvrages inadaptés.

Tout donne à penser qu’il n’existe pas de norme en matière de pistes cyclables et que chacun fait comme bon lui semble ! Le malheur est que nos édiles ne semblent plus faire de vélo depuis qu’ils ont quitté leurs culottes courtes ! sauf Jo Spiegel, cela va de soi.

En matière d’entretien des pistes, il apparaît que beaucoup reste à faire :

  • – en certains endroits la piste disparaît: absence de délimitation horizontale, broussailles empiétant sur la bande de roulement, engins de chantier, voitures en stationnement, panneaux ou tranchées…
  • – en d’autres endroits, la piste est devenue l’exutoire de la route: gravillons, cailloux, bouteilles de bière brisées (piste de Wittelsheim à Cernay), débris de pare brise, débris de véhicules aux carrefours, sans compter tous les animaux à poils et à plumes décimés par la route.
  • – Paradoxalement, les pistes sont non seulement moins bien «traitées» que la route mais en plus elles sont souvent de qualité médiocre: revêtement d’une moins bonne granulation que la route, mauvaise planéité, raccords mal faits, creux et bosses, regards de branchement mal jointoyés en ville, avaloir d’eaux pluviales encastrés profondément,

En conclusion, si nos élus territoriaux veulent être performants en terme de pistes cyclables, il faut qu’il raisonne non pas en km de pistes réalisées mais en taux de réussite du service rendu : en mesurant  par sondage le nombre de cyclistes utilisant les unités d’ouvrages réalisés au fil du temps et en comparant les résultats…si le taux est bas ou s’il se dégrade, c’est qu’il existe un problème !

 

J’ai bien le sentiment que ça fait beaucoup d’égards (trop ?) pour les cyclistes, mais n’est-ce pas le prix à payer par la Collectivité si l’on veut donner une place à part entière à la «  petite reine » dans notre environnement et ne pas se contenter d’ersatz qui donne bonne conscience sans toutefois répondre aux problèmes ?

 

Evidemment, mon propos n’a pas la prétention de refléter l’état d’esprit général de tous les cyclistes, je devrais dire des catégories de cyclistes, car la pratique du vélo est multiple : citadine, touristique, sportive,…mais en général le cycliste a l’œil exercé : il repère très bien les creux et les bosses de ses parcours familiers et il devrait à mon sens être davantage écouté par les décideurs  et concepteurs d’infrastructures routières. 

ce que beaucoup ne savent pas…

Le code de la route prévoit de laisser un espace libre de

– 1.50m en rase campagne

– 1m en agglomération

à tout cycliste lors d’un dépassement.

Cyclos, qui êtes-vous?

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Cyclos, qui êtes-vous?

  « cyclos qui êtes-vous ? »

ou les enseignements d’une enquête

 

Les résultats de l’enquête conduite par la ligue ALSACE FFCT parus dans la gazette de février 2002 appellent quelques réflexions.

Cette enquête avait été expérimentée en février 2000 au sein de l’ACRM et les résultats publiés dans la gazette de mars 2000.

Cette fois, nous disposons d’éléments reflétant la moyenne des clubs de cyclotourisme alsaciens (avril 2001).

Qu’apprenons-nous ?

 

Une femme pour trois hommes pratique le vélo !

Il y a encore des progrès à faire dans les clubs pour encourager la pratique féminine ; ce constat traduit des habitudes culturelles : le vélo est encore un sport d’homme et comme dans les partis politiques il faudrait imposer des quotas pour rétablir l’équilibre…il est vrai que faire du vélo le dimanche pendant que madame repasse est tout à fait acceptable pour beaucoup d’entre-nous.

Mais les responsables du club ont aussi une responsabilité dans ce résultat en ne facilitant pas la prise en compte de la spécificité féminine : des parcours et des vitesses adaptées, des horaires acceptables, …

Faudra t-il imposer des quotas aux clubs comme dans les partis politiques !

 

Vieux, on est vieux, nous ?

Il faut l’admettre, le cyclotourisme est un sport de vieux (et de vieilles) !

Quand on constate que 65% des cyclos ont plus de 45 ans, on ne peut pas dire que le cyclotourisme est un sport de jeunes.

Même si dans nos têtes, nous avons un esprit jeune, force est de constater que le cyclotourisme ne séduit pas les plus jeunes !

Est-on prêt à l’admettre, voire à l’accepter ?

Le cyclotourisme recrute essentiellement parmi les plus de 45 ans, c’est à dire parmi « le 2eme âge ».

Faut-il s’en contenter et perpétuer une image du vélo « passéiste » ?

Pourtant, le cyclotourisme a de nombreux atouts en tant que discipline sportive, peu gourmande en équipements et en harmonie avec la défense de notre environnement.

Le problème, c’est qu’on n’est pas « fun » pour parler comme les « ados », on est incapable de véhiculer une image moderne de notre pratique cyclotouristique et de séduire le plus grand nombre.

Le débat est amorcé…

 

6 cyclos sur 10 parcourent moins de 3500 km par an

 

Il faut en être conscient : « les avaleurs de bitume » sont en minorité !

Avec 6 cyclos sur 10 qui parcourent moins de 3500 km et moins de 40 sorties par an, il faut accepter cette réalité et composer des circuits et des calendriers adaptés. En terme marchand, on dirait qu’il faut adapter l’offre à la demande.

L’effet 35heures dans les entreprises devrait permettre aux pratiquants d’être plus présents sur le vélo, l’avenir le dira.

Cependant, à l’ACRM, nous sommes de plus gros rouleurs que la moyenne alsacienne car nous étions 75% à parcourir au moins 3500km et 78% à sortir plus de 40 fois.

 

 

22, les v’là !

 

les cyclos mâles roulent à plus de 22 km/h et les féminines les talonnent de prêt.

Il y a au fil du temps, un effet vitesse qui s’amplifie et qu’aucun dirigeant n’est capable de juguler…il est indéniable que le cyclotourisme évolue au fil du temps vers une pratique plus cyclosportive….d’ailleurs, combien roulent encore avec de véritables randonneuses « garde-boueuses » éclairantes et sonneuses ?

Ce constat met d’ailleurs en question la pérennité des brevets audax qui historiquement doivent être menés avec un capitaine de route respectant scrupuleusement la vitesse de 22.5 km/h..

 

Moins 7, plus 7

 

6 cyclos sur 10 roulent dans des groupes de moins de 7 cyclos. C’est bien, pourquoi ?

Un groupe de 7 cyclos a suffisamment de dynamique pour conduire un parcours groupé : possibilité de se relayer, de se protéger du vent ; en outre il ne ressent pas les effets d’accordéon à l’arrière des grands groupes.

Il est beaucoup plus réactif face aux dangers de l’environnement routier : on se remet plus rapidement en file et on peut être plus facilement dépassé par les automobilistes et les camions.

Au sujet des files, ma théorie est la suivante : 7 cyclos en file indienne représentent un obstacle pour les automobilistes de 28 mètres de long (4 mètres par vélo)…cet obstacle pourra être dépassé par une voiture se déplaçant à 60km/h en moins de 2 secondes.

Partant du principe qu’aujourd’hui, un automobiliste n’attend plus derrière un groupe de cyclos mais passe « en force » de toute manière, on a intérêt à ne pas privilégier des groupes de plus de 7 cyclos ensemble si on veut éviter de se faire « f …. en l’air ».

En outre, j’ajouterai que les cyclos sont de moins en moins aptes et entraînés à rouler en groupe et de plus en plus indisciplinés pour se rabattre à l’approche du danger permanent des véhicules venant de l’arrière ; un groupe de 12 cyclos roulant de front est incapable de passer en file indienne dans un délai évitant d’être « serré » par le véhicule. Ajoutons que beaucoup d’entre-nous estiment qu’ils ont droit au 1/3 d’une chaussée de 6 mètres et ne s’en privent pas au mépris du danger !

 

T’es tombé sur la tête !

 

Si le port du casque est rentré dans les mœurs, il n’en va pas de même de l’avertisseur lumineux et sonore ; autrement dit, on est prêt à « se prendre » un piéton le long du canal de Niffer et à tomber sur la tête !

Plus de 8 cyclos sur 10 déclarent porter le casque mais ils ne sont que la moitié à disposer d’un avertisseur sonore. C’est pourtant un équipement peu coûteux qui permet d’éviter facilement une chute à l’approche de piétons ou des rollermens surtout lorsque nous empruntons des parcours communs.

 

                                                                                  Max                                             

la traversée de Mulhouse

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, la traversée de Mulhouse

 (chronique au journal l’Alsace)

J’ai été très surpris du courrier de votre lecteur mulhousien, et cycliste par ailleurs, qui fait état d’une critique fort pertinente de la circulation à vélo dans la ville. « Cycliste du dimanche » et n’étant pas directement concerné par cette analyse*, j’ai quand même besoin de traverser la ville du nord au sud ne serait-ce que pour rejoindre cette magnifique balade qui mène à Dannemarie via les berges du canal du Rhin au Rhône et dont l’Alsace s’est fait récemment l’interpréte.   Habituellement, j’avoue ne pas m’aventurer dans la ville et je préfère affronter avec mes roues de 23mm la bande cyclable qui longe la voie SNCF coté Ridiesheim jusquà la gare SNCF puis je prends un itinéraire non aménagé le long du canal qui me mène au pont d’Altkirch et enfin la rue du nouveau collège dont la piste cyclable débouche dans le grillage du garage Citroën!   Non,dimanche dernier, par cette journée caniculaire, j’ai choisi de traverser la ville sans détours. Il était 7h30 et je pouvais donc profiter du calme des encombrements (travaux et trafic). Après avoir traversé Illzach Modenheim et les nouveaux ronds-points en fabrication à hauteur du garage Fiat, j’arrive aux feux tricolores…là je suis invité par un panneau à emprunter les grands bassins…à mi chemin la piste sablonneuse est transformée en mare: l’arrosage nocturne du gazon a eu pour conséquence de noyer la piste et de la rendre inutilisable. Il est étonnant que l’eau puisse être gaspillée ainsi et que le système d’arrosage ne soit pas mieux contrôlé. Donc pied à terre ou plûtôt dans l’eau, ça commence bien.Il faut savoir qu’avec des pneus de 23mm de section et des cales aux chaussures, on ne fait pas demi-tour facilement quand les roues sont collées dans la boue… A la sortie des grands bassins coté centre ville, beaucoup de panneaux de chantiers mais je ne vois pas d’infrastructures vélo et j’emprunte les boulevards en direction de la tour de l’Europe, puis comme je suis dirigé vers la gare avec le nouveau plan de circulation automobile, je traverse les rues piétonnes, la place de la Réunion très agréables pour faire du vélo à cette heure de la matinée. Boulevard Kennedy, je suis invité à emprunter une bande cyclable qui aboutit à un carrefour…puis plus rien, à part un panneau à la signalétique confuse et défraîchie qui m’invite à traverser le boulevard. Bref ! la traversée du Centre ville n’est pas au point puisque qu’on ne comprend pas où nous mènent les ouvrages en place et lorsqu’ils existent, ils ne sont pas entretenus. En outre, j’observe que nos amis d’Outre Rhin qui arrive en vélo, il y en a, ce sont surtout des cyclocampeurs, rencontrent les mêmes difficultés en abordant la ville Pour compléter votre information, je vous renvoie vers mon site internet en construction qui entreprend de répertorier les ouvrages cyclables sous l’angle « coup de coeur » et « bonnet d’âne » avec photos à l’appui.   *au sujet des cyclistes du dimanche, je voudrais dire quelques mots: 1/ ils sont de loin les plus nombreux parmi toutes les catégories de cyclistes et appartiennent souvent à des clubs ou sont cyclistes isolés. 2/ ce sont ces cyclistes qui demain pourraient constituer une alternative à la circulation urbaine face aux encombrements et à la pollution 3/ actuellement si ces cyclistes fuient la ville, c’est parce qu’elle est dangereuse et que les infrastructures mises en place ne sont pas en site propre, comme à Mullheim, par exemple. 4/ il y a un problème au niveau des vélos, c’est une évidence: le vélo de route n’est pas adapté à la ville et culturellement, un cycliste sur un vélo de course n’ira jamais faire ses courses avec un vélo de course, c’est à dire un vélo sans garde boue, sans porte bagage et sans carter de chaîne.

Sortie automnale

Dimanche 26 septembre 2006.

Seulement 4 candidats au départ dans ce petit matin froid, pluvieux et venteux de septembre.

Quelques minutes d’attente supplémentaires pour attirer les retardataires…non! nous ne voyons personne nous rejoindre, même en lançant notre regard au plus loin de la route qui mène à l’Espace 110.

Partons!

Effectivement, nous partons, mais pas très loin…jusqu’à la cabane à frites!

Serge est crevé!

-« déjà! alors, y’aura pas d’histoire aujourd’hui? »

– « si, si, c’est pas fini; mais attendez! ne soyez pas pressés! »

 

Bien sûr cet abus de langage ne doit pas laisser croire que c’est « Serge qui est crevé », mais son vélo.

Donc, vélos appuyés au grillage à frites, nous commençons le démontage…

Roger tient le vélo en l’air pendant toute l’opération pour ne pas salir le dérailleur…René déballe le matériel sorti des dessous de selles (vous ne pouvez pas savoir ce qui se cache sous les selles!)…Serge et Max attaquent le pneu; il est coriace le pneu, il ne se laisse pas faire simplement même avec des démonte-pneus en plastique qui l’empêchent de gémir, il n’aime pas être opéré de bonne heure à froid.

Sans mes lunettes, j’enfile le démonte-pneu à l’envers…enfin, après un diagnostic de localisation de la fuite « à la salive », il s’avère que la chambre est crevée coté route et que le pneu semble fragilisé à la suite d’un freinage d’urgence des jours derniers où Serge reconnaît qu’il avait oublié de brancher l’ABS dans la poignée.

 

Nous repartons.

Le long du canal qui mène au Rhin, les pêcheurs s’affairent autour de leurs lignes…les petites tentes « igloo », comme des corolles de champignons se pressent ça et là l’une contre l’autre au bord du rivage.

Ici, on a fait du feu, peut-être pour se réchauffer ou pour préparer un café chaud?

Peu de cyclos à notre rencontre, juste un couple en tandem avec le « micro chien » équipé de lunettes Afflelou(p) dans un panier !

 

A la passerelle de l’écluse, pause casse-croûte.

– « Déjà! »

– « c’est que le froid, ça creuse… »

 

Un promeneur passe, accompagné de son griffon de trois mois:

– « c’est sa première sortie avec la laisse »

– « ouah! » nous fait le griffon acquiesçant, pas content d’être attaché pour la première fois,

 

On observe nos pneus tout en dissertant sur leur entretien et en émettant diverses opinions sur les marques et les fabricants:

– « moi, j’achète que de l’Hutchinson » dit Roger,

–  » j’ai un copain de Peugeot qui les approvisionne avec un bon rabais »

– « oui, mais les Hutchinson, parfois, ils ont les poils qui sortent! » observe René…

– « …alors, je les brûle tout autour avec une bougie… », ajoute t-il.

Hilarité dans le groupe…

Si votre Hutchinson a les poils qui sortent,un conseil: brûlez-les avec une bougie, votre pneu sera plus beau!

 

Après Niffer, nous nous engouffrons dans un sentier entouré de maïs encore sur pieds.

Sauf un, où les maïs sont couchés…serait-ce des émules de José Bové qui ont sévi par ici?

Nous traversons Petit-Landau.

C’est beau Petit-Landau et c’est bien entretenu.

Pas âme qui vive à l’extérieur.

Nous rejoignons la route EDF.

 

Stop, encore une crevaison!

C’est Serge.Encore lui!

Quand le mauvais sort s’acharne…Effectivement l’air s’échappe

par un interstice du pneu…

Les experts « es pneus » se concertent sur la suite à donner, nous choisissons de regonfler afin d’aller jusqu’à Bantzenheim où Roger propose de changer le pneu…

 

Serge, après avoir regonflé, se lance donc en tête à grande vitesse pour profiter au maximum de l’air emmagasiné.

René, lui, chronomètre le temps passé entre 2 regonflages pour estimer combien de fois Serge va devoir regonfler avant d’atteindre Bantzenheim distant de 11 Km…

 

Au bout de trois ou quatre regonflages, nous atteignons Bantzenheim.

Arrivés à la cour de Roger: gag! pas de clé pour entrer à la maison, Viviane n’est pas là…

Puis c’est le retour vers Illzach;

6 km avec un vent froid de face jusqu’au carrefour de la fontaine des Puits de Radbrunnen.

C’était la sortie automnale des Audax.

Déjà, au loin, nous sentions l’odeur du poulet que Paul aime tant.

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