Après le VAE, la voiture électrique

PIVOT, le VTTAE hors de prix

Je reste dubitatif

Il avait en main un VTTAE de 10500 euros. Parait-il qu’on se l’arrache! Voir!…

Vendredi, mon vélociste a une nouvelle fois tenté de me convaincre. Selon lui, hors de l’électrique point de salut! Point de salut pour les vieux comme moi qui voudraient rester dans le vent de l’histoire du vélo et aussi pour les marchands qui ont trouvé le moyen de redorer leur blason avec des machines sophistiquées qui coûtent bonbon.

Mais voici venir un nouveau produit électrique autrement plus à la mode qu’un simple vélo, la voiture électrique. Pour nous la faire acheter il faut ruser. Prenez-là en location!

Pour 100 euros par mois, les commandes de voitures électriques affluent chez les concessionnaires qui n’arrivent pas à suivre.

La grande déflagration aura lieu plus tard. Dans trois ans quand tout le monde va se précipiter pour se débarrasser de la voiture de ses rêves. Les constructeurs ont déjà commencé à réfléchir pour trouver d’immenses parcs de stockage comme le loueur Hertz avec ses Tesla.

Comment en avoir moins pour plus?

Il est vrai que faire payer à la Collectivité le coût réel des voitures électriques à grands renforts de subventions, ça aide le consommateur à faire son choix.

Je ne suis toujours pas convaincu tout en ayant conscience que le retraité que je suis ne figure pas parmi le cœur de cible du marché de la voiture électrique; je roule peu et je n’ai pas d’usage quotidien pour ma voiture. Je peux donc attendre avant de me lancer dans l’aventure. Car c’en est une, une aventure que les réseaux sociaux se chargent de commenter. Des familles en panne sur l’autoroute faute de recharges, des arnaques sur les coûts de recharges, des puissances de recharge non disponibles, des coûts de réparation prohibitifs,…, sans parler de ceux qui louent un véhicule thermique pour aller en vacances et qui se gardent de le dire.

Je n’ai pas la fibre assez écolo pour tomber dans cette surenchère qui veut nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Car il ne faut pas se méprendre, une voiture électrique cumule les inconvénients: chère à fabriquer, autonomie moitié moindre, coût d’achat prohibitif, incertitude sur le prix de vente de l’électricité, pollution liée au surpoids,… je continue de prendre mon vélo pour les courts déplacements et je garde ma voiture Crit’Air 2 pour mes grands voyages.

La sortie de route de l’électrique

Devant moi une Tesla, la fameuse voiture américaine développée par Elon Musk et construite en Chine. Elle ressemble à toutes les berlines haut de gamme, sauf qu’elle est électrique.

J’ai accompli hier près de 700 km d’autoroutes avec ma voiture et je méditais sur l’avènement de ces merveilleuses automobiles qui demain vont remplacer nos vieux engins à moteurs thermiques.

Remplacer 40 millions de bagnoles va prendre du temps.

Qui ne se déplace pas encore à l’électrique?

Moi!

Je n’arrive pas à m’y faire. Pourtant je sens que le temps presse. Bientôt soixante treize ans; je sais que mes jours, mes heures, sont comptés. Vais-je pouvoir profiter de tous ces bienfaits du monde moderne que sont les vélos et les voitures électriques. J’en piaffe d’impatience. Non, je plaisante, car je ne coche aucune case parmi les acheteurs potentiels, ceux que le marketing rêve de convaincre.

Si la voiture est encore loin de nous surprendre par ses performances médiocres en terme d’autonomie il reste qu’elle est appelée à devenir la norme en terme de déplacement routier individuel. Ni l’avion, ni le train ne sauront jamais remplacer entièrement la voiture. Surtout pour cette France périphérique oubliée des citadins et des grandes métropoles.

Mais cette voiture électrique qu’on nous prépare semble déjà affectée de défauts rédhibitoires, outre sa faible autonomie: son prix et son poids. De ce coté ci des choses on n’a rien résolu puisque la voiture électrique ne sera accessible qu’aux plus fortunés et elle pèsera tout autant, voire plus, en terme d’encombrement et de poids sur nos routes. On aurait pu s’attendre à des voitures légères, plus petites et c’est tout le contraire qu’on nous offre. Car la légèreté, ne l’oublions pas, est le gage de la sobriété énergétique.

Reste qu’on ne sait pas non plus comment va s’organiser la recharge électrique coordonnée de tous ces véhicules qu’on veut vertueux. Ni à quel prix pour la planète.