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La mobilité électrique, nouvel or blanc

Renault et Peugeot vont-ils pouvoir résister aux mastodontes du véhicule électrique lorsqu’ils vont débarquer en France?

Une voiture électrique, c’est au minimum 300 kg de batteries en plus à traîner

Force est de le constater, l’électrique de la mobilité est en marche. Un grand mouvement en faveur des véhicules est en train de naître, dopé par la volonté de réduire le réchauffement de la planète.

Certes l’électrique dans lequel s’engouffrent les constructeurs aidés par les États n’a rien de spécialement écologique puisqu’il consiste à déporter l’usage d’énergies fossiles des voitures vers des centrales électriques. Avec la bénédiction des écologistes, voici donc réunis dans une même aventure industriels et défenseurs de l’environnement. C’est l’entente cordiale de la carpe et du lapin.

Le marché automobile souffre de cette transition à marche forcée: les chaines de fabrication traditionnelles ne sont pas spécialement prévues pour équiper des voitures électriques, la construction de batteries n’est pas entièrement aboutie et les grandes fonderies de blocs moteur renâclent à abandonner le thermique. L’Europe a décrété qu’en 2040, on ne produirait plus de véhicules thermiques.

Cela dit le marché de l’auto électrique est loin de résoudre tous les problèmes. Une voiture électrique, c’est au minimum 300 kg de batteries en plus à traîner et l’hybride n’échappe pas aux lois de la physique: avec deux systèmes de traction embarqués, l’hybride s’avère être une escroquerie pour gogo en mal de reconnaissance écolo. Les faits sont têtus: plus un véhicule est lourd, plus il consomme et les SUV actuels en sont la traduction. Hélas sans les SUV, l’industrie automobile est incapable de survivre jusqu’à l’avènement de l’électrique, le SUV est lourd mais il rapporte.

Le VAE sait parfois se rendre discret

Mais la fée électrique est aussi capable de transformer nos vélos en or blanc.

Figurez-vous que le vélo électrique est en train de ravir la première place au vélo musculaire. Le vélo traditionnel sera bientôt à reléguer au musée si l’on considère les ventes 2019 de l’Union sport et cycle

Bénéficiant en partie du report des ventes, le VAE progresse de 12 % en volume. Plus de 388 000 unités ont trouvé acquéreur en 2019. Le prix moyen, lui aussi, s’envole pour atteindre 1749 € soit une augmentation de 10 %. De quoi asseoir définitivement son statut de pilier incontournable de la filière vélo. En valeur, l’électrique représente désormais plus de 45 % du marché.(source)

La ressemblance est bluffante

Dans le monde du loisir cycliste, les ventes ont bondi de 37 % en un an. Avec des moteurs plus efficaces et plus fiables, des batteries plus légères et dotées d’une meilleure autonomie, le VAE se popularise notamment auprès des adeptes du VTT.

J’en suis moi même le témoin lors de mes sorties à VTT, les adeptes de VAE croisés sont majoritaires.

Je reste traditionaliste et j’observe la lente décroissance du vélo musculaire toutes catégories confondues, à la ville comme à la campagne.

Comment choisir son VTT électrique?

Je ne suis pas un spécialiste de la chose. Mais je sais que nous sommes nombreux à nous poser la question.

Comment aborder le VTT électrique sans trop se tromper car l’investissement de base n’est pas donné?

Se souvenir que plus une machine est sophistiquée, plus elle risque d’aller au garage et donc d’entraîner des frais. Mieux vaut donc s’assurer que l’après-vente suivra!…

Entendons-nous: il s’agit de mountain bike, pas de l’enduro, ni de la piste le long du canal. Il y a donc un juste milieu à respecter lorsqu’on choisit son VTTAE.

Se souvenir des points-clés importants:

  • une motorisation centrale réputée comme Shimano ou Bosch ou Yamaha
  • des freins à pistons sur disques de 220 mm
  • un cadre tout suspendu
  • des roues de 27.5
  • …et des batteries interchangeables de grande capacité
  • …un SAV compétent et outillé

VTTAE, à nous la montagne!

Grimper au Molkenrain avec un VTT électrique, fastoche!

Aujourd’hui balade à VTT électrique avec Alicia au Pays des Merveilles, la jeune femme guide et chargée de mission à la communauté de communes de Saint-Amarin qui grimpe le col Amic en compagnie de la journaliste .

« Mais je n’avais pas souvenir d’une pente si ardue ! » dit Alicia. Il n’en fallait pas plus pour appuyer sur le mode turbo de l’assistance (c’est celui qui travaille à notre place !). (sic)

On voit bien qu’on a affaire à des amateurs du vélo qui n’ont ni pratique ni entraînement. Vous descendez du train, vous enfourchez un vélo et run!

Depuis Moosch jusqu’au col Amic, il n’y a qu’un coup de pédale grâce au VTT électrique. Cette boucle de 27 km, authentique et sympathique, permet de rallier un col bien connu des cyclistes de route, avant de redescendre, à travers forêt, jusqu’aux villages montagnards de Goldbach-Altenbach.(DNA 3 sept.19)

Voici plusieurs semaines de l’été que nos journaux locaux se font les apôtres du VTT électrique. L’explication tient en un mot « Le tourisme d’abord » ou comment appâter une nouvelle clientèle d’jeune plutôt bobo et qui n’a pas forcément envie de transpirer sur un vélo. Ce matin encore un grand article consacré au VTT électrique avec au programme la montée au col Amic en passant par Freundstein. A Willer-sur-Thur, comme on s’en doute, il faut un sérieux entraînement musculaire pour grimper jusqu’à Goldbach par la route; alors par le chemin forestier, je ne vous fais pas de dessin!… Mais avec l’assistance le premier venu qui se souvient comment monter sur un vélo laisse tout le monde sur place.

Les rues sont calmes, on traverse le village, passe devant la nécropole nationale, avant de demander à l’assistance électrique de nous donner un premier (sérieux) coup de pouce.

Ces articles sont en fait des publi-rédactionnels qui honorent peu la profession de journaliste puisqu’ils sont téléguidés par les Offices de Tourisme de la Région sans nuance, sans aucun égard pour le vélo, le vrai, celui qui fait appel à nos ressources musculaires.

Un seul coup de pédale pour monter depuis Moosch jusqu’au col Amic, vraiment? J’invite la journaliste qui a commis cet article à venir avec moi sur un vélo sans moteur à refaire le parcours…

Quand arrivent les ruines du château de Freundstein, évidemment le tracé est étroit alors il faut faire attention aux autres. Les autres ?…au mieux on les évite, belle mentalité!

La descente commence. Sur le sentier, on croise – ou plutôt on évite – les randonneurs, très nombreux dans le secteur. C’est au bout de ce tunnel ombragé que l’on devine le fameux col Amic, hissé à 828 m d’altitude. « C’est un endroit où viennent beaucoup les cyclistes sur route », commente Alicia. « Et grâce au VTT électrique, tout le monde peut y monter. »

Ben voyons! J’attends avec impatience les récriminations du Club Vosgien face à ces nouveaux envahisseurs qui ont reçu l’onction de l’Office de tourisme et de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin

Existe pour enfant aussi…

VTT 24 pouces pour petites tailles

Je ne voyais que trois têtes casquées grimper le chemin derrière la vigne à Muggardt.

Les deux premiers de cordée semblaient mus par un tapis roulant. Étrange! Quant au troisième, son mouvement de tête laissait supposer un pédalage puissant en adéquation avec la pente.

J’ai compris pourquoi la dame et l’ado avançaient aussi bien une fois arrivés au col: l’assistance électrique!

Et l’ado chevauchait un VTT de 24 pouces. On peut donc apprendre tôt le vélo électrique, signe qu’une évolution profonde est en cours dans le domaine du loisir à vélo.

Un VTT encombrant

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Vélo ou moto à pédales? la question se pose

Mountain Bikers Foundation consacre  un long article sur son site intitulé

A quoi tient l’avenir du VTTAE ?

VTTAE.

Quezako? Poursuivre la lecture de « Un VTT encombrant »