
Vent dans les voiles



L’histoire des voiliers
J’avais ce cadre rectangulaire depuis longtemps chez moi en réserve pour le jour où je me sentirais en état de peindre cette grande surface de presque un demi-mètre carré!

Aujourd’hui, orage prévu, je m’y attaque.

Je réunis mes tubes dans l’ordre…

Faut pas s’dégonfler lorsqu’on débute en face d’une surface comme celle-là, moi qui suis habitué au 24×32 de l’aquarelle. On a tous les problèmes en même temps.
A l’acrylique, on a le droit de fignoler « au doigt » pour les bords ou pour adoucir des fondus comme le sable et l’eau de la mer.

Au bout de deux heures, je suis vidé. Plus dur que de monter le Bannstein à vélo! Et pour clore le tout, à la fin il faut peindre les voiliers! J’ai pas intérêt à les louper car je n’ai pas encore les couteaux bien en mains.
Finalement l’orage n’est pas venu. Mais mes voiliers filent au moins à dix nœuds.
Je m’étais préparé la veille. L’acrylique demande du temps. Une fois revêtu d’un fond de Gesso, il ne me restait plus qu’à travailler mon tableau.
Bien sûr, je travaille avec un tuto et je vais de l’ordi à la toile, séquence après séquence. Car je suis incapable de mener une telle opération sans un guide. Ici, c’est Nelly Lestrade à l’accent chantant du midi qui me propose le sujet. Elle est sympa Nelly mais elle est droitière et moi gaucher dans certains cas, ce qui m’oblige à transposer ses mouvements de couteaux.
D’abord le fond du sujet au couteau.Je m’en mets plein les doigts et j’use beaucoup d’essuie-tout.
Quand on arrive à la touche finale, il reste à contempler son œuvre avec bienveillance. Bienveillance, c’est mon copain des bons jours.