Chasse aux sangliers, les vététistes en ligne de mire…


C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé.

Les chasseurs devraient être contents: le sanglier n’a jamais été aussi prolifique.

Tellement prolifique qu’il pose de sérieux problèmes aux chasseurs qui n’arrivent pas à endiguer le flux. Particulièrement dans le Haut-Rhin.

Une prolifération qui fait que les sangliers s’attaquent aux cultures de maïs et aux prairies d’altitude dès qu’ils sortent du bois.

Jusqu’alors, les dégâts sont payés par les chasseurs.

Des sommes astronomiques à vous décourager de la chasse.

2.2 millions d’euros rien que l’année dernière.

Alors du coté des chasseurs, on met les bouchées doubles, pas moins de 15.000 sangliers abattus l’année passée.

Un vrai carnage!

Et comme cela ne suffit pas, il faut trouver des boucs émissaires à cette prolifération sauvage de l’animal.

Un, on montre du doigt des chasseurs qui manquent de détente pour appuyer sur la gâchette… ceux-là vont devoir corriger leurs tirs sous peine de sanctions.

Deux, apparaissent une autre population, celle des gêneurs.

Gilles Kaszuk président  de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin n’y va par quatre chemins, en cause les quads et les vététistes qui empêchent les battues. Il avait déjà mis en cause ces utilisateurs de la forêt en avril 2009 (lire l’article)

« Tous les utilisateurs de la nature doivent se rendre compte qu’on ne peut pas organiser une battue et se retrouver, en pleine traque, face à des quads, des VTTistes, qui créent ainsi un danger pour eux et hypothèquent les résultats de la chasse » déclare t-il dans le journal l’Alsace du 27 octobre.

D’ici peu que les chasseurs nous imposent de rebrousser chemin, il n’y a qu’un pas…

Mais, une autre question ne va pas manquer de surgir ces prochaines années, celle de la gestion de l’indemnisation des dégâts vis à vis de la monoculture intensive du maïs.

Rappelons que la culture du maïs sert essentiellement à la nourriture des bovins.

Les chasseurs en France ne cessent de diminuer.

Avec un peu moins de 1.300.000 chasseurs, on se demande comment le phénomène de surpopulation du sanglier va être endigué…sinon en arrêtant de produire massivement du maïs…ou en embauchant des chasseurs professionnels.

L’autre question, c’est celle de l’indemnisation.

Que se passera t-il quand les chasseurs ne pourront plus payer les dégâts?

Cela promet de belles empoignades entre les chasseurs et les industriels-agriculteurs qui n’ont plus qu’un très lointain rapport avec les traditions rurales comme celles de la chasse.

autre article sur le sujet

Pour comprendre ce qui anime un tueur d’animal, j’ai trouvé cet article fort bien écrit par un chasseur à l’arc que je laisse à votre appréciation…

Pour en savoir plus sur l’indemnisation des dégâts aux cultures

3 réflexions sur « Chasse aux sangliers, les vététistes en ligne de mire… »

  1. Les sangliers ne ravagent pas seulement les prés d’altitude, mais aussi ceux de la plaine. J’ai vu aujourd’hui des prés ravagés entre Cernay et Vieux-Thann et à Uffholtz.
    Les particuliers n’ont pas droit à des indemnités, seulement les agriculteurs.

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    1. Les pauvres bêtes ! Il faut bien qu’elles se distraient.
      Toi, tu peux faire du vélo, de la voiture, de la télé ou n’importe quelle connerie non réprouvée par la loi.
      Les pauvres sangliers n’ont que cette distraction pour ne pas mourrir d’ennui.
      Il faut un peu de compassion pour les animaux.

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