Bloc-notes 3 août 2022

Parmi toutes les conséquences de la sécheresse, celle de l’interdiction de circuler sur les chemins forestiers. Notamment à vélo, comme ici en Gironde.

La dame s’est excusée croyant que l’interdit ne frappait que les véhicules à moteur. Mais le garde l’a assurée qu’elle risquait, elle aussi, 135 euros d’amende.

On en est donc là: jeter des interdits qui ressemblent fort à ceux de 2020 où l’on interdisait aux piétons de circuler à plus d’un kilomètre de chez eux par crainte qu’ils ne propagent la contamination du Covid.

Un métier qui va prendre de l’ampleur à l’avenir, c’est celui de pompier. Pompier tout court. Pas pyromane. L’Assemblée parle des défraiements du pompier, autour de 9 euros de l’heure. Pas bezef!

Autour du pompier de base vient se greffer toute une technostructure intéressée aux développements des incendies. A commencer par les fabricants de matériels toujours plus sophistiqués qu’ils soient terrestres ou aériens.

L’industrie du réchauffement

Sam le pompier ou comment préparer nos progénitures au réchauffement

Poutine est un enfant de cœur du réchauffement. Ses missiles hypersoniques ne feront pas illusion, ni ses bombes sur les écoles, les hôpitaux ou les champs de blés ukrainiens. Là où il va y avoir du grain à moudre, c’est autour d’un phénomène qui s’installe durablement:

  • la rareté de l’eau alliée au manque d’énergie sur l’ensemble de la planète terre
la culture du maïs pour combien de temps encore?

D’abord les images vues à la télé cet été et qui frappent les bonnes consciences, les feux de forêts et les campings dévastés. Mais aussi tous les cours d’eau à sec qui privent les paysans d’eau pour irriguer les cultures.

la rareté de l’eau s’accompagne ensuite d’orages dévastateurs comme ici à Bretten en 2018

Songeons qu’à force de chercher de l’eau pour assurer la fin de l’humanité en bonne compagnie plutôt qu’en mourant de soif, nos nouvelles générations commencent à se mobiliser pour faire des économies. D’abord boire l’eau des stations d’épuration en la réinjectant dans le réseau d’eau potable plutôt qu’en la rejetant à la rivière. Elémentaire mon cher Watson! Véolia se frotte les mains.

Ensuite des Géotrouvetout ingénieux vont réhabiliter le double réseau d’eau domestique en séparant eau potable et eau de pluie grâce à des réservoirs de récupération dédiés sous chaque maison et immeuble.

En attendant Borne

On accuse Macron de ne rien faire depuis cent jours, depuis sa réélection. Mais Borne veille. La polytechnicienne en chef de la France cogite à la quadrature du cercle: comment faire rouler les bagnoles et les trottinettes électriques avec un nucléaire en berne? Les écolos ont les lèvres gercées, ils ne peuvent plus rigoler. Je propose qu’on les embauche tous pour souffler sur les éoliennes les jours sans vent.

Ne nous affolons pas: les Allemands font l’expérience de la disette énergétique avant nous. A commencer par les brasseurs de bière qui, outre l’eau, ont besoin de gaz pour le maltage, le brassage et le houblonnage de leur breuvage fétiche. Sans parler des verriers gros consommateurs eux-aussi de gaz venu de Russie.

Bien sûr, je vis dans une utopie car je sais que nos lendemains seront encore pires vu que personne n’est prêt à remettre en cause son mode de vie, son mode de consommation et sa liberté d’aller et venir à bas coûts. Au diable l’avarice!

incendie forestier au Schmelzrunz en 2014

Je ne veux pas ici échafauder d’obscurs lendemains pour le monde des loisirs, de la marche, de la course à pied, du VTT, mais il apparait que si des restrictions devaient être prises dans le massif vosgien à cause de la sécheresse, on pensera en premier lieu à nous les consommateurs de bien-être.

Le feu au lac

Lac de Gérardmer

Les effets de la sécheresse se font sentir de façon inattendue. C’est le cas à Gérardmer qui n’arrive pas à faire face à ses besoins en eaux potables en pleine saison touristique…et alors même que le site est au cœur du massif vosgien.

On va donc pomper dans le lac pour subvenir aux besoins…et malgré la baisse du niveau d’eau qui fait défaut pour les pédalos et les baigneurs.

Anniemek Van Vleuten

Anniemek Van Vleuten n’a pas volé son Tour de France dans le quart nord-est.

Songez qu’elle s’entraîne fort pour en arriver là, selon cyclisme et dopage:

1.200 heures par an, 33.000 kilomètres, 430.000 mètres de dénivelé, souvent en altitude en montagne où elle multiplie des stages en dépensant l’équivalent de 700.000 Kcal à pédaler (source)

Antoine Vayer qui a entrainé des équipes cyclistes dans le passé ose toutefois un parallèle avec Jeannie Longo « C’est une méticuleuse, elle aussi. Van Vleuten n’a pas tout à fait son palmarès. Quoique. Elle n’a pas de mari qui a commandé de l’EPO par Internet, quoiqu’il faudrait vérifier. Elle n’a pas encore de casseroles et de contrôle dopage positif. Une sacrée carrière non ternie : elle pourrait devenir ministre« 

vous aimerez peut-être aussi

Ça eût payé

Le garde champêtre veille à faire respecter la priorité aux engins agricoles sur les chemins du canton

Ça eût payé mais cette année ça ne paie plus.

Les maïsiculteurs se désolent, la récolte ne sera pas bonne.

En cause le mauvais temps qui a noyé les champs au début de l’année. Continuer à lire … « Ça eût payé »

Stop ou encore?…

Je pars.

Où?

Je ne sais pas, mais je pars. Continuer à lire … « Stop ou encore?… »

Mécanicisme

La maïsicultrice en marche en Alsace. Où est l’homme? avalé par la machine?

L’homme-machine est en branle.

Le cycle immuable des cultures observé par un inculte cycliste.

Le chameau alsacien

Son image fleurit partout dans nos campagnes d’Alsace.

Le chameau est en effet appelé à devenir notre nouveau cheptel.

Après les chevaux taxés à 20% de TVA, le chameau s’avère être économe pour le transport de lourdes charges en transit sur la A35. Continuer à lire … « Le chameau alsacien »

Chasse aux sangliers, les vététistes en ligne de mire…

C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé.

Les chasseurs devraient être contents: le sanglier n’a jamais été aussi prolifique.

Tellement prolifique qu’il pose de sérieux problèmes aux chasseurs qui n’arrivent pas à endiguer le flux. Particulièrement dans le Haut-Rhin. Continuer à lire … « Chasse aux sangliers, les vététistes en ligne de mire… »

L’eau va t-elle manquer?

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, L'eau va t-elle manquer?

vélomaxou

Nous, cyclistes qui cotoyons les cours d’eau, le voyons bien:
les ruisseaux sont secs par endroit et l’Ill n’est pas
fougeuse.

Si la sécheresse persiste, l’eau va être immanquablement l’objet
de toutes les attentions.

Allons-nous en manquer?

Certains se souviennent encore de l’impôt sécheresse de 1976 qui avait marqué les
esprits.

Les agriculteurs d’Alsace pompent depuis avril sur la nappe
phréatique et dans les cours d’eau pour arroser leurs cultures.

Une eau dont Alsace Nature note dans son rapport
d’activités 2010 que si la pollution par les nitrates stagne,
la situation empire pour les phytosanitaires,.. les
mesures confirmant la dégradation de la ressource pour les
paramètres atrazine et déséthylatrazine
.

Mais ce n’est pas tout; le bassin de l’Ill est pollué au
méthylmercure et un arrêté préfectoral invite les pêcheurs à ne pas
consommer leurs prises.

Dans le Haut-Rhin, pas moins de 507 captages sont pollués et le
Conseil Général va devoir s’atteler à résoudre le problème pour se
mettre en conformité avec la loi Grenelle 2

Une pénurie s’ajoutant à la pollution, voila de quoi alimenter
la polémique sur l’utilisation de l’eau en Alsace.

Le maïs fait un tabac

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Le maïs fait un tabac

Cyclistes des champs, méfiance!

Nous savons bien en tant que randonneurs et amoureux de la
nature que les champs de céréales et les vignes sont l’objet de
toutes sortes de traitements parfois nocifs.

Cette campagne de France Nature Environnement fait un tel tabac
qu’elle pourrait bien nous inciter à éviter de circuler le long des
champs de maïs cet été dans la plaine d’Alsace.

Les agriculteurs sont très remontés contre cette campagne qu’ils
jugent attentatoire à leur honorabilité.

Mais il est vrai que la profession est souvent montrée du doigt
pour ses méthodes de production intensive pas toujours respectueuse
de notre environnement.

L’eau, notre bien quotidien

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, L'eau, notre bien quotidien

Barrage réservoir de
Michelbach-vélomaxou

L’eau est actuellement en vedette en Alsace.

A juste titre. Car si l’eau est indispensable à la vie, elle
participe aussi à la beauté de nos paysages.

S’il est vrai que les mulhousiens et les communes voisines
disposent d’une eau irréprochable prélevée dans le massif vosgien
(l’eau de la Doller) au point même qu’on peut
la boire sans traitement, il n’en demeure pas moins vrai que les
eaux souterraines de la Hardt sont polluées pour des décennies
encore.

En cause, les excès de la culture intensive du maïs et l’usage
immodéré de l’atrazine, un herbicide désormais interdit en
Europe.

A un point tel que les communes en bordure de la Hardt,
comme Rixheim et Habsheim, doivent se
connecter au réseau d’eau mulhousien et mélanger l’eau polluée avec
de l’eau potable avant de la distribuer.

Ne pas « salir » l’eau, c’est aussi notre devoir à tous.

Ni la gaspiller inutilement.

 

 

Loisirs et labeur

Du mauvais temps annoncé?

Que nenni!

Il a fait beau et doux cet après-midi.

La Doller coulait paisiblement à Pont d’Aspach.

Plus loin dans le Sundgau, le CCK organisait sa rencontre
« gentlemen du Sundgau » par équipes.

Des gros braquets et des roues lenticulaires rivalisaient pour
gagner la course de 42 km.

Parmi les signaleurs, une pom-pom girl agitait des ponpons en
guise d’encouragements .

Du coté de Wittelsheim, c’était un rallye d’automobiles
anciennes qui se produisait, tandis qu’à Ensisheim, les
aéromodélistes mettaient une dernière main à leurs aéronefs bourrés
de technologie.

Il n’y avait plus que les maïsciculteurs qui pressaient le pas
pour rentrer leurs maïs. Eux n’avaient pas le temps de
s’amuser.

41-33

41-33, c’était l’intervalle de température de la journée
d’hier.

Un vrai calvaire pour les cyclistes!

Sortis de la Hardt, à Ottmarsheim, on pouvait tout de suite
s’apercevoir de la canicule ambiante: 41°C au compteur!

Jusqu’à Schliengen, on cherche l’ombre à petite vitesse et on
frôle même les maïs assez hauts pour nous protéger des rayons de
soleil!

Après Schliengen, il faudra rejoindre Kandern…

Une vraie épreuve, tellement les forces nous manquent sous cette
chaleur accablante et alors que les riverains attendent, bien
installés, le passage du Regio-Tour…

Nous rejoindrons Malsburg en cheminant le long du ruisseau et
protégés par les hautes cimes du massif.

Il faudra un bon quart d’heure pour se reposer sous l’abri
devant la fontaine du village.

Comment comprendre cette inscription « kein trinkwasser » alors
que nos bidons crient famine…

La montée vers Marzell et la Rehaklinik, non loin du Blauen,
seront à portée de main et la température n’atteignant  plus
« que » 33°C, notre ascension sera facilitée…

Retour par Badenweiler dans la torpeur estivale.

Le maïs a soif

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Le maïs a soif

Idée reçue, il faut beaucoup d’eau pour le maïs.

En cette période chaude, les pompages dans les cours d’eau et
dans les nappes phréatiques vont bon train.

Même si cette culture semble gourmande en eau, il faut en effet
240 litres d’eau pour produire 1 kg de maïs, la culture d’un kg de
blé en nécessite 590 litres soit plus du double!

…et en plus les cyclos peuvent bénéficier d’une douche
gratuite!

Grand beau

Grand beau temps cet après-midi.

Direction la plaine d’Alsace.


La récolte des maïs s’achève…


Un joli mur de maïs entre Battenheim et
Ensisheim. Reguisheim est paisible mais toujours
aussi opposé au stockage de gaz souterrain

Puis, on obliquera vers Rouffach avant de s’engouffrer vers
Osenbach et retour par le Bannstein

%d blogueurs aiment cette page :