Conseil Unique d’Alsace, le Volapük des Verts


Les Verts d’Europe Ecologie nous écrivent pour nous appeler à voter oui au Referendum du 7 avril prochain.

En jeu la Collectivité Territoriale d’Alsace qu’on nomme plus facilement Conseil Unique d’Alsace.

Un machin qui n’est pas facile à vendre tant les arguments des uns et des autres ne sont pas convaincants…et éloignés des préoccupations du citoyen de base.

Dans une formidable langue de bois, voila que les Verts nous expliquent que la Collectivité Territoriale d’Alsace, une fois constituée, va disposer « d’outils de financement pour la conversion écologique de l’économie »…

Avouons le tout de go, ce genre d’éléments de langage (comme on dit maintenant) c’est du volapük pour gogo qui doit faire marrer à droite.

On n’y comprend rien mais on est à peu près sûr qu’on va encore nous piquer du pognon.

A commencer par l’organisation du vote qui va coûter en première approche 1,8 million d’euros. En attendant mieux!

Essayons de traduire…

Des outils de financement?   ça rassemble à du Sofinco ou du Cetelem quand on achète un lave-linge chez Darty.

Méfiance!

Il faut comprendre tout simplement du fric pris dans nos poches sans qu’on s’en rende compte.

Un exercice courant du monde politique qui s’est récemment illustré avec la Cotisation Foncière des Entreprises.

Sinon, d’où pourraient provenir ces outils de financement avec un déficit de l’État qui avoisine les 1800 milliards?

La conversion écologique de l’économie?

On devine un peu de quoi il s’agit, mais les Verts rechignent à traduire vis à vis d’un électorat alsacien peu enclin au changement.

Il s’agit d’économies d’énergie massives dans le bâtiment, dans les transports (réduction des déplacements automobiles domicile-travail, amélioration de la performance énergétique des véhicules), et de la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

En gros, il n’y a qu’un cycliste comme Vélomaxou qui peut souscrire à un tel programme et survivre à la privation de bagnole.

Et l’emploi? Ce qui est acté, même si les Verts s’en défendent, c’est que la fermeture de Fessenheim se traduira par un solde net d’emplois négatif. Idem dans les moyens de déplacement. Les Verts peuvent-ils nous dire si les besoins de main-d’œuvre dans l’isolation des bâtiments, dans la production d’énergie photovoltaïque  seront capables de redonner du travail à tous ceux qui l’auront perdu?

Je l’ai déjà dit, je voterai « oui, si » au prochain référendum du 7 avril.

« Oui, si »?

Mais ça n’existe pas cette réponse conditionnelle!..

On ne peut voter que « oui » ou « non ».

Ce sera donc « non » et je commence à être conforté par le courrier de 4 pages alambiqué que nous adressent les Verts actuellement pour nous appeler à voter oui.

En effet, en préalable à toute réorganisation de la Région, j’estime qu’il faut d’abord faire subir une cure de régime hypocalorique à ces entités territoriales que sont les Conseils Généraux et le Conseil Régional qui « consomment » à elles seules 2,75 milliards d’euros soit 1350 euros par habitant et par an sans compter les Communautés de Communes qui vivent aussi chichement.

Et je ne suis pas le seul à penser cela. Il suffit d’aller lire les commentaires dans la Presse régionale du vulgum pecus.

Or de réductions des dépenses dans le courrier des Verts, il n’en est nullement question.

Pourtant les Verts si vertueux lorsqu’il s’agit de prôner des transports doux, moins de gaspillage en infrastructures routières, moins de mitage foncier du territoire, moins de pollutions atmosphériques dans la plaine d’Alsace se font étrangement silencieux sur ce coup là.

Au contraire selon les Verts d’Europe Ecologie qui appellent à voter oui, il n’est nullement question d’économie et encore moins de réduction de personnels dans les services. Ils l’écrivent en toutes lettres « les services publics à assurer ne se réduiront pas » ajoutant  » bien sûr il y aura des économies d’échelle possibles dans la communication et les postes de direction ».

Voila l’art de manier le double langage sans sortir aucun chiffre. Il est vrai que les Verts pèsent peu dans la représentation politique d’Alsace et qu’ils servent « nolens volens » de faire valoir à l’UMP dans cette opération de fusion acquisition régionale qui manque de clarté.

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