Noire nouvelle


Mes balades locales sont parfois émaillées d’incidents inattendus.

Es-tu sûr de vouloir aller là?

Est-ce que par là, ce ne serait pas mieux?

Oh, et puis non aujourd’hui, y’a du vent et j’ai la flemmingite aiguë qui me reprend.

J’ai trop chaud…c’est bien fait, tavé ka tabillé en kour ( je m’entraine au sms verbal)

Ce qui est plutôt commode lorsqu’on voyage seul, c’est de pouvoir poser les questions et y répondre soi-même de telle sorte qu’on ne soit pas contrarié.

Quand on ne sait pas où aller, on devrait avoir une pioche à la maison où puiser des parcours.

Rouffach!…

Non, ce parcours là dans les maïs ne me dit rien.

Heureusement, j’ai droit à un joker…

Orschwihr!…

Oui, à la rigueur. Mais sans le Val du Pâtre, j’ai trop la flemme.

Bon alors juste la chapelle du Bollenberg?

Oui, oui, la chapelle.

Bollenberg

Cette chapelle m’inspire au point que je me demande comment agrémenter mon retour et le rendre moins monotone pour mes lecteurs.

Un incident?

Oui, créons un incident!

Un bon incident ou pourquoi pas une agression style roman noir.

En rentrant de Soultz, je dépasse obligeamment un quidam avec un léger différentiel de vitesse non sans lui adresser un salut amical.

Il a du me prendre pour ce que je ne suis pas, le mec.

Le voila qui s’accroche derrière moi comme un sangsue jusqu’à Bollwiller.

Oh l’erreur! oh l’erreur qu’il vient de commettre…

Il ne connait pas vélomaxou.

Il va l’apprendre par cœur.

Je freine un coup sec devant l’Intermarché, il me percute et tombe à terre.

Ses deux gros yeux derrière ses lunettes de coureur lui sortent de la tête en même temps qu’il renifle, le pépère, avec son pif en sang.

Je jubile.

Je lui balance un grand coup de latte dans les dents pour lui apprendre les bonnes manières et un autre coup de latte dans la roue avant, juste de quoi lui exploser trois rayons.

La roue se tord de douleur pendant que l’autre crache ses dents.

Si je dérange, tu peux passer devant!…

T’aurais vu la gueule de la bavure ! aurait dit Coluche.

Puis je reprends ma route.

Imperturbable.

J’arrive à l’Ecomusée quand j’entends les pinpons.

 

 

 

2 réflexions sur « Noire nouvelle »

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