Étiquette : chute

Pour le casque en ville

Dorénavant, je vais porter le casque en ville, convaincu qu’il est utile même s’il engendre des contraintes nouvelles. J’ai calculé dans le passé que je parcours entre 1500 et 2000 km à vélo rien que pour la ville. Le risque d’une chute n’est donc pas négligeable.

Encore hier, tout près de chez moi, un cycliste pourtant confirmé, « grand rouleur », adepte de « cyclosportives », a chuté et s’est gravement blessé à la tête. Il ne portait pas son casque, celui qu’il porte habituellement sur la route. Ne l’accablons-pas!

Force est de le constater, circuler à vélo n’est pas un monde de bisounours:

  • il y a de plus en plus d’usagers de la route en ville comme à la campagne
  • la complexité des infrastructures et des comportements « agressifs » accroissent les risques de chutes à vélo

Il ne faut donc pas se retrancher derrière le concept de « mobilités douces » pour tirer un trait sur une réalité: la conflictualité de la circulation routière existe. Face à nous sur la route, il y a des usagers qui n’ont aucun respect pour nous, pour notre fragilité, notre lenteur, notre appréhension, nos hésitations et nos trajectoires hasardeuses.

Le titre est explicite. Je prends le parti du casque à vélo en toutes circonstances.

J’ai ressorti mon casque Lazer des cartons. Je ne l’utilisais plus depuis l’achat de mon casque KED.

La nouvelle affectation de mon casque Lazer sera celle de la ville. Cette casquette en peau de poubelle que mon confrère Lomoberet n’échangerait pas contre son…béret, j’ai décidé de la porter et même d’y ajouter une couverture étanche et réfléchissante…

On ne pourra pas dire qu’on ne m’avait pas vu arriver au rond-point

C’est surtout en ville que les cyclistes ne portent pas de casque et j’observe qu’en ville aussi les menaces de chutes sont fréquentes. Les causes sont multiples: les encombrements et les mobiliers urbains constituent le premier danger, puis viennent toutes les malfaçons de revêtements routiers, les entrées de piste, les signalisations horizontales glissantes, les dos d’âne « assassins », les véhicules mal garés ou pas garés du tout, les portières qui s’ouvrent inopinément, les bornes anti-intrusion,… et j’en passe!

La montée en puissance du fait cycliste avec les dernières mesures sanitaires en faveur du vélo illustre un phénomène nouveau: plus de cyclistes en ville et parmi eux des novices du vélo manquant d’adresse et de compréhension des risques et des règles.

La position des organisations de vélo en ville (FUB) est intenable…

Un casque après une chute à vélo (image Vélomaxou). La protection de la tête avec un casque est indiscutable.

Soutenir que le port du casque doit être recommandé mais non imposé au motif que son imposition ferait baisser le nombre potentiel de cyclistes est un argument contestable et, a priori, un pari peu respectueux de la sécurité des pratiquants. Avec cette position, on accepte implicitement de « sacrifier » quelques cyclistes au nom de la cause cycliste.

Or la sécurité routière ne relève pas de choix individuels mais d’un cadre collectif de sécurité publique.

C’est une pratique constatée: sur route, les cyclotouristes et les cyclosportifs portent le casque, en ville non!

Comment l’expliquer?

On considère que rouler en ville n’est pas accidentogène, pas plus que d’aller à pied donc on ne porte pas son casque pour une simple course dans le commerce local. Et pourtant la ville est aussi porteuse de risques, au moins autant que la route!

« Un casque de vélo assure une protection efficace et atténue les traumatismes crâniens », selon Jean-Pierre Mondenard, médecin du sport.

C’est statistique: une chute à vélo, c’est dans un tiers des cas la tête qui est touchée, en ville comme sur route!

La Sécurité Routière recommande le port du casque du vélo. La loi ne l’impose pas encore mais la loi pourrait évoluer.

Voir tous mes articles relatifs au casque

Thierry Crouzet s’est fracturé le col du fémur

L’accident seul à VTT peut-être dramatique (image d’illustration)

Il venait de rentrer de son périple à VTT où il avait traversé le sud de la France. Quelques jours plus tard, lors d’une banale balade autour de chez lui, il tombe et se fracture le col de fémur.

Thierry Crouzet est l’auteur de nombreux ouvrages et…cycliste. Il nous conte sa mésaventure. On lui souhaite un bon rétablissement.

A lire ici

Défense de rire!

C’est quand je me relève d’une gamelle à VTT que je me fais cette réflexion « maxou, t’es bourré ou quoi? »

Je jette un œil autour de moi…personne! Ouf, l’honneur est sauf. Se prendre une gamelle à vélo est toujours un déshonneur…et l’illustration d’un défaut de maitrise.

Hier encore, après la chapelle des Bouleaux, j’ai pris une ornière glaiseuse en travers et mon quintal s’est planté dans la gadoue.

Défense de rire! Seul mon cheval délesté de son opulent jockey a frétillé de joie dans la gadoue. Je lui ai vite attrapé les rênes et il a passé un sale quart d’heure.

la chute a été amortie par l’humus frais

Rails!

Sur un axe dégagé, j’augmente l’angle de traversée de la voie. On n’a pas toujours cette possibilité sur route

Les groupes cyclistes crient « rails » pour prévenir d’un danger à l’approche de rails traversant la voirie.

C’est un peu une façon d’anticiper la chute bien que, coincé dans un groupe, il est difficile d’augmenter l’angle de traversée.

La vidéo qui suit est édifiante… Poursuivre la lecture de « Rails! »

Chien+vélo, le couple infernal

 

– Alors le chien, on est perdu?

Alors le chien, on est perdu?

– Ouah! greueueu….de quoi j’me mêle!

Il est petit mais pas très coopératif.

Il ne supporte pas les photographes qui le mitraillent sans son consentement.

D’ailleurs, il voyage sur la piste incognito.

Son maître ne s’est encore aperçu de rien. Poursuivre la lecture de « Chien+vélo, le couple infernal »

La montagne du danger

Rocher de Mutzig

Cette dame qui tombe du haut de la falaise d’Ostein a défrayé la chronique locale en début de semaine.

Accident effroyable qui vient nous rappeler que les Vosges, aussi, peuvent être funestes.

Dans les singles, le vélo porté ou poussé est placé coté aval

Ostein, je connais.

Beaucoup connaissent.

J’y suis allé à VTT. Poursuivre la lecture de « La montagne du danger »

Et si je tombe?…

C’est un fait divers sordide.

Un cyclotouriste allemand se promenant en Camargue avec son épouse a été tué par un taureau échappé de son enclos.

L’affaire fait grand bruit en Languedoc-Roussillon.

Pas assez toutefois pour franchir jusque là les frontières régionales. Poursuivre la lecture de « Et si je tombe?… »

Chutes en série sur les crêtes vosgiennes

Loi des séries?

Selon le journal l’Alsace, « ce dimanche matin, en l’espace d’une heure et demi, les secouristes du PGM de Hohrod et les pompiers ont dû faire face à quatre secours simultanés: trois chutes à VTT et trois coureurs cyclistes dans les secteurs du col Judenhut, Grand Ballon et Markstein. »

lire l’article sur l’Alsace.fr

Ce n’est qu’un jeu

A vélo, le danger ne vient pas forcément d’où l’on croit.

Je longe à bon train ma bande cyclable en ville.

Très roulante, la bande; et pour cause, elle est neuve.

Sur le trottoir, trois jeunes adolescents.

Arrivé à leur hauteur, l’un d’eux pousse brutalement l’autre vers la bande…et le rattrape par la manche. Histoire de me jouer un sale tour.

Pas de collision. Poursuivre la lecture de « Ce n’est qu’un jeu »

Prévenir les (re)chutes

 

Toucher du bois

Ceux qui ne sont jamais tombés à vélo peuvent toucher du bois.

En quarante de vélo, je suis tombé quatre fois. De mémoire.

Étrangement, trois fois à l’arrêt, les pieds prisonniers des cales sur les pédales!

C’est vraiment la chute du débutant. Poursuivre la lecture de « Prévenir les (re)chutes »

Attention aux bordures!

cliché DR

Un de mes amis a chuté à la nuit tombante ici à Mulhouse sur cette bordure.

Contusions multiples.

Il n’a pas vu la bordure qui se confondait avec la chaussée à l’entrée de cette bande cyclable.

Cet accident va encore apporter des arguments à ceux de mes amis cyclos qui disent que le vélo en ville est dangereux.

Des bordures comme celle-là, on en rencontre parfois aussi à l’extérieur de la ville. A l’abord de pont, par exemple.

Comme ce qui vient d’être fait sur la route de Kingersheim à Baldersheim (notre cliché ci-dessous) ou comme celle bien connue des cyclotouristes à Reguisheim où plusieurs chutes se sont déjà produites.

Pont de l'Ill axe Kingersheim-Baldersheim (vélomaxou)

Elles sont « piègeuses ».

On le sait.

Reguisheim

Sauf les concepteurs d’ouvrages qui eux ne comprennent pas toujours qu’il nous compliquent la vie…au lieu de l’améliorer.

On pourra me dire « oui, Vélomaxou, tu fais un mauvais procès aux concepteurs, tu es un opportuniste, tu ne vois que le mal,… »

Pour ma part, je répondrai qu’il n’y a que l’épreuve des faits qui compte.

voir la vidéo du pont de l’Ill où l’on peut s’attendre à des chutes de cyclistes…

Ainsi sur cette route où nous disposions d’une bande cyclable pour les nombreux cyclistes se dirigeant vers la Hardt à une allure de 20 à 30 km/h, on va maintenant se trouver en face de ce tremplin.

Ceux qui l’auront oublié en l’abordant sont assurés d’une belle gamelle et les autres…sortiront de la bande pour rejoindre la chaussée au risque de se faire faucher par une voiture arrivant dans leur dos.

T’as vu ton blouson?

– Oui, j’ai vu mon blouson. Il est sale. Et alors?

– Maxou, tu n’es pas allé faire les courses avec ce blouson
plein de terre?

– Euh…comment dire? le blouson était propre à l’aller. Mais il
est devenu sale au retour.

– Comment ça, sale au retour?..

– Ben oui! je viens de faire un vol plané dans le chemin
derrière.

A l’aller, j’avais vu que la piste était une vraie patinoire;
alors au retour, j’ai pris le chemin de champ. Confiant.

C’est alors que mon SENATOR, sans prévenir, est parti en vrille
et que le Maxou a fait un vol plané dans le champ fraîchement
labouré.

Fidèle à lui-même, Maxou s’est empressé d’enfourcher sa monture
comme si le chrono continuait de tourner. Les trous de nez encore
bouchés par la terre.

Mieux vaut en rire!

Après les plaies et les bosses…

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Après les plaies et les bosses...

C’est généralement après l’accident que viennent les
questions.

L’Association des Accidentés de France (AAF)
peut vous aider si vous êtes victime d’un accident.

A ce sujet, encore une fois, le port du casque comme moyen de
protection n’est plus à démontrer.

Même si les militants du vélo en ville (Fubicy) refusent
l’obligation du port du casque, force est de constater que le
casque vous protège, partiellement, contre
les traumatismes cérébraux.

Car dans une chute à bicyclette, c’est souvent la tête qui est
la première à frapper le sol ou le véhicule percuté.

Dans ma modeste expérience d’hier soir, ma tête a frappé le sol
et c’est mon projecteur frontal qui dépassait de la visière du
casque qui a tapé le premier.

En conclusion, la lampe frontale doit être posée sur le casque
et non pas sous le casque.

Même pas eu mal!

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Même pas eu mal!

« Même pas eu mal! »

C’est ce que disent les gamins vexés quand ils prennent une
gamelle, une pelle ou une bûche…on l’appellera comme on veut,
c’est toujours une chute.

Moi, j’ai quand même eu mal, mais pas assez pour que je ne
reprenne pas le cours de ma balade.

C’est difficile à relater une chute.

Certaines sont prévisibles, le vélo glisse et son pilote aussi,
parfois en faisant un vol plané. On a donc le temps de prévoir la
fin du scénario…

Il en existe d’autres si rapides qu’on n’a aucun moyen « de se
repasser le film!.. »

C’est la deuxième version qui m’est arrivée cet après-midi, la
gamelle instantanée, celle qui ne prévient pas.

On est sur son vélo et, subitement, on est à terre dans un
fracas sourd avec le casque qui frappe le sol, les poignets et les
genoux suivent la même direction dans la fraction de seconde
suivante.

Il n’y a que « l’atterrissage » brutal qui vous confirme que vous
êtes bien au sol comme un judoka fauché par l’adversaire.

Vélomaxou n’apprécie guère d’être dessaisi de sa monture de
façon aussi cavalière; c’est pourquoi il s’empresse de remonter sur
son destrier capricieux en s’assurant que personne ne l’a vu!..Oh,
la honte!

C’est vrai qu’à ce moment dans le souterrain ferroviaire de la
gare de Neuenburg, il n’y avait personne pour s’esclaffer…

L’honneur est donc sauf!

Ceux qui connaissent les lieux savent que le carrelage lisse
et mouillé de ce tunnel est un piège pour des pneus de route
étroits comme les nôtres.

En général, pourtant, on ne s’attend pas à tomber là, mais
plutôt dans les pentes adjacentes recouvertes de feuilles mortes
actuellement.