SNCF, est-ce la fin?


Gare Montparnasse-Les contre-performances de la SNCF renforce les partisans du tout voiture

Les anciens se souviennent de la légendaire ponctualité de la SNCF.

Aujourd’hui on n’ose plus en parler. Et pour cause!

Partir en voiture ou mieux à vélo ne garantit pas qu’on arrivera à coup sûr à destination.

Une panne, une défaillance peuvent toujours aussi survenir.

Sans parler des aléas climatiques à vélo.

Mais cette déconvenue restera personnelle sans atteindre simultanément des milliers de voyageurs ensemble.

Une panne dans la logistique d’un aéroport ou d’une gare de train revêt instantanément des conséquences multiples.

D’abord l’usager se retrouve sans alternative face à l’offre du transport de masse.

Il est bloqué dans une gare, il a payé pour un service qui ne sera pas exécuté.

Point/barre dit-on en langage binaire!

Certes, il peut prendre une voiture de location s’il s’agit d’une distance acceptable.

Mais ils resteront tout de même des milliers subitement bloqués.

C’est ce qui arrive à la gare de Montparnasse à Paris en plein chassé-croisé des vacances d’été.

Viennent alors une série de contre-performances dans la gestion de crise qui s’installe et c’est le coté le plus spectaculaire de l’affaire.

La vulnérabilité des grands services de transport de personnes apparaît alors au niveau de l’opinion.

Les médias s’avèrent incapables de trouver une explication rationnelle à donner…l’entreprise de transport semble complètement dépassée par la survenance des faits et sa gestion de crise semble pour le moins chaotique puisqu’elle ne sait pas quoi dire à ceux qui l’interrogent.

En cause, l’inextricable maquis qui gère le transport ferroviaire et aérien.

J’imagine qu’ont été rappelés sur le pont toutes les forces vives pour tenter de trouver une échappatoire à la panne (techniciens et communicants).

Pas simple, semble t-il, d’identifier un processus défaillant impliquant des matériels conçus il y a longtemps dans un empilement de strates technologiques.

il leur faut tester un à un les milliers de fils électriques du système de signalisation défectueux.(source)

La question qui se pose alors est de savoir si l’entreprise a, en amont, pensé à un schéma de dépannage capable de sauver la mise, même provisoirement, cette fameuse redondance capable de suppléer aux pannes comme à bord des avions.

En l’occurrence, à Montparnasse, un tel schéma n’existe pas puisque les équipes peinent encore deux jours après à mettre le doigt sur l’élément défaillant.

Évidemment le grand public ne saura rien de toute cette cuisine interne, ni l’autorité de tutelle bienveillante qui fera confiance aux polytechniciens de son entreprise publique.

Il reste donc à attendre la dégringolade de l’Image de Marque de la première entreprise de transport ferroviaire française.

Le mal est fait…et on peut compter sur les relais d’opinion puissants des usagers parisiens pour achever le travail de sape de la SNCF.

Ces ratages de la SNCF ne sont pas nouveaux et les instances européennes y trouveront un coin de plus à enfoncer dans le leadership de l’entreprise publique.

Sont pointés du doigt des obsolescences dans les matériels et, ce qui est plus grave, des incompétences voire des négligences.

Ici en Alsace, l’accident de la rame d’essai TGV d’Eckwersheim en 2015 reste dans les mémoires surtout par son bilan humain…et aussi pour ses manquements graves dans la conduite des essais.

 

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