Embonpoint, mauvais point


Gros vélo, petit poids, un couple formidable

Le 17 février dernier, je me suis livré à un long plaidoyer sur notre poids.

(voir mon billet)

Pas un discours de censeur comme savent le pratiquer les nutritionnistes qui, comme par hasard, sont tous de corpulence frêle.

Non, un discours de mec qui « bouffe » trop et qui le sait en général le lendemain lorsqu’il enfourche son vélo.

Le sportif paie cash ses excès.

Pas question pour autant de culpabiliser: on est parfois « enrobé » sans le vouloir par des questions de métabolisme déréglé, des soucis de tous ordres où la nourriture vient souvent compenser un mal-être.

Nos sociétés modernes sont hélas le plus souvent à l’origine de nos maux: la sédentarité, la manque d’exercice, l’abondance de nourriture ‘trop riche, trop sucrée, trop salée » en sont les ingrédients.

38% des adultes et 17% des adolescents américains sont obèses, selon deux rapports publiés en juin 2016.

b_1_q_0_p_0
Laurel et Hardy. En 1927, l’Amérique ne se souciait pas encore d’obésité

Alors j’ai cherché comment résoudre la quadrature du bidon qui bidonne.

J’ai commencé par éviter les régimes.

Depuis le temps qu’on nous les vend, il faut croire qu’ils ne marchent pas puisqu’on en vend toujours plus.

Alors je vous l’ai dit, j’essaie Yazio.

Yazio, c’est le truc qui vous surveille de près et qui au besoin vous réoriente dans le bon chemin si vous vous perdez dans un carrefour glucido-lipidique.

Sur les réseaux sociaux dans les groupes de discussion Yazio, j’ai parfois de la compassion pour ces jeunes femmes qui veulent perdre jusqu’à 25 kg et plus. Les modes d’alimentation moderne font des ravages chez les jeunes générations.

Je ne vais pas tricher ni avec moi-même, ni avec vous, depuis le 13 février je suis à mi-chemin de mon objectif.

J’ai perdu 4,2 kg sur la balance en 6 semaines

En gros 100 gr par jour…pas de quoi pavoiser!

Et pourtant, les jours de vélo je rentre complètement essoré et inévitablement le phénomène de yo-yo s’installe sur la balance.

Mais ce qui compte, c’est la tendance globale en se réhabituant à surveiller ses excès compulsifs à table et le grignotage.

Quand on a faim en rentrant du vélo: une pomme!

Et éviter toutes ces graisses hydrogénées contenues dans les barres de céréales.

Si vous prenez une barre en pédalant, c’est 150 kcal, deux: 300 kcal, etc…

IMG_5185
L’application Yazio pour smartphone, rapport journalier du poids

J’en suis plutôt fier car sur le vélo c’est comme si je n’avais pas à transporter l’équivalent de trois bouteilles de Wattwiller dans les sacoches.

Comment?

En mangeant moins sans crever de faim.

Je me limite à 2000 kcal par jour.

  • 600 le matin
  • 800 à midi
  • 600 le soir

C’est astreignant: je pèse chaque assiette et je collecte tout un à un.

Mais en même temps, c’est très instructif sur le plan nutritionnel.

Par exemple savoir que 200 gr de légumes, c’est 80 kcal et autant de calories que 40 gr de fromage Président.

La comparaison ne s’arrête pas là:

  • 200 gr de légumes cuits mélangés, c’est 9 gr de glucide, 6 gr de protéine et 1 gr de lipide
  • 40 gr de fromage Président, c’est 1.6 gr de glucide, 5.2 gr de protéine et 7.2 gr de lipide

Quand on aime finir le repas avec du sucré, il faut le prévoir avant en rognant sur le plat de résistance ou le pain ou le verre de vin (quand il y en a, un verre de rouge c’est 125 kcal!).

Reste le fameux triptyque glucides-protéines-lipides.

Ne pas le chambouler  brutalement!

Pour un cycliste qui fait du vélo un jour sur deux…

  • 50% de glucides
  • 30% de protéines
  • 20% de lipides

Problème…

Quand on fait du vélo un jour sur deux ou trois, le métabolisme journalier est déséquilibré.

Donc, le jour de vélo vos 2000 calories ne suffisent pas.

Pour mémoire, une sortie route de 50 km avec 400 m de dénivelé consomme 1000 à 1200 kcal (pour un cyclotouriste de 75kg).

Il faut donc apporter un supplément énergétique sinon vous allez être mal, voire très mal avec vertige, baisse de tension et hypoglycémie.

Combien rajouter?

La littérature des yaziozistes (je me risque à ce néologisme) dit la moitié soit 500 à 600 kcalories journalières en plus. Faute de quoi si vous compensez en totalité, vous ne perdrez pas de poids.

Pour l’heure, j’en suis là.

J’attends de voir si la formule miracle va me faire revenir à un Indice de Masse Corporelle (IMC) normal, c’est à dire en-dessous de 25.

J’imagine que les quatre kilos restants seront plus difficiles à éliminer…

Publicités

3 réponses sur « Embonpoint, mauvais point »

  1. « on est parfois « enrobé » sans le vouloir par des questions de métabolisme déréglé »

    Gros et grosses se trouveront toujours toutes sortes d’excuses et celle-là est la première dont ils usent et abusent. Et pourtant, quel que soit le métabolisme (pouvoir devenir facilement obèse est d’ailleurs une qualité), stocker de la graisse c’est toujours stocker de l’énergie qui jamais n’aurait dû être ingérée…

  2. Si la consommation de fromage en général est déconseillée en vue de perdre du poids, le fromage « président  » est le pire exemple qu’on puisse choisir, tout comme une grande partie des produits de lactalys, élaborés avec des laits thermisés ou en poudre, reflets du mépris qu’ont ces industriels de la malbouffe à l’égard des consommateurs. Préférons 40 ou 50 gr de fromage au lait de chèvre frais ou demi-sec (surtout pas de la marque « président » !), avec une tranche de pain bien cuit; ça se digère bien, même au cours d’une rando vélo. Par ailleurs, tout à fait d’accord pour croquer une pomme, mais après le vélo, surtout pas pendant ! Il est vrai aussi qu’une semaine totale sans une goutte de vin fait efficacement baisser les chiffres de la balance. Enfin, concernant le sel, mieux vaut cuire les aliments SANS sel et les parsemer de quelques grains de sel de mer non blanchi au moment de consommer. Ça souligne le goût des mets sans charger les artères (parole de restaurateur ! ).

    1. Le fromage est une merveille gastronomique mais il est évident que les faux fromages industriels n’apportent rien ou pas grand-chose d’autre à l’organisme que des graisses. Chez moi, il n’y a jamais eu que des vrais fromages AOC au lait cru (comté, roquefort, camembert de Normandie, munster fermier, crottin de Chavignol,…) . Et si fromages et vins sont des aliments très énergétiques, c’est plutôt à mon avis une qualité ! On constatera d’ailleurs sans peine que ce sont moins les amateurs de fromage et de vin qui sont obèses que les dévoreurs de chips ou pop-corn arrosés toute la journée de soda…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s