Jour : 8 juillet 2019

Le Tour 2014 en Alsace

Le diable en personne.

Images préparatoires du Tour de France 2014 lors de son passage à Mulhouse.

Quelque deux cents coureurs cyclistes, des centaines de voitures suiveuses, des camions techniques (service d’ordre, secours, presse…), des bus qui parcourent des milliers de kilomètres le long de la « Grande Boucle », des hélicoptères, des avions, sans compter les 10-12 millions de spectateurs qui se déplacent, en camping-cars ou en voitures, pour admirer la course le long des routes : l’empreinte écologique du tour est énorme et cette célèbre course illustre bien la difficulté à gérer les effets environnementaux d’événements sportifs majeurs. source

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Les potins du lundi

Le Tour de France continue de perpétuer chez nos voisins des clichés bien franchouillards

C’est une semaine fantastique qui s’annonce pour les adorateurs de course cycliste alsaciens avec la venue du Tour de France. Mercredi l’étape Saint-Dié-Colmar et Jeudi l’étape Mulhouse-La Planche-des-Belles-Filles.

Je comprends toute cette génération qui suit la Grande Boucle depuis des temps immémoriaux. Pour une fois les footeux seront dépassés à l’applaudimètre. Tous les acteurs économiques seront aux premières loges. Colmar, ville d’arrivée, va consacrer 300.000 euros de ses finances publiques pour accueillir le Tour! Un investissement qui rapporte: le maire dit que la ville retrouvera 15 à 20 fois sa mise avec l’hôtellerie-restauration.

La compétition cycliste est le miroir, l’exemple, de tous ces cyclistes en herbe qui le dimanche matin s’époumonent le long de nos départementales. J’en ai même été modestement un des acteurs dans une catégorie beaucoup moins exposée qu’on appelait « cyclotourisme »…voire « cyclo-sportif » pour les plus aguerris.

Tout cela pour moi est du passé. Le cyclotourisme d’antan a vécu et chacun vogue désormais vers un vélo plus solitaire, plus athlétique ou plus bucolique selon ses goûts.

C’est dire que le champ des pratiques a enfin réussi à se sortir du dogme de « la tête dans le guidon » et du « 52×14 ».

Enfin le spectre du vélo s’est élargi à la ville. Les cyclistes urbains pour qui le vélo est avant tout un instrument quotidien de déplacement vont se tenir à l’écart de cette envahissante caravane publicitaire suivie d’athlètes bodybuildés bariolés dans laquelle peu se reconnaissent.

Laissons passer le Tour et faisons notre vélo comme on l’aime.

Cette nouvelle adoration pour la Petite Reine en ville reste en tous cas marginale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en fait pourtant son cheval de bataille pour les prochaines échéances. « Nous sommes passés entre 2015 et 2019 de la 17e à la 8e place, derrière Copenhague, Amsterdam et Utrecht, dans le baromètre mondial des villes les plus favorables au vélo » (Le Point.fr du 7 juillet) …et pourtant nombreux sont ceux à lui reprocher d’avoir fait de Paris un vaste chantier où tout est bloqué. Il faut se méfier des déclarations hâtives à la veille des élections. Paris à la 8eme place mondiale: mon œil!

Amsterdam est à 40% de part modale pour le vélo et Paris…3%! (FUB) Faire un bond de 34% sur la part modale de Paris comme s’en enorgueillit Anne Hidalgo revient à passer Paris à 4% soit 10 fois moins qu’Amsterdam.

Les cyclistes mulhousiens du CADRes savent combien il est difficile de modifier les habitudes des automobilistes. Les restrictions nouvelles liées à la pollution vont peut-être enfin changer la donne.