Jour : 28 juillet 2019

La Seine à vélo: peut mieux faire

Méfions-nous des images idylliques! Il semble que la Seine à vélo réserve de mauvaises surprises…

De la future véloroute nous n’avons d’abord vu que des zones industrielles et portuaires. Le reste fut sentiers tortueux, routes agricoles caillouteuses, côtes à 20%, descentes sur routes du même acabit, sentiers abrupts en forêt, et, heureusement, magnifiques vues, et même passage de la Seine en bac. (extraits du billet d’Isabelle et le vélo)

Le Seine à vélo, Isabelle connait. Elle peut donc en parler en étant experte des lieux. Manifestement ce n’est pas gagné. Vu de loin, on croit le paysage plat. Que nenni! On réserve aux cyclistes les itinéraires pentus, c’est bien connu…alors que pour les routes on gomme les déclivités à coups de bulldozers.

A lire dans Isabelle et le vélo

Gravel, réfléchissons avant!

Ces terrains que j’ai parcourus à VTT sont-ils propices au Gravel. Thierry Crouzet donne son avis

Faut-il s’équiper Gravel? C’est en forme de question que j’intitulais mon précédent billet concernant cette formule de vélo qu’on appelle Gravel, un cycle réunissant à la fois des qualités routières et tout chemin. On peut le relire ici

Mais voici que sur la toile s’annonce l’expérience de Thierry Crouzet, un Languedocien féru de vélo comme nous. Intitulé Où se situe la limite entre gravel et VTT ? il se pose la question que nous nous posons tous avant de franchir le pas et d’ajouter une bécane de plus dans notre garage.

Il se lance dans un circuit local du coté de Montpellier et de Sète qui mesure 77km spécialement conçu par le Gravel Bike Montpellier.

En 2013, j’ai parcouru le massif de la Guardiole à VTT. Le terrain peut-il se prêter au gravel?

Ses impressions sont parfaitement explicites…on peut les lire ici sur son blog de belle facture

Thierry Crouzet est aussi ingénieur en robotique, philosophe et auteur de nombreux ouvrages. Thierry Crouzet défend le revenu de base inconditionnel comme voie de sortie de la crise économique (wiki)

extraits: Pour moi, le gravel n’est pas un vélo d’aventure. C’est un vélo pour les itinéraires pensés pour lui, un peu comme le vélo de route d’ailleurs, à cela prêt que son terrain de jeu est plus vaste. Sur les itinéraires « homologués » pour lui, le gravel procure un immense plaisir, mais il suffit de quelques sections difficiles pour tout gâcher.

ce chemin de calcaire rougeâtre est typique du Languedoc, les chemins de barrière anti-feux sont nombreux dans la pinède.

Thierry Crouzet s’interroge Maintenant, quand je roule à VTT, je ne cesse de me dire « Là, c’est gravel, là, non. » On va sûrement tous se poser la question avant d’opter pour un Gravel…d’autant que je ne suis prêt à sacrifier mon confort de VTT tout suspendu à n’importe quel prix.

VTT à St Privat, une journée cuisante dont j’ai encore le souvenir. Le Gravel ne m’aurait pas facilité les choses

Si vous êtes un défricheur de cols en terres inconnues, prenez le VTT!

En conclusion, méfions-nous des terrains abordés! Par exemple si vous envisagez la Traversée des Vosges, mieux vaut un VTT

Mon triangle des Bermudes à St Privat

Pas de sursis pour les radars

Le radar « tourelle » de Preixan (Image Midi Libre) le coût d’un radar est compris entre 30 000 et 40 000 €

66 % des quelque 2 000 radars fixes ont été vandalisés et 250 auraient été détruits depuis mi-novembre, soit 10 radars par jour. (journal l’Alsace du 3 janvier 2019)

J’ai cherché sur le net. Depuis janvier 2019, on ne communique plus sur l’état des radars détruits. Pourquoi?… Comme près de  4.500 radars automatiques  sont installés sur les routes de France, cela représenterait 2.250 radars rendus inutilisables, d’après les Echos du 11/12/2018. Communiquer serait accroître le risque d’entretenir le mouvement destructif et en outre montrer l’ampleur du sujet.

Dans mon environnement proche, j’observe que la plupart des radars détruits le restent et qu’il subsiste à la place des carcasses calcinées.

Dans la nuit de jeudi à vendredi ce radar de l’Aude (image ci-dessus) a été scié à la disqueuse alors même qu’il venait d’être remplacé.

Le radar « tourelle » est diabolique: il filme tout y compris si vous êtes au volant téléphone à la main…(ainsi qu’éventuellement d’autres éléments de votre vie privée à l’intérieur du véhicule; mais ça le radar « de base » le faisait déjà)

On comprend donc l’enjeu qu’il y a à le détruire puisqu’il est désormais avéré que tout le monde téléphone au volant (et non pas seulement 30% comme semblent vouloir en attester les pouvoirs publics).

Va t-on devoir installer des caméras pour surveiller les radars? logiquement on peut s’y attendre. Mais il faudra aussi surveiller les caméras.

Derrière ces destructions systématiques de radars se dessine un mouvement profond de refus d’une société répressive dirigée en priorité vers les usagers de la route.

L’argument de la sécurité a vécu: les usagers se rendent compte que, tous les radars étant neutralisés, la mortalité routière n’a pas explosé pour autant (voir par exemple le site BZH info). C’est embarrassant pour le gouvernement car le radar n’a plus qu’une raison d’être: ponctionner les poches des contribuables…ceux justement représentés par le mouvement Gilets jaunes.

Et Maxou, qu’en pense t-il?

Mon avis compte peu. Petit conducteur, je profite comme beaucoup d’autres de l’absence des radars sur des tronçons où les modulations de vitesse sont tellement variables que se faire prendre à l’hameçon par un radar est devenu une loterie.

L’avenir de la route partagée

D’abord un constat simple pour se rendre compte de la complexité du problème de la concentration routière en France…et des conséquences environnementales engendrées:

  • En 1970, le parc automobile était composé de 14 millions de véhicules
  • 50 ans plus tard, le parc atteint près de 40 millions!

L’avenir de nos routes ne va pas s’arranger pour les automobilistes. Les contraintes environnementales (bruit, vitesse, pollution, encombrements) font que la puissance publique s’ingénie à trouver les moyens de dissuader l’auto de passer par là…et même de passer tout court.

L’arsenal de moyens, on le connait. En ville, il s’agit de faire baisser la vitesse tout en déviant le trafic inutile à l’extérieur des agglomérations.

voir le décret partage de la voirie

Zone 30, zone 20, ralentisseurs, rétrécissements, chicanes, feux « pédagogiques », sens interdits, rings obligatoires,…et stationnements interdits ou payants.

Mais les élus qui croient avoir rétabli la quiétude dans les quartiers résidentiels doivent à présent compter avec les GPS qui s’ingénient à déjouer les plans de circulation organisés par les agglos. Quelle n’est pas la stupeur de certains quartiers jusqu’alors paisibles de se voir envahis par de nouveaux Bisons Futés dotés de logiciels GPS à l’intelligence redoutable capables de contourner les embouteillages!

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est un outil encore peu usité tant elle déconcerte l’automobiliste français. Le CVCB consiste à ne laisser qu’une voie aux voitures tout en aménageant deux rives cyclables pour les cyclistes. Aussi dénommée «chaucidou» (chaussée pour les circulations douces) ou Kernfahrbahn en Suisse ou en Allemagne.

CVCB aux Pays-Bas

Pour l’avoir expérimenté en tant qu’automobiliste, l’effet est immédiat. Si un véhicule surgit face à vous, vous ralentissez immédiatement et songez à vous « garer » sur la bande cyclable sans faucher le cycliste qui s’y trouve! La manœuvre est délicate et oblige à faire preuve d’attention.

Les Pays-Bas sont adeptes du genre car dans ce pays, chaque voie secondaire fait d’abord la place aux deux-roues.