Course au pas de course


Eglingen, c’est presque une pochade, réalisée d’après photo, sur un carton Ikea

Aujourd’hui pluie copieuse au programme en Alsace

J’en profite pour barbouiller sur un carton Ikéa. Oui je suis radin. Si ma peinture est ratée, je n’aurai pas gâché de toile. Tout dépend de la taille du carton. Sur celui-ci je récupère cinq faces de 30 par 30.

Il ne reste plus qu’à trouver un sujet à peindre. Ce sera Eglingen, ce village que les cyclos ignorent le long de la piste cyclable du canal et que j’ai parcouru mardi dernier.

Puis cet après-midi, je me lance sous la pluie. Faire une course en ville tout en courant.

J’ai réfléchi avant de partir. Mieux vaut-il courir 30 minutes sous la pluie ou 2 heures à vélo? la réponse est évidente.

Courir à pied mouille moins les jambes qu’à vélo. Ce sera donc course à pied car je vais chercher un bouquin à Carrefour Market, lequel teindra dans la main pour le retour à condition de le protéger.

Toujours dans le répertoire radin, je vous parle de Recyclivre.

Avant de penser au bouquin neuf, toujours penser occasion ou liseuse ou encore boite à livres.

Recyclivre ne recycle pas des vélos mais des livres. Je ne sais pas comment ils font mais ils vendent des livres d’occasion transport gratuit par Mondial Relay.

Gratuit, gratuit…il doit bien y avoir quelqu’un qui paie. C’est certainement le vendeur.

Le Grand Monde « dramatique et amusant, tragique et jubilatoire selon La Croix » (Image Calmann Lévy)

7.26€ le livre d’occasion en bon état vendu neuf 22.90€

J’avais beaucoup aimé « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre en 2015.

J’espère ne pas être déçu avec Le Grand Monde, fresque des Trente Glorieuses. Y trouverais-je au moins y trouver un peu de réconfort après tant d’accusations portées à ma génération sur les origines de notre déclin actuel moral, économique et civilisationnel. Il est vrai qu’aujourd’hui le nihilisme fait rage.

Jusqu’alors j’achetais mes bouquins d’occase à Momox un revendeur apparenté à Amazon. Mais au bouquin acheté 3€, il fallait ajouter 6€ de port.

Certes les libraires ont obtenu qu’Amazon fasse payer ses livraisons jusqu’alors gratuites aux abonnés Amazon Prime. Vais-je pour autant chez le libraire local? non. La plupart du temps il n’a pas le bouquin recherché et je dois attendre plusieurs jours sa livraison. Il serait temps que les libraires se mettent eux aussi aux livres d’occasion s’ils ne veulent pas continuer de péricliter. Surtout avec l’illettrisme qui prospère. Il suffit de parcourir les réseaux a-sociaux pour s’en convaincre.

Cela dit, mon modeste opuscule l’ABC du vélo n’a pas eu les honneurs de la librairie locale Bisey lors de sa parution.

Le Grand Monde de Pierre Lemaitre chez Calmann Lévy (ISBN 978-2-7021-8081-5)

7 réflexions sur « Course au pas de course »

  1. Bonjour Max,

    Il y a toujours un loup quelque part « Si c’est gratuit, c’est toi le produit »

    Avant de penser au bouquin neuf, toujours penser occasion ou liseuse ou encore boite à livres, j’espère que tu ne fais pas partie de ces gens qui pense que le livre numérique serait plus écologique que sa version papier, non, pas toi !

    Au plaisir de te croiser sur la route,

    Laurent

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    1. Salut Laurent, Je me suis déjà posé la question sur le bilan environnemental entre les deux modes de lecture, la liseuse et le livre. Or les choses ne sont pas aussi tranchées qu’on le croit car les deux modes ont à la fois des avantages et des inconvénients. Voici ce que disent les études:
      il semble que la liseuse ait des impacts environnementaux plus importants que le livre lors de sa fabrication, en raison des matériaux et des procédés utilisés, qui sont souvent peu transparents. En revanche, le livre a des impacts environnementaux plus importants lors de son utilisation, en raison de la consommation de papier, qui provient souvent de monocultures d’arbres nuisibles pour la biodiversité et les sols.

      La comparaison entre les deux supports dépend donc du nombre de lectures effectuées sur la liseuse. Plus on lit de livres sur la liseuse, plus on réduit son impact environnemental par rapport au livre papier. Selon les sources, il faudrait lire entre 17 et 250 livres sur la liseuse pour compenser son empreinte carbone. Ce chiffre varie selon le modèle de la liseuse, le type de papier, le mode de transport du livre, etc.
      Pour ma part ma liseuse a déjà dépassé les 17 livres et sans aucune empreinte liée au transport et je lis toujours des livres papier car tous les titres ne sont pas disponibles en liseuse.
      A bientôt sur nos routes!
      Max

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  2. Merci pour ta réponse très argumentée (comme souvent), je vois cependant d’autres avantages aux livres, comme le fait qu’ils soient quasi éternels, ta bibliothèque pourra encore être lue par tes enfants, petits-enfants arrière-petits-enfants… sans utiliser à nouveau une quelconque énergie. Les livres sont surtout produits en Europe quand les liseuses proviennent d’Asie. Mais je dois avouer que ma vision est un peu orientée puisque je travaille dans ce secteur 🙂

    A bientôt,

    Laurent

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    1. Ce sont plutôt les fichiers numériques qui sont éternels. Copiables et duplicables à l’infini et totalement conformes aux originaux…

      Quant à la liseuse (ou tablette), elle permet de transporter une immense bibliothèque avec soi, elle permet également de lire la nuit sans allumer de lumière…

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      1. Lorsque Poutine aura envoyé son missile sur la cathédrale de Strasbourg comme l’annonce Nostradamaxou, rendant inopérant les serveurs et réseaux internet, nous serons bien aise de trouver, au milieu du chaos, un vieux livre poussiéreux de Nicolas le jardinier pour nous aider à faire pousser nos topinambours.

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  3. Serveurs et réseaux internet sont un autre sujet.

    Toute ma bibliothèque et toute ma discothèque numériques sont chez moi, en plusieurs sauvegardes, nullement sur le « cloud », et je les emporte dès que je quitte la maison pour quelques jours…

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