Ce n’est pas un scoop, ça date d’octobre dernier. Le commerçant en ligne Probikeshop était en règlement judiciaire.
Son site en ligne semble toujours fonctionner.
Selon le site Big Bike « le groupe allemand avait fait l’acquisition de Probikeshop en 2017, ce qui laisse l’ex-leader français de la vente en ligne de vélos et d’accessoires liés au cycle en redressement judiciaire. Tout comme Bikester d’ailleurs, et par extension des marques de vélos telle que Vitus et Nukeproof, issues de Chain Reaction Cycle. La faillite d’Internet Stores, c’est celle de la première plateforme mondiale dédiée au vélo sur internet. Tout simplement.«
La neige est fugace. Elle disparait très vite. J’en profite pour faire quelques photos derrière chez moi en souvenir. De quoi trouver des modèles à peindre.
En France on ne sait pas faire ça, avoir un feu vert vélo pour traverser sur son vélo. Il faut descendre et traverser à pied (en théorie).
On ne sait pas pourquoi. C’est un blocage culturel. Peut-être que Rachida Dati va l’attribuer au mépris de classe et faire avancer le code de la route fissa.
Je classe en « humour » pour ne pas être taxé d’islamo-gauchiste.
Je me hâte de peindre la neige car on en a peu d’année en année.
Le Thannerhubel est ce massif au-dessus de Thann perché à mille mètres d’altitude. On y aperçoit la neige depuis la ville. Le seul tire-fesses en exercice est bichonné par les bénévoles du ski-club de Thann.
A partir d’une esquisse, j’identifie des secteurs à peindre
Dorian Gray, un jeune, beau et riche dandy londonien se fait peindre le portrait. Séduit par sa propre beauté, son hédonisme, Dorian souhaite voir son image vieillir à sa place. Mais le tableau fait plus car il adopte au fil du temps des traits répugnants.
Trouvé sur une liste de lectures.
Lorsque j’ai un coup de cœur, je le charge aussitôt sur la liseuse et je commence.
Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde me plonge au cœur de la période victorienne de la fin du XIXème siècle.
C’est fantastique et on le lit vite et facilement. Les thèmes abordés, la beauté, la jeunesse, la morale, l’homosexualité.
Mes lectures à venir
Je vais reprendre « Soumission » de Houellebecq que j’ai abandonné en cours (un futur proche en France dans lequel est élu un président de la République issu d’un parti politique musulman). Une invraisemblable hypothèse chez nombre d’entre nous. Pourtant notre nouveau gouvernement ne cesse de nous surprendre par la singularité des modes de vie de nos ministres.
Mais « La défaite de l’Occident » d’Emmanuel Todd qui vient de paraître va peut-être passer avant. J’adhère tellement à cette idée de l’effondrement de la Grande Europe que je ne résiste pas.
Je suis avide de découvrir l’avenir que je ne verrai pas de nos sociétés. C’est toujours extraordinaire de confronter le présent, ses théories d’exclusion, ses murs d’inhumanité et les grandes transhumances irrésistibles du monde auxquelles nous ne voulons pas nous préparer.
J’ai choisi de sortir à VTT tout en restant non loin de chez moi afin de pouvoir rentrer au plus vite.
Je commence par la grimpée du Rangen rue du Kattenbachy, puis le chemin Montaigne.
J’ai droit à un beau point de vue sur la cité enneigée.
La neige du jour est à moitié verglacée par le passage des promeneurs. Il faut adapter son pilotage, repérer les ornières de glace pour les longer. Dans les descentes ne pas perdre le contrôle et freiner par anticipation.
Globalement, la machine est pilotable vu la faible épaisseur de neige. Mais dès qu’on entre dans la poudreuse fraîche, il faut pédaler plus fort pour imprimer sa marque.
Au bout de douze kilomètres, je rentre à la maison par la nouvelle déviation Vieux-Thann/Leimbach
Brest-Strasbourg 1050 km 88 heures? ou Dunkerque-Menton 1190 km 100 heures?
Ce matin je suis dubitatif tout en reprenant mon article de 2012.
J’ai écouté le podcast de Marc; il s’agit d’un enregistrement radio de 36 minutes, celle de Vincent (un Alsacien) qui a effectué Brest-Menton en 2023. Je vous encourage à l’écouter. Il détaille fort bien ses préparatifs, son entraînement, ses itinéraires, et explique comment était équipée sa bicyclette avec des roues de 700 à 36 rayons, des pneus de 28 renforcés et une dynamo au moyeu. Trois plateaux 30/40/50. Pas de GPS, juste des feuilles de route!
J’ai tout de suite noté les difficultés au rang desquelles pouvoir pédaler 15 à 16 heures d’affilée pendant trois ou quatre jours, dormir très peu, manger à la va-vite et prévoir à l’avance où dormir.
Tout ça me rebute, je n’en serais pas capable.
En outre dans une Diagonale, il y a forcément un triangle dont deux cotés sont à réaliser en train. Alors là non!
Chapeau en tous cas aux finalistes.
Sortant timidement des limbes de la nuit profonde, j’imaginais enfourcher ma randonneuse dans le petit matin frais et me lancer dans une première Diagonale.
Je pars à 7h30 à mon rendez-vous. Seulement 2km pour rejoindre le centre. Les collégiens se pressent et quelques petits cyclistes arrivent à vélo. Aucun n’a de lumières ni de chasuble. Quelle tristesse de voir qu’on est toujours incapables de faire comprendre aux parents qu’ils mettent leurs enfants en danger.
Je suis bien équipé avec des gants épais, le bonnet et le masque qui protège bien du froid. Chaussures de randonnées. Je m’insère dans le trafic très dense à cette heure et je prends ma place. Lumière et gilet haute visibilité.
Ce n’est qu’une courte sortie mais elle demande de l’attention, un savoir-faire qui je le conçois peut dissuader.
Le long de l’Ill à Sausheim, je n’ai utilisé que des gris-bleu et de pâles orangésAquarelle de paysage enneigé.
Fallait oser! Quand je revois cette aquarelle, j’hésiterais à la refaire aussi colorée. Il faut aimer. Mais peindre la neige est un bon exercice d’aquarelle.
S’il s’agit d’une aquarelle, alors sa page blanche vous apporte déjà la neige. Un aquarelliste n’a pas besoin de peinture blanche, sauf pour des rehauts de gouache ou de craie. Il suffit d’y apporter du bleu où c’est nécessaire. Mais il faut tout de même maîtriser l’usage de l’eau car l’aquarelle est une peinture à l’eau. Les éléments flous se font dans l’humide et les structures solides poteaux, arbres et chalet dans le sec.
Avec la peinture à l’huile, c’est différent
C’est souvent devant sa page blanche qu’on se demande comment peindre de la neige alors que tout l’univers devant soi est blanc.
Il suffit pour commencer de peindre son tableau en marron délavé!
Et ensuite d’apporter la neige blanche en principe et ses tons variables. Facile à dire mais plus délicat à faire car on risque de se retrouver à nouveau avec une page blanche.
Il convient donc de ruser en appréciant ce qui est réellement blanc et ce qui l’est moins. Coluche savait déjà tout cela avec la lessive qui lave plus blanc.
l’image électronique formée de pixels travestit la vérité mais on la considérera comme fidèle
Le vrai blanc dans une image n’existe pas réellement. On va donc garder le blanc de titane ou de zinc pur pour la fin. Pour le reste on va associer le blanc de la neige à des tons bleutés…et le ciel laiteux pourra prendre un peu de violet qui est une association de bleu et de rouge.
mettre en place quelques ornements du paysage pour s’y retrouver, arbres et barrièresJ’ai pris le parti de couper mon image selon la diagonale qui sépare la neige du ciel avant de commencer. Le bleu du sol va recevoir le blanc de la neige plus ou moins bleuté et le ciel va recevoir du blanc très liquide pour permettre de rapporter les feuillages chargés de neige
Toujours se souvenir que le bleu est une couleur froide et que le rouge est une couleur chaude. Le marron du bois comporte du rouge et du jaune, c’est un ton chaud qui contraste avec le froid de la neige.
Penser à son relief, le chemin plat donne plus de lumière que la pente, les traces de pas sont plus sombres car la lumière y est moindre
… et à l’acrylique?
L’acrylique obéit aux mêmes principes que l’huile avec une différence notable, ça sèche très vite, on a donc moins de temps pour réagir
Le froid est intimidant. J’ai peur de prendre froid comme on dit dans le langage populaire.
A vélo, on affronte en plus du froid le vent relatif qui fait encore baisser la température ressentie.
En courant en ville, le froid relatif est moins mordant car je vais moins vite. Tout au plus à huit km/h.
Moins 5 degrés, vent nord 17 km/h
Je m’habille assez mais pas trop. Tout est affaire de dosage. Par exemple aujourd’hui trois couches de vêtements, une cagoule et un bonnet. J’ai besoin de mon nez dehors sinon la buée envahit mes lunettes. Comme je respire massivement par la bouche, j’ai de l’air réchauffé.
Les petites plaques de verglas à éviter. Je prends un parcours réduit pour le cas où je veux revenir plus vite. Finalement je cours mes cinq kilomètres habituels.
Au retour, la transpiration se poursuit encore au repos pendant au moins vingt minutes. J’ai conscience que l’exercice cardiovasculaire est important.
Rouler sur chaussée enneigée à vélo, dix préceptes
1 Bien s’habiller, se chausser avec des semelles crantées et porter des gants, le gilet haute visibilité est recommandé
2 Identifier l’état du sol dès le départ en trainant un pied au sol pour sentir le niveau de glissement
3 Choisir en priorité les itinéraires grands axes déneigés et éviter les descentes (en France les itinéraires cyclables ne sont pas traités contrairement à l’Allemagne)
4 Prendre toute sa place sur la route
5 Privilégier les trajectoires rectilignes
6 Ralentir longtemps avant la prise de virage
7 Ne pas utiliser le frein avant
8 Freiner doucement avec le frein arrière toujours en trajectoire rectiligne
9 Ne pas oublier d’indiquer clairement ses changements de direction
10 Préférer les traversées de grands axes à pied aux passages piétons
Le sportif parle souvent de ses calories brulées ou consommées au cours des efforts.
La calorie (cal) a une vieille histoire qui date de 1824. C’est au départ la quantité d’énergie pour élever d’un degré Celsius un gramme d’eau.
Puis les gaziers ont préféré multiplier la calorie par mille et parler plutôt de kilo calories (kcal) pour les chaudières. Donc avec une énergie d’une kilocalorie on élèvera d’un degré un kilo d’eau soit un litre.
C’était trop simple. En 1882, le physicien anglais Joule a proposé à la place tout simplement le Joule (J) qui est encore 4,1855 fois plus petit que la calorie.
C’est le Joule la valeur officielle depuis 1978 dans le système international.
Mais voici Siemens en 1882, en hommage à l’écossais Watt, il invente une unité de puissance énergétique baptisée Watt bien connue des électriciens.
Ne confondons pas puissance et énergie. Si la calorie et le Joule sont des énergies, le Watt est une puissance. C’est le wattheure qui est une énergie (Wh)
La relation entre les trois unités d’énergie est donc la suivante
L’homme consomme aussi de l’énergie pour vivre. Plus ou moins selon son activité physique et selon son poids, son âge, son métabolisme. Pour emmagasiner de l’énergie il mange…et il boit aussi.
Ainsi on a besoin entre 2000 et 2500 kcal chaque jour soit environ 2 kWh…et on en consomme 500 à 1000 par jour, le reste étant affecté à notre métabolisme, l’ensemble des réactions chimiques de notre corps.
Faire attention car dans le langage courant on parle de calorie à la place de la kcal. Les gaziers dans le passé parlaient de la petite et de la grande calorie.
Je vous laisse là, je vais manger. J’ai droit à 1200 kcal pour mon repas de midi, mais je suis avantagé car j’ai déjà brulé 450 kcal ce matin sur mon VTT. Il est donc normal que je puisse les remplacer.
J’ai voulu sortir avant la vague de froid sibérien annoncée. Les météorologistes locaux semblent douter. Ils se chamaillent avec « le national ». Tout est une question de modèles informatiques qui se télescopent entre eux. Bref le scoop c’est qu’il pourrait faire froid en hiver.
4°C sur le GPS et un vent du secteur 20°
Finalement au bout de 16 km à VTT, la chaîne commençait à se plaindre sous la torture. J’ai mis fin à sa souffrance. Et à la mienne.
le pont entraversée du barreau coté Leimbach est achevé
Une chose est sûre, elle est moins bien que la vraie.
Dès que j’ai traversé le Rhin à Vogelsheim, je me rends là-haut sur le parvis de la cathédrale. Et je traîne en poussant mon vélo pour admirer l’édifice et le belvédère qui donne un point de vue magnifique sur les vignes vers le Kaiserstuhl.
J’ai galéré avec cette peinture qui comporte de nombreux pièges de perspectives fuyantes et aussi avec les tons de la pierre. Finalement je l’abandonne en l’état mesurant ainsi tout le chemin qui me reste à parcourir pour rendre mon sujet attractif.
Elle s’est fixée un marathon tous les jours de l’année
La Belge Hilde Dossogne, 54 ans, s’est lancé le défi fou de courir un marathon chaque jour en 2024.
Soit un total de 366 marathons et 15443 km (FB)
Si elle parvient à réaliser cette prouesse, Hilde Dosogne, championne de Belgique du 100 km en 2023, battra la performance de son entraîneur, le marathonien Stefaan Engels. En 2010 et 2011, ce dernier avait couru un marathon pendant 365 jours consécutifs. (DH les sports)
Les admirateurs s’interrogent « N’est-ce pas nuisible pour la santé ? Cela ne risque t’il pas de lui laisser des séquelles ? J’imagine qu’il y a eu une très très longue préparation physique et mentale avant de s’engager dans un tel défi. En tout cas chapeau bas respect et admiration »
Je me doute que se lever chaque matin et partir courir par tous temps pendant quatre heures ne va pas être simple. J’arrive à me demander si, in fine, outre les risques physiques, cette compétitrice ne va pas détruire son mental et terminer écœurée par son exploit.
J’aborde ce matin le sujet du défi sportif.
Garder une trace de son activité sportive est un encouragement. Je liste toutes mes sorties. Cette rigueur me permet de me maintenir en activité.
Un défi sportif est une épreuve sportive dans laquelle un titre est mis en jeu. Il peut s’agir d’une course à pied, d’un triathlon, d’une cyclosportive, ou d’autres activités sportives. Les défis sportifs sont souvent organisés pour soutenir des causes et sont donc un bon moyen d’allier engagement citoyen et plaisir personnel.
Le défi contre soi-même
Je ne participe pas à ce genre de défi collectif, je pratique individuellement mes sports, le vélo et la course à pied. Notez que la course à pied est pour moi un additif car je m’y suis mis à soixante-dix ans, sans encouragement. Cependant je me lance des défis personnels de nombreuses fois. On peut très bien s’astreindre à des distances, des temps, des scores tout seul.
Chacun de nous est capable de se lancer un défi. C’est une façon de se motiver et d’atteindre un objectif fixé. Je ne me souvenais pas avoir couru depuis 1964 lorsque j’étais au collège. Inutile de dire qu’au bout de mes premiers deux cents mètres, j’étais à bout! Tout est à réapprendre car courir n’est pas marcher.
Je l’ai déjà expliqué maintes fois, je ne suis pas un sportif dans l’âme comme peuvent l’être les compétiteurs. Souvent lorsque je prends mon vélo, je dois obéir à tout un stratagème préalable, me convaincre que, non, le temps bien que médiocre ne doit pas m’empêcher de sortir ou que la pluie annoncée ne sera pas au rendez-vous vers la plaine. Puis je dois encore composer entre VTT et route. Actuellement après la vague de pluie qui s’est déversée sur l’Alsace, prendre le VTT est l’assurance de rentrer couvert de boue.
l’idée qu’on va rentrer crotté, trempé et nager dans ses chaussures est un repoussoir tenace.
C’est donc un obstacle à la décision, En dernier ressort, il me reste la course à pied. La CAP c’est mon sésame, celui qui me permettra tout de même de « faire mon sport » dans un laps de temps réduit car je cours rarement plus d’une heure à la fois. .
Commencer un sport, c’est déjà un défi.
Le mien me suffit amplement.
Une fois sur la route, je poursuis ma motivation. Elles sont rares les fois où je fais demi-tour au bout de la rue. Je dois encore finasser pour tester ma motivation et aussi mesurer mon état mental et physique.
C’est en chemin lorsque j’ai pris une direction que j’échafaude plusieurs scénarii d’itinéraires. Le facile et le difficile.
Le facile, c’est celui où j’abandonne une grande part de mon affect personnel. Je ferai mon vélo et point barre.
Le difficile, c’est celui où je vais tenter de me surprendre, de me tester, de voir si je peux encore faire ce col, cette grimpée ou franchir cette distance en une seule étape lorsque je suis en voyage .
Le défi de la démesure
Du coté des compétiteurs, c’est un tout autre challenge. Je m’interroge. N’y a t-il pas chez certains compétiteurs outre un besoin de briller, de se performer, une fore de surmoi hérité d’une instance morale intérieure qui vous incite à faire ceci ou cela? l’expression d’un désir caché?
Maintenant que j’ai claironné que j’allais grimper dix fois le col Amic dans la journée, y’a plus qu’à essayer!
Je connais des cyclistes pour qui l’année consiste à aligner des scores permanents. La publicité qu’on colporte sur les réseaux est un moteur indéniable de la réussite, une affirmation du moi.
A Mulhouse Pascal Bride est connu et admiré pour ses raids à vélo.
Voici ce qu’il prévoit en 2024 (source Facebook)
Chaque mois, un exploit
Pascal Bachelard avec une DIAGONALE P / S ( 6 / 8 Mars)
Sophie Matter avec son 1000 du SUD 2024 (02 /07 Sept)
Plus discrètement, j’ai aussi un ami qui s’est habitué à parcourir chaque jour 100 km sur son vélo.
J’en serais bien incapable physiquement. Mais plus encore, le mental me manquerait. Où aller chaque jour de la semaine sans repasser forcément là où on était la veille ou la semaine précédente? Dans ces conditions pourquoi ne pas alors pédaler sur un Home-Trainer?
Cela dit, se lancer un défi sportif est une chose noble et respectable. Mais il faut se fixer des limites atteignables. Sinon l’échec sera un autre défi à gérer.
J’aime voyager confortablement. A pied ou à vélo. Ce matin encore des torrents de pluie sur l’Alsace depuis la nouvelle année. C’est pourtant presque un SPORTmétier dès lors qu’on cherche à maximiser le profit comme on dit chez Accor ou chez LVMH.
Les sacs jaunes se dispersent dans la rue sous l’effet des rafales.
Je commence à tourner autour du quartier. Huit degrés. Jambes nues, chaussettes longues Aldi, maillot plus imperméable.
Je grimpe vite en température. Mes HOKA ramassent vite l’eau des flaques sur le parking du Match.
Au total je fractionne dix fois (!), je suis épuisé de devoir puiser dans mes réserves graisseuses. Je sais pourquoi, j’ambitionne de sortir de ce surpoids endémiques aggravés par les fêtes, mais pas seulement. Objectif moins neuf kilos! Tu rêves Maxou. Je pars ce matin sans aucun glucide (seulement 40kcal de café et de lait écrémé) auquel s’accrocher, à la diète depuis hier soir. Conclusion je rame et je n’ai même pas pris un sucre en cas d’hypo.
Il est vrai que j’essaie de suivre un coach sur le net qui a dit « évitez de faire du bruit ». Donc je travaille mes foulées pour éviter de faire le gros patapouf, je cherche à planter la pointe du pied en premier ce qui est très pénible pour mes chevilles et mes genoux. Je dois en passer par là.
Non, non je ne suis pas rémunéré par mes sponsors Lidl et consorts. Je suis heureux de de louer les bienfaits de ce consumérisme dans lequel chacun se vautre.
En 2023, 105.000 vues et 76000 visiteurs soit 200 visiteurs chaque jour dont la plupart sont des fidèles que je remercie ici.
Vélomaxou son audience sur 5 ans, une relative stabilité
La tenue d’un blog est parfois fastidieuse, elle exige une régularité, une astreinte, une qualité de rédaction, des illustrations attirantes, mais a contrario c’est un espace d’expression agréable où l’on revisite ses sorties afin de les partager, où l’on s’octroie un respiration, une réflexion, des étonnements, des questionnements; bref c’est en fin d’année que le blogueur souvent solitaire voit le résultat de ses efforts récompensés.
Ou pas.
Au fil du temps, ce blog existe depuis octobre 2006, je me suis fait une raison. Il suffit de suivre son chemin tout en enregistrant des succès bienvenus, aussi de l’indifférence, voire des échecs.
X, Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, autant de nouveaux modèles d’expression devenus populaires et attractifs.
La popularité des réseaux sociaux a explosé depuis quelques années rendant les blogs surannés. Il faut en convenir.
Mais parmi les blogs on rencontre des résistants avec ce qu’il convient d’appeler des professionnels de la communication comme celui de « Christine Lewicki, coach certifiée en développement personnel, auteure et conférencière. Sa passion est d’inspirer et d’aider chacun.e à apporter une belle dose d’{extra} à sa vie (ordinaire).
« Femme, épouse, mère, entrepreneure, je mène comme beaucoup une vie familiale et professionnelle chargée et passionnante …«
Mon blog reste une œuvre personnelle mais un blog peut vous exposer à des critiques, des trolls ou des conflits si vous abordez des sujets sensibles ou controversés. C’est pourquoi il faut s’exprimer avec mesure. D’autant qu’en ce me concerne j’aborde de nombreux sujets en marge du vélo et qu’en outre j’y mélange allègrement mes peintures et mes courses à pied.
Cela dit, il faut tenir compte d’une autre réalité: avec le temps qui passe, il faut s’adapter en tenant compte que l’on prend de l’âge. On ne fait plus du vélo à soixante-dix ans comme on faisait à cinquante ans. Les pratiques changent, les objectifs sont moins ambitieux, l’important étant de se maintenir en forme sans taire ses contre-performances.
C’est pourquoi j’aborde des questions de bien-être et de santé propres à mon âge.
Un blog est un journal en ligne qui publie du contenu sur un sujet donné, souvent dans un style informel ou conversationnel. Les blogs peuvent avoir différents objectifs, tels que partager des expériences personnelles, éduquer les autres, promouvoir une marque ou une entreprise, ou gagner de l’argent.
Evolution probable de Vélomaxou
J’y réfléchis depuis plusieurs années.
Je vais vraisemblablement segmenter mes sujets. Le vélo d’un coté et la peinture de l’autre qui ne font pas forcément bon ménage ensemble.
Les Cyclistes-Frontière arrivant en 1934 de Bourg Léopold (extrait de Cyclistes-Frontière dont je vous recommande la lecture). Saurons-nous défendre nos frontières si nous sommes attaqués? L’image est caricaturale, voir sarcastique, mais elle reflète à mon avis la passoire que sont nos frontières aujourd’hui alors que d’autres construisent des murs
En juin prochain auront lieu les élections européennes.
J’attaque sec 2024 ce matin.
Je ne vais pas vous faire un cours de politique, je n’en aurais pas la prétention, mais un sujet de débat entre citoyens et cyclistes me semble intéressant.
Les commentateurs mainstream s’emparent des élections à venir avec avidité et tentent de ranimer l’esprit européen malgré le fait que le commun des mortels s’en fout de l’Europe. A part pouvoir s’acheter du dentifrice de l’autre coté du Rhin sans changer de monnaie, on sent bien que l’Europe déçoit davantage qu’elle ne rassure. Je me rappelle de De Gaulle disant « l’Europe, l’Europe, l’Europe… » voir la vidéo dans le lien ci-dessous
Elle n’a répondu en rien à nos attentes, en revanche elle pèse quotidiennement sur nos modes de vie sans qu’on nous demande notre avis. On aurait pu avoir une armée européenne, on ne l’a pas alors même que les menaces se rapprochent. Chacun fait son marché de canons et d’avions là où il veut. On aurait pu défendre nos frontières, on ne sait pas faire.
Rendons-nous à l’évidence, on a changé d’histoire et rares sont ceux qui ont connu la CECA fondée en 1951, la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier qui a préfiguré le Communauté Européenne d’aujourd’hui. Les jeunes générations se polarisent sur les questions actuelles: quelle Europe voulons-nous? avec quels moyens? avec quelle autonomie politique par rapport aux Etats qui la composent? avec quelle envergure?
L’Europe d’aujourd’hui est devenue une danseuse qui nous coûte cher et qui ne cesse d’entraver nos nations.
dérégulation de nos énergies
démantèlement de nos services communs ou publics
règles concurrentielles destructrices d’emplois
fuite des capitaux vers les multinationales
prééminence du droit communautaire sur les populations, l’agriculture, l’industrie, la monnaie.
La France a versé 24 milliards d’euros à l’Europe en 2023
Comme on le voit, la France cotise de plus en plus qu’elle ne reçoit de l’Europe
Parmi les commentateurs, Christian Bach, l’éditorialiste des DNA. Et que dit-il Christian Bach ce matin?
Le risque est grand que les citoyens se fourvoient : les anti-européens n’ont pas de projets communs, la seule chose qui les unit est la volonté de défaire. Les menaces sont aux frontières, le péril est interne : c’est du fond des urnes que le coup le plus dur risque d’être porté.
Alors il est nécessaire de le rappeler : l’Europe, c’est la paix.
Il ne suffira pas d’incantation comme celle-là pour nous convaincre que l’Europe, c’est la paix.
Car en effet qu’est-ce qui permet de dire aujourd’hui que l’Europe, c’est la paix?
Rien!
Ce n’est qu’une illusion de ceux qui se croient à l’abri d’un voisin qui se moque éperdument des lois internationales et qui n’a qu’une envie: envahir l’Europe. Ou à tout le moins détruire son semblant de cohésion.
Européennes 2024 : Intentions de vote – Décembre 2023
Une cohésion qui s’effrite pas pans entiers et dont on voit bien qu’elle est de pacotille alors qu’en revanche elle ne cesse d’amputer nos libertés citoyennes et de faire le droit à la place des Etats au nom d’un dogmatisme libéral.
Demain si nos frontières étaient attaquées, il y a tout lieu de penser qu’on assisterait à une belle débandade. Comme en 40.
Les anti-européens ont certainement tort mais pour eux la route est devenue toute tracée. Une chose est sûre, l’Europe militaire n’est pas pour demain, l’Europe fédérale non plus. En revanche l’implosion de l’Europe est en marche.
Nombreux sont ceux qui s’en réjouissent à l’avance.
Sur ce fond d’armoire en contreplaqué, j’avais peint Leimbach alors qu’il y a avait de la neige.
Puis insatisfait, j’ai retouché.
Il faut essayer de faire autre chose que la photographie qui nous trompe.
Par exemple le ciel bleu clair est une erreur. Je le sais mais je le fais tout de même.
Et le résultat n’est pas bon
La reprise de l’acrylique lorsqu’on s’est habitué à l’huile surprend. C’est sec instantanément. J’humidifie abondamment avec un spray.
Mais c’est toujours laid.
Le toit gris? non ça ne va pas
Finalement je charge le ciel d’un gris lourd que « sent la neige ». Je lisse le ciel avec les doigts pour donner un modelé.
J’ai persisté dans l’erreur en bricolant les blancs neige. Puis je plâtre au couteau de la neige onctueuse pour lui donne de l’épaisseur. En définitive, mon ciel donne de la lumière à la neige.
Lorsque je suis arrivé là, au bout du Steinby, j’ai su que j’allais grimper une dernière fois de l’année le Plan Diebold… et plus si affinités.
Au Plan Diebold, la pente qui s’annonce est toujours pour moi intimidante. Puis je grimpe en vérifiant derrière que j’ai bien emporté tous mes pignons.
C’est bon!
Quand subitement le vent s’engouffre en rafales à travers le bois et cisaille la route.
La Fourmi semble encore endormie. Seul un photographe au gros zoom et un randonneur à pied croisés.
Entre l’église et l’auberge, le Hundsrück me regarde.
Masevaux m’attend là-bas.
Une fois à Masevaux le froid le long de la Doller est plus ardent avec seulement 5 degrés.
Je file jusqu’à Burnhaupt.
J’ai presque évité la pluie. Elle s’invitera copieusement à Aspach. Je rentre en mettant les boosters.
ce petit booster est composé en partie d’un alliage d’aluminium léger et présente une petite taille, un poids léger et une structure compacte. La conception de la roue de friction est plus sensible et n’endommage pas le pneu. (150 euros sans la batterie)